Un café s’il vous plait #1 – Définir des priorités, Yoga & Méditation, Faire un break, Résolutions 2020

Une année de Freelance bien remplie

Décembre commence à tirer sa révérence et la nouvelle décennie montre le bout de son nez. J’ai moins écrit cette année pour plusieurs raisons et l’une d’entre elle est que j’ai dû constamment prioriser, prioriser, prioriser.

J’ai compris il y a quelques années que pour que je sois bien dans ma tête, je devais faire attention à ce que j’acceptais dans mon agenda. C’est un réel problème de mon côté: je suis contente que l’on me propose des choses et lorsque j’entame une nouvelle semaine je découvre que j’ai plusieurs deadlines, plusieurs rendez-vous, plusieurs engagements, qu’ils soient pro ou perso. Je finis essorée, triste, une serpillière. Pour éviter cela, j’ai donc décidé de PRIORISER. Toujours, tout le temps. Même si cela a créé des frictions (et pas qu’un peu) autour de moi car cette année j’ai priorisé ma vie professionnelle.

C’est ma première année de freelance complète et j’avais des objectifs précis concernant la prospection, des stratégies à mettre en place, et bien sûr l’aspect financier.

Ce ne fut pas simple. Loin de là.

En Septembre j’ai dépassé le premier palier que je m’étais fixé.

Fin décembre, j’ai dépassé le deuxième palier.

Donc oui, j’ai fait face à de l’incompréhension dans ma vie personnelle, même peut-être à un peu de méchanceté sur certains bords, mais tant pis. Je ne pouvais juste pas tout faire pour tout le monde, et je savais que mes projets pro passaient cette année avant les desiderata des uns et des autres.

Cette année fut tellement riche à ce sujet. J’ai eu des projets intéressants, stimulants et de véritables rencontres humaines se sont passées. Je m’aventure dans 2020 avec le coeur rempli de joie avec la preuve que « le monde du travail » n’est pas un monde avec des personnes sans foi ni loi si vous arrivez à bien vous entourer. En 2019 j’avais eu de grandes déceptions mais 2020 m’a rassuré: les belles personnes existent, partout autour de moi et travailler ensemble est un régal.

La confiance en moi prend petit à petit racine et c’est un pas de géant.

A noter, si vous êtes intéressés par le sujet, je ne vais spécialement en parler beaucoup sur ce blog car j’en parle déjà beaucoup sur mon compte instagram professionnel ! Là aussi, dans la création de contenu, j’ai dû prioriser !

Du silence, de la méditation, et peu d’Asanas

Ces derniers mois marquent un tournant dans ma pratique du yoga. En 2018 j’avais besoin de feu, de suer, de me prouver que j’étais capable alors que 2019 m’a amené doucement vers l’introspection. Des moments de recueillement, de silence pour être plus à l’écoute de mon intuition. Le yoga nidra a pris une place de choix dans mon quotidien. Allongé, je me laisse emporter par les visualisations.

Je fais des pratiques près du sol, douces, qui me calment et me réconfortent. C’est comme si je n’avais plus envie de me prouver quoi que ce soit. Je sais que la force est là et ce dont j’avais besoin c’était surtout un long moment de calme. J’ai principalement pratiqué dans l’intimité de ma chambre (parfait pour une bonne chialade sur un Chien Tête en Bas bien placé) alors que l’année précédente était sous le signe de l’énergie collective.

En 2020 je chercherai peut être un peu plus l’équilibre en alternant plus souvent mes pratiques. Néanmoins, je ne peux que souligner l’importance de créer du temps pour être en silence avec soi même, sans bouger, sans se distraire dans le mouvement. J’ai connu des cours incroyables où le Vinyasa m’amenait dans un état de méditation complet mais je trouve ça tellement plus challengeant de faire cela sans bouger. On a tendance à fuir ces moments et la méditation m’aide à faire face finalement. Assise, je sens mon corps qui se tortille, ma tête qui se balance de droite à gauche, j’éprouve beaucoup de résistance à rester immobile.

Pour la période de Noël que j’ai passé auprès de mes parents, je me suis offert un pass dans un studio de yoga où j’ai pu prendre autant de cours que je le souhaitais pendant 10 jours. J’en ai profité pour tester les différentes alternatives et j’étais heureuse de voir dans le planning un cours de kundalini et de nidra disponible ! Je sais que je me répète mais dès que je recommence à faire du yoga plusieurs fois par semaine, j’ai cette sensation d’être de « retour à la maison » (-> dans mon corps). Il m’arrive parfois de ressentir à la fin du cours une chaleur qui se répand légèrement au dessus de mon nombril, une joie légère et innocente. La joie d’être là, rien de plus.

Faire un break

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être que j’ai eu plusieurs problèmes techniques de natures différentes me forçant à réécrire partiellement cet article. Ce qui est étonnant c’est que ces problèmes surviennent à un moment où j’ai reçu plusieurs messages m’encourageant à faire une pause, une vraie. Une où je passe la journée à ne rien faire, à recharger mes forces pour l’année à venir. Pourtant, mon cerveau se dit plutôt l’inverse: pourquoi est-ce que je ne pourrais pas profiter de cette pause pour justement écrire un article ? Comme cela fait des mois qu’ils arrivent au compte goutte, cela semblait plutôt opportun d’utiliser ce temps libre.

Cette année j’ai eu beaucoup de mal à poser des mots sur les changements profonds en train de se faire. Je vois bien que j’ai fait énormément de progrès avec ma psychologue mais je n’ai pas le recul nécessaire pour écrire à ce sujet. Au début du processus, tout changeait tellement rapidement, tellement radicalement, qu’il n’était pas difficile de l’expliquer ou d’en parler: c’était visible, concret, tangible. C’était là et les changement étaient compréhensibles par tout le monde. Là, on rentre dans une zone beaucoup plus grise. Il n’y a pas de grand changement radical à la surface dont je peux témoigner car je suis dans une partie difficile à modifier.

Disons que j’imagine souvent ma vie comme un jardin. Au début, je désherbais, je taillais, je faisais des grands travaux en surface alors le résultat bien que demandant beaucoup d’efforts, donnait très vite des résultats dans l’esthétique du jardin. Je voyais bien qu’il était beaucoup mieux qu’avant, que je m’y sentais plus à l’aise. Là, je ne fais plus du jardinage paysager, je suis plutôt en train de changer l’éco système en profondeur et cela nécessite de mettre en jachère certaines partie du jardin, de retourner la terre, de remodeler tout ce qui s’y trouve. Donc c’est plus difficile de noter les avancements. Ils sont souvent de l’ordre du ressenti.

Par exemple, j’ai l’impression d’avoir une vision beaucoup plus tranchée des choses. Dans des moments d’intense émotions, une partie de moi se laisse encore emporter mais une autre reste de marbre, toujours stable et analyse la situation avec un recul étonnant. Ce n’est encore qu’un balbutiement, certes.

Des résolutions pour la nouvelle année ?

J’ai beaucoup aimé l’année dernière de décider d’un mot pour donner l’intention de l’année à venir. Le mot que j’avais choisi à l’époque était Libération, ce qui a très souvent trouvé écho au fil des mois. Il y a mille manières de se libérer… des idées reçues, des pensées limitantes, des habitudes qui ne vous apportent plus rien, des choses en trop dans votre vie, des injonctions que vous entendez autour de vous… C’était un mot assez fort et assez vaste pour me porter dans les moments de doute. Je savais que j’étais sur ma route et que je faisais ce qu’il fallait (pour moi).

Pour l’année prochaine, j’ai demandé à avoir du Courage.

Malgré toutes mes avancées cette année (je ne suis définitivement pas la même personne que celle de janvier dernier), je commence à rentrer dans une zone de forte turbulence dans ce grand chapitre de ma vie qu’est celui que je vis depuis quelques années et que nous pourrions appeler « Grand Ménage de Printemps ».

J’ai pu faire un bon état des lieux cette année et mieux comprendre certains endroits où le bat blesse dans mon cas pour me sentir bien.

Bien sûr, il y a en a certains qui me paraissent insurmontables.

C’est trop grand, ça me fait trop peur. Certains sujets me terrifient, je ne rigole pas.

Affronter ces situations me ramène illico à l’état d’un enfant apeuré, et c’est assez ridicule (mais faut pas avoir honte).

Donc voilà.

Après cette magnifique année où j’ai pu commencer à déployer mes ailes de manière assez fulgurante, j’espère que cette année m’amènera le courage nécessaire pour trier là où je dois trier, couper là où je dois couper, et dire non quand il le faut.

Et vous, c’est quoi le mot que guidera votre année 2020 ?

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Les 10 bonnes habitudes que j’ai acquises (ou presque)

Vous vous souvenez de l’article que j’avais écris il y a quelques mois se nommant « Les 10 mauvaises habitudes que j’ai perdu (ou presque) » ? Comme j’adore écrire des listes, je me suis dit que ce serait une bonne idée de continuer sur ce principe mais cette fois avec des choses positives.

Comme d’habitude, je ne suis pas un petit robot qui fait tout parfaitement donc disons que cette liste est un récapitulatif de mes améliorations sur l’année passée. Je reste toujours mal à l’aise face aux personnes présentant certains aspects obsessionnels dans leurs habitudes et qui passent de tout à rien. Disons que ce n’est pas la manière dont je fonctionne. Je fais des efforts, parfois je passe une semaine avec aucun excès, un sans faute dans une vie équilibrée et d’autres semaines où j’en fais sans me culpabiliser. L’essentiel est de prendre de la hauteur, me suis-je améliorée sur le long terme ? Oui, bon. Pas besoin de me flageller dans ce cas là.

Spoiler alert: rien de révolutionnaire mais uniquement des petites habitudes qui font un grand changement si elles sont récurrentes et faites sans sentir de contrainte

Fun fact : points pensés avec l’aide de mon copain, l’article est donc certifié et véridique 😇

Faire du yoga + méditer en veux-tu, en voilà

Non, je n’allais pas le garder pour la fin pour éviter de pousser un gros soupir de « ON A COMPRIS SIBYLLE ! ». Nah, nah, nah.

J’ai cette sensation étrange que le yoga s’ancre de plus en plus dans toutes les parcelles de ma vie. J’imagine que nous pourrions parler de philosophie du yoga mais qui suis-je pour vous en parler dans la mesure où je n’ai aucune certification, aucune lecture théorique ? Je ne peux que vous partager mon expérience.

Plus de douceur, plus de compréhension, de patience et d’acceptation envers moi même et les autres. C’est tout cela qui arrive à s’immiscer dans mon quotidien et que j’attribue à ma pratique du yoga et de la méditation. C’est toujours difficile de lier cause et effet car la vérité: c’est un ensemble. Notre quotidien, notre vie est un éco-système et tout est lié. Ces choses positives sont liées à une problématique plus large qui est de prendre soin de moi, de faire des choix pour ma vie pour être plus à ma place.

Je ne ressens plus les bienfaits du yoga et de la méditation uniquement dans la pratique elle même. Ca s’ancre et ça vit avec moi lorsque je mange, lorsque je prends le train, lorsque je marche, lorsque je discute avec mes amis…

Ma pratique n’a rien d’impressionnante, n’a rien de spectaculaire, elle n’est plus liée à un objectif. Ces derniers mois elle existe pour elle même, je n’ai plus aucun jugement. Le mot progrès ne me frôle plus l’esprit. Je fais, mon corps retrouve le mouvement et tant mieux si « je m’améliore » mais ce n’est pas l’ambiance du moment. Ma pratique me réconforte, m’accompagne en fonction de mon niveau d’énergie et de mon humeur.

J’essaye de mettre en pratique ce dicton du « Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire. » (Saint François de Sales)

Si je ne vais pas bien, c’est le moment où je dois prendre le temps de me faire du bien. Lorsque je vais bien, je dois faire de la maintenance, lorsque je vais mal, cela devient urgent et prioritaire.

Limiter les scénarii catastrophes

Vous, mes chers amis angoissés, vous me comprendrez sur ce coup-là. Ca change une vie et pourtant c’est sûrement un des points les plus durs à modifier tellement l’habitude nous rassure autant qu’elle nous draine de l’énergie.

Les scénarii catastrophes. De mon côté, un exemple typique est lorsque je prends le train, il m’est déjà arrivé d’être à la gare plus d’une heure avant, au cas où. Aucun travaux de prévus sur mon chemin, aucune grève, aucun indice m’indiquant que je devrais faire particulièrement attention, mais on ne sait jamais

Le problème c’est qu’à force de penser à tout ce qui pouvait aller mal, je perdais le contact avec la réalité et je perdais un temps fou à réfléchir à toutes les options possibles pour toutes les situations que j’allais potentiellement rencontrer. L’angoisse montait. Combien de fois ai-je réellement dû faire face à un changement de plan à la dernière minute ? Une fois.

Maintenant, je limite. Quand je sens que je me construis un film dans ma tête qui prend des proportions ingérables, je me calme. Je pense à la probabilité la plus forte de tous les scénarii, je pense à 3 solutions possibles, et je me dis « tu vois, tu aurai des solutions face à ce problème. Pas besoin de paniquer maintenant. Tu verras sur le moment si tu as besoin d’y faire face. Most likely tout ira bien »

Et c’est vrai. La grande majorité du temps, tout va bien. Plus je m’en rends compte, plus j’arrive à ne pas imaginer le pire du pire.

Je pense que cette tendance à l’angoisse est, dans mon cas, liée à la confiance en soi. Je me sentais incapable de faire face à un problème inattendu donc j’anticipais tout (même une guerre ?!). Or, plus la confiance arrive, plus on commence à se dire « Oh, ben finalement, j’arrive à trouver des solutions, j’ai des ressources, et si je tombe face à un problème je trouverais des gens pour m’aiguiller »

C’est vraiment agréable de ne pas perdre toute cette énergie, de ne pas laisser l’angoisse monter. Trouver un équilibre entre l’anticipation qui est bénéfique et la spirale de la panique qui fatigue et rend le quotidien inconfortable à chaque instant.

Limiter ma prise de caféine

2 cafés allongés maximum par jour. Adieu les 6 cafés par jour ! On évite d’en prendre à chaque moment où on est confronté à l’ennui ou à la frustration. Vous ne serez donc pas étonné que mon angoisse ait baissé avec le temps.

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Faire mon lit le matin

Innovation récente !

C’est une habitude si petite et pourtant qui a beaucoup plus d’impact que ce que je pouvais l’imaginer. Prendre quelques secondes pour faire son lit, c’est faire place nette pour la journée alors que lorsque je laisse ma couette en boule, elle me semble beaucoup trop accueillante au cours de la journée. Je risque de m’y glisser pour une petite sieste (c’est rare, mais ça peut arriver).

Après, je ne vous dis pas que mon lit ne finit pas submergé par les vêtements lorsque je m’habille ! Néanmoins, j’ai ce moment de satisfaction où je me dis que je peux commencer la journée sereinement.

Noter les gratitudes

Je pense que je ne suis pas la seule à être tombée sur des articles divers et variés mettant en avant une étude disant que nous pouvions voir une amélioration de notre bien-être en notant tous les jours 3 choses positives de notre journée pendant un certain temps. Je n’ai jamais eu envie de tester particulièrement cette méthode mais lorsque je me suis retrouvée avec un tout petit carnet se prêtant parfaitement à l’exercice, je me suis dit que ça ne coûtait rien d’essayer.

J’ai essayé pendant douze jours d’affilés et c’est vrai que l’expérience m’a semblé très intéressante. Certains jours où j’étais un peu maussade le soir dans mon lit, je me penchais sur les 3 choses (minimum) à trouver dans ma journée. Je me rendais compte que ma journée avait été beaucoup plus agréable que ce que mon humeur laissait penser. A l’inverse, certains jours, je n’arrivais plus à m’arrêter tellement je trouvais des aspects positifs. Je notais tout, même un petit détail m’ayant fait du bien.

Au fur et à mesure de l’expérience, je me sentais plus attentive aux événements, même petits, car je me disais « Oh, je pourrais le noter dans le carnet ce soir ! ».

Comme quoi, j’étais perplexe face à un exercice si simple mais cela a plutôt bien marché sur moi. Je pense recommencer dans les jours à venir.

Lire, lire, lire

J’aime lire, et cela n’est pas nouveau. J’alterne des périodes où je n’en ressens pas le besoin pendant plusieurs mois et d’autres où je rentre en boulimie de bouquins. Depuis un an, j’enchaîne les livres, qu’ils me tombent dessus sans que je les ai choisi (comme les livres déposés dans l’entrée par mes voisins) ou trouvé au gré de mes périples chez Gibert Jeune.

Pendant quelques années, je ne lisais uniquement lorsque je souhaitais me relaxer. Maintenant, je comprends que mes lectures « sérieuses » sont aussi importantes que les lectures « légères ». Ce n’est pas quelque chose de superficiel de rire. Que ce soit des livres de fictions ou des essais, je comprends que c’est une activité qui m’est nécessaire pour être heureuse et pour me développer.

Quand je lis un livre sur la vente par exemple, c’est un temps que je dois valoriser au même titre que du « vrai » travail (sic). Il y a un livre que j’ai lu récemment et qui m’a beaucoup aidé à reprendre confiance ainsi qu’à me motiver. Le temps que j’ai consacré à la lecture de ce livre a été bien utilisé car il m’a permis de faire des actions avec de la valeur par la suite alors que j’aurai pu à la place faire des choses « rassurantes » donnant la sensation d’être productive mais qui ne m’aurait pas permis de prendre le recul nécessaire pour savoir dans quelle direction mener ma barque.

Les livres restent donc mes meilleurs amis, qu’ils concernent de la fiction ou non.

Moins me plaindre, positiver, relativiser

Je ne me suis pas levé un matin en me disant que j’allais moins me plaindre, j’ai encore des montées d’angoisse, ma situation est beaucoup plus précaire que celle d’il y a 1 an et demi. Pourtant, je n’ai pas la même attitude. Pourquoi ? C’est un mix entre plusieurs constats. J’ai (enfin !) compris que dans les situations qui me rendent malade, j’ai la capacité de tourner les talons et exprimer le fait qu’elles ne me conviennent pas. Le second constat est que j’ai enfin compris que dans la grande majorité, je peux décider de la manière dont je peux aborder la situation.

Tout n’est pas rose, mais je vois bien toutes les belles choses qui m’arrivent alors je les souligne, je prends le temps de les notifier. Tant pis si je me répète.

Lorsque mes pensées partent dans une spirale négative, j’essaye de mettre le hola. Je prends du recul.

Réduction des écrans après 22h

Heyyyyyyy oui, quand je vous dis que je suis une petite mamie dans mon coeur, je ne rigole pas. Ayant un sommeil léger et avec un passif d’insomnie pendant plusieurs années, j’ai conscience de la fragilité de l’équilibre du sommeil. De mon côté, j’ai tendance à ne pas réussir à m’endormir.

J’ai longtemps essayé de trouver mon rythme. J’ai testé plusieurs heures pour aller me coucher, ce qui m’a permis de découvrir qu’une fois minuit passé, je ne m’endors pas ou seulement après plusieurs heures.

Ensuite, j’ai senti que mon utilisation des écrans faisait partie des causes de mon sommeil capricieux. Comme vous pouvez le voir, j’ai tendance à faire de petites expériences juste « pour voir » si j’obtiens un résultat. Cette fois, j’ai essayé d’éteindre mon ordinateur et de ne plus regarder mon téléphone passé 22h. Bingo ! Je dors ! Je fais des nuits complètes ! (haha, on dirait un enfant) J’ai découvert que mon corps avait besoin de 9h de sommeil !

Se coucher à 22h c’est revoir toute sa routine. C’est remettre en question la notion de relaxation et repos après le travail. Je comprends avec le temps que regarder une série par exemple me fait du bien, mais si je la regarde le soir en semaine, elle m’est négative puisqu’elle influencera mon sommeil.

Mon sommeil a été une source de problème (directement ou indirectement) pendant tant d’années, que je suis soulagée d’avoir trouvé mon rythme. Alors oui, il faut que je me couche tôt pour avoir mes 9 heures de sommeil mais je me sens moins fatiguée, j’émerge plus vite au lever, je n’ai pas ce sentiment d’être décalée qui me colle à la peau quand mon sommeil est tronqué.

Certains verront cela comme un sacrifice de ne pas me coucher tard car je ne vais moins trainer mais finalement je sais que si je regarde à plus grande échelle, je fais ce qu’il faut.

(à noter, souvent je médite ou je fais du yoga avant de dormir, dans ces moments là j’ai l’impression qu’on devrait me donner un badge de « Moine Junior », hahaha)

Moins d’achat compulsif

Je ne vais pas beaucoup parler de ce point car j’ai déjà eu l’occasion d’en parler dans plusieurs articles.

Si cela vous intéresse :

Essayer, malgré la peur

En un an, j’ai essayé tant choses petites ou grandes qui me faisaient peur. Je ne compte plus les fois où j’ai fait quelque chose en ayant les jambes flageolantes, la sensation de perdre la raison et le doute m’envahissant une fois le point de non retour atteint. Dans notre vie quotidienne, nous sommes confrontés constamment à des situations qui nous sortent de notre confort. Ce sont des propositions qui viennent à nous et nous décidons d’y aller… ou non. On les voit passer et la plupart du temps nous avons tendance à dire « Non merci ». Avant, il n’y avait pas de doute: j’ai peur ? Alors, non sans façon (sauf si j’ai une probabilité de 90% de réussir). Maintenant, je me demande simplement si je suis intéressée, même si c’est challengeant. Si ça m’intéresse, ça vaut le coup. Sinon, non.

Cela n’a pas à être des choses impressionnantes, parfois les transformations les plus profondes peuvent se manifester dans les plus petits détails du quotidien. Créer ce blog ne m’a pas fait peur, par contre en parler publiquement m’a terrorisé. Le jugement me paniquait. Je me souviens que la perspective de faire une story pour annoncer l’ouverture du blog m’a pris un temps fou et m’a provoqué une montée d’adrenaline qui a mis plusieurs heures à descendre. Je n’avais jamais fait de story Instagram avant ça, et c’est à peine si je regardais ce que les autres faisaient (alors répondre aux stories… !). A l’echelle du monde, créer une story, ce n’est rien. C’est peanuts et ce n’est même pas l’équivalent d’une poussière. Pourtant, sauter pleins d’obstacles plus ou moins grand, m’a permis de prendre petit à petit confiance en mes capacités. On se rend compte que tout va bien. On survit.

Si je devais lister des événements que j’ai surmonté malgré la peur, je dirais de manière pêle-mêle: prendre le téléphone pour prendre un rendez-vous chez la psychologue, démissionner, créer le blog, créer mon e-book, mettre en pratique des techniques pour être visible sur internet même si j’avais la sensation de ne pas comprendre ce que je faisais, demander à tous mes amis sur facebook de liker la page d’A la Roze (j’ai cru mourir sur ce point là), appeler les impôts, envoyer mes premiers mails de prospection pour le freelance, refaire mon site professionnel entièrement avec un parti pris et en parler à tout le monde publiquement, aller à des événements de networking, parler de ma pratique du yoga et de la méditation (je ressens encore et toujours un sentiment de non légitimité), me proposer pour participer au podcast de Paroles de Yogi, parler à des gens sur Instagram, rencontrer des gens « dans la vraie vie » alors que nous nous sommes parlé que quelques fois, faire mes premières factures, utiliser le terme « développement personnel » même si je ne connaissais pas les grands noms ni les grands principes, j’ai décidé de faire confiance en mon instinct qui me disait que ce terme serait le plus approprié pour qualifier le blog, toutes les missions où j’ai dit oui sans laisser le temps à mon Moi anxieux de pointer le bout de son nez… (honnêtement, la liste pourrait continuer longtemps, ce qui est une bonne nouvelle mais je vais m’arrêter ici)

Vous avez souvent dû croiser cette phrase « Quand était la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ? ». J’ai la chance de pouvoir dire que cette année j’ai fait une nombre incalculable de choses pour la première fois. C’était flippant, dur, déstabilisant mais qu’est-ce que c’est gratifiant.

Et vous, c’est quoi les bonnes habitudes que vous avez pris ces derniers temps ?

La plénitude ne tombe pas du ciel

ou Comment ça, la plénitude ça se travaille ?

Bonjour toi,

Aujourd’hui j’écris un article pour témoigner d’un beau moment qui m’est arrivé il y a de ça quelques semaines maintenant. Sur ce blog on parle des moments difficiles mais on témoigne aussi des beaux moments qui se présentent. Voici mon article où je vous parle de plénitude et comment cela n’est pas tombé du ciel.

Agir pour son propre bien

Samedi matin, pas d’alarme, je me réveille tard car mon corps en avait besoin. J’avais prévu de me rendre à un événement qui me tenait à coeur mais y aller aurait signifié se presser pour être à l’heure, puis ensuite me presser pour mon rendez-vous suivant. Y aller aurait signifié courir toute la journée pour rattraper le temps que je ne m’étais pas accordé pour respirer.

J’ai décidé de ne pas y aller.

J’aurai pu être triste, j’aurai pu m’en vouloir de ne pas avoir réussi à me lever plus tôt mais rien de tout cela ne s’est passé. Ces pensées n’ont même pas frôlées mon esprit. Je devais me reposer, je l’ai fait, j’ai agis en conséquence sur mon emploi du temps.

J’aurai d’autres occasions d’aller à ce type d’événement et si finalement l’avenir me prouve le contraire, ce n’est pas bien grave non plus. J’ai pris la bonne décision pour ce moment précis.

Accueillir la joie

Le point le plus étonnant de cette journée était la présence d’une joie en moi. Ce n’était pas comme lorsque l’on est de bonne humeur. C’était une sensation qui me suivait partout. J’étais heureuse en allant aux toilettes. J’étais heureuse en étendant mon linge. J’étais heureuse en sortant la vaisselle. J’étais heureuse de tout, de la vie, de mon corps, de ma famille, de mes amis, de la lumière sur le mur, de la chaleur du café contre mes mains… Un moment rare.

C’était cela être aligné.

A un moment, je me suis arrêtée et je me suis fait la réflexion que c’était ça la plénitude, que je devais l’apprécier, l’identifier sans pour autant essayer de m’y accrocher. En profiter d’autant plus que j’ai conscience de son caractère passager.

Un lundi matin comme un autre

Après ce weekend d’une douceur sans précédent, je sentais que ma semaine promettait de belles choses. Pourtant, rien de particulier n’était prévu. Je n’attendais aucune réponse, aucun projet excitant n’était supposé arriver pendant ce laps de temps, vraiment rien de notable à priori. Simplement, je le sentais bien. Je me sentais prête à avancer sur mes projets sur mes objectifs.

C’est à ce moment là que j’ai décidé d’écrire cet article, surtout dans l’optique de vous montrer que ce moment de plénitude est le résultat des jours précédents.

Faire un pas de côté

Revenons en arrière. Vendredi, trois jours avant seulement donc. Je me sentais entre deux eaux: relativement contente mais avec une pointe d’anxiété que j’essayais maladroitement d’ignorer. Or, si j’ai bien appris quelque chose ces derniers mois c’est bien cela:

La cause de l’angoisse doit être travaillée et non pas ignorée

Pour ma part, je savais très bien ce qui provoquait cet inconfort. Il y avait quelque chose que je repoussais depuis des mois. Je n’ai pas miraculeusement trouvé la force de m’y mettre, c’est plus diffus que cela.

Le matin, j’ai décidé de prendre le temps de me faire une session de yoga de 40 minutes environ pour réveiller ce corps embrumé par le sommeil. Je n’ai pas choisi une session énergique pour partir sur les chapeaux de roues. Non. J’ai choisi une vidéo toute douce. J’ai pris le temps de faire les mouvements dans la lenteur. Nous avons tellement l’habitude d’être dans le mouvement, de passer d’une tâche à l’autre que je découvre la frustration que me provoque la lenteur. J’ai eu envie d’aller plus vite, j’ai eu envie de passer à l’asana suivant mais c’est exactement pour cette raison que ce jour là j’avais besoin de me limiter. Je me sentais déjà plus à même d’accomplir les choses mais à leurs rythmes naturels et non en poussant, forçant, me battant pour accélérer.

Changer de perspective

Je me suis sentie comme une plante qui commençait à se tourner vers les rayons du soleil. Je voyais le soleil baignant les arbres, je voyais ma chance dans les détails de ma journée. Je n’ai pas consciemment pris la décision de les remarquer, c’est venu sans même que je m’en rende compte.

J’ai avancé sur le fameux sujet qui devenait une épine dans le pieds à force de le reléguer sous le tapis. Déjà, je me sentais mieux d’avoir lancé le processus. Je reprenais le contrôle.

Le soir, j’avais un cours de yoga de prévu. Comme le matin, c’était une session axée sur la lenteur et le lâcher prise. J’ai senti à quel point mon corps avait accumulé de la douleur en seulement quelques jours. J’ai toujours du mal à décrire mes sensations pendant les cours tellement il y a de couches différentes de ressentis qui se superposent. Disons que cette fois ci, j’ai senti que le travail se faisait en profondeur. Mon esprit était pile poil prêt pour ça à ce moment là.

En sortant, je me sentais légère, légère, légère. Cela aurait pu m’encourager à passer une soirée tranquille sous la couette mais neni ! Une énergie autre que celle « du feu » s’était mise en route. J’ai travaillé toute la soirée dans la joie. Ce genre de moment où tu le fais entièrement pour toi, pour ton propre kiff.

Je me suis endormie heureuse et apaisée, contente d’avoir non pas eu peur devant mes angoisses et tout faire pour les ignorer mais avoir pris le temps d’abord de me calmer et ensuite de reprendre un tant soit peu le contrôle en travaillant sur ce qui me perturbait.

C’est quoi se sentir chez soi ?

C’est quoi se sentir chez soi ?

Depuis plusieurs années, je me questionne sur le sentiment d’être chez soi et le concept de la Maison. Je le recherche sans avoir l’impression de le trouver. Est-ce que je suis à la maison dans les endroits où je déambule sans jamais avoir besoin d’un quelconque plan car la carte s’est imprégnée jusque dans mon être ? Est-ce là où se trouvent la majorité de mes affaires ? Est-ce là où j’ai envie de poser mes valises pour plusieurs années ? Est-ce là où j’ai des centaines de souvenirs qui parsèment les rues ? Est-ce l’endroit où j’ai passé le plus de temps dans ma vie ? Qu’est-ce qui définit la Maison ? Est-ce définit par la sensation de bien-être qui m’envahit quand j’arrive à un endroit précis ?

Paris ? Nantes ? Ailleurs ?

Pourquoi est-ce que le seul endroit où je me sens pleinement à la maison est un endroit où je n’ai pas vécu ? Où je n’ai pas d’amis ? Aucun bâtiment faisant office de port d’attache.

Pourquoi est-ce que Paris ne me donne plus l’impression d’être chez moi malgré les souvenirs, mes amis et le toit sur ma tête ? D’autant plus que je suis dans un quartier que je connais comme ma poche où l’histoire familiale est présente à chaque coin de rue.

Pourquoi est-ce que Nantes n’est pas exactement ma maison non plus ? Malgré l’attachement que j’ai pour cette ville où j’ai doucement grandi pendant plus d’une décennie. Je la vois enfin avec l’oeil neuf du touriste et pourtant il suffit d’un weekend pluvieux pour me rappeler la longueur des hivers tellement humides que j’abandonne toute perspective d’avoir les cheveux domestiqués. Même le vent me semble différent de celui de Paris. Pourquoi ?

Mes racines sont là, éparpillées mais elles ne m’apportent pas le réconfort que j’en attends.

Où est mon Heimat ?

Je me doute que si l’on est bien dans sa tête, on se trouve bien n’importe où mais cela m’interroge sur deux points: le premier voudrait dire que je peux être entièrement et pleinement épanouie ici sauf que je ne le suis pas. J’ai bien conscience que j’ai sûrement bâti une résistance sur ce point. J’ai envie d’aller voir ailleurs, et cela m’obsède. Je me dis, Sibylle cela fait déjà plusieurs années que tu souhaites partir, et tu es toujours là, empêtrée dans le filet parisien ». Je m’en fais une montagne.

Le deuxième point est le suivant: est-ce que mes envies de retourner près de l’océan, de changer de paysage, d’avoir un extérieur ne sont pas valides ? Sont-elles simplement des illusions données par mon cerveau ? Pourquoi est-ce que tout ce que je souhaite serait nécessairement superficiel ? Certains ont envie de changer de vie et d’avoir des enfants en dehors de Paris, personne ne les questionne. Leur choix semble compréhensible pour tout le monde. Pourquoi est-ce que je me sens tant illégitime de vouloir des choses ? Pourquoi est-ce que je remets constamment en question chacune de mes envies profondes ?

Ces questions nous emmènent à la plus importante de toute: Pourquoi est-ce que je ne fais pas confiance à ma petite voix ? Où est-ce que ça bloque ?

Ma première maison reste mon corps, la coquille que je trimballe avec moi nuit et jour. Je dois peut-être apprendre à l’habiter avant tout, au lieu de la squatter comme si on allait me l’enlever incessamment sous peu.

Je laisse ces interrogations en suspend.

A très vite,

Sibylle