Aligné, qu’est ce que ça veut dire ?

J’ai appelé ce blog « À la Roze – pour une vie créative alignée » mais alignée ? Qu’entends-je donc par là ?

Cette image mentale de l’alignement que je vous présente en image principale est présente dans mon esprit depuis bien longtemps. Elle a commencé à se matérialiser quand j’ai commencé ma pratique du yoga car notre professeur nous rappelait constamment de vérifier nos alignements (et je vous encourage à en faire de même). Être bien aligné c’est protéger des zones, favoriser le travail musculaire d’autres, c’est tirer le meilleur bénéfice d’une posture. Il est donc primordial sinon vous pourriez vous faire mal.

C’est la même chose dans la vie quotidienne. Si vous n’êtes pas aligné avec vous même, vous allez avoir mal. Il faudra déployer une énergie colossale pour simplement se maintenir à flot moralement.

Quand je suis alignée, je me renforce.

Quand je ne le suis pas, je m’écartèle.

 

On le sent quand on est aligné, même si la situation est compliquée, on a une énergie débordante, on sent dans nos tripes que c’est le bon chemin. On apprend, on est stimulé, on ne s’emmerde pas, on a un objectif qui nous motive et qui convient à nos besoins.

Chacun a son propre alignement, pendant que des personnes voudront vivre en adéquation avec telle ou telle valeurs, d’autres voudront vivre avec des valeurs différentes. Trouver son alignement, c’est trouver l’environnement qui nous convient.

De mon côté, ce n’est rien de très défini. Je ne peux pas dire « il me faut ceci ou cela pour être au top » mais dès que je commence à aller contre mes envies profondes, je sens que quelque chose cloche. Je suis pas motivée alors que je devrais l’être, j’ai pas envie de faire certaines choses qui me font plaisir normalement, etc. C’est à ce moment là que l’image mentale des ronds alignés entre eux me revient.

Sentant que j’étais partie beaucoup trop loin de ma base initiale, j’ai pris des décisions drastiques qui ne conviendraient pas à tout le monde mais qui étaient nécessaires pour moi. Que ce soit dans ma vie personnelle ou créative, il me fallait un nouveau départ. Entamer un chemin vers quelque chose qui me corresponde mieux. Je sens par l’énergie créative qui m’habite que je suis sur le bon chemin. Tout devient étrangement fluide. Pas simple, mais fluide.

J’imagine que d’une certaine manière, nous sommes tous dans cette recherche, même si nous ne la nommons pas de la même manière. Nous avons tous envie d’être heureux dans son travail, bien payés, être motivés dans nos projets, avoir une vie personnelle épanouie… mais j’ai l’impression que l’on repousse ça à un moment lointain.

Comme si un jour, là, à un moment très précis, tout deviendra parfait.

Nah, nah, nah. On sait tous que c’est une sottise, rien ne sera jamais parfait. On aura toujours un sujet qui nous prendra l’esprit, mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas aménager sa vie de manière à ce que le voyage soit le plus agréable possible. Pour cela, on décide de prendre les choses en main.

Je vous souhaite une belle journée,

À très vite,

Sibylle

PS. Fun fact. Concernant cette image mentale, il m’aura fallu des années avant de me rendre compte que… ça ressemblait vachement aux chakras. Pour l’image j’ai réduit à 3 points, mais d’habitude j’en ai beaucoup plus en tête. J’ai commencé à visualiser ça alors que notre professeur, dans un soucis d’éthique puisque nous étions de jeunes adolescentes, ne souhaitait pas nous faire part du côté plus théorique/spirituel du yoga. 

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Les bases #1 – C’est ok d’être différent

Bienvenue dans une petite série d’articles nommé Les bases ! Les bases de quoi ? De l’acceptation de soi, de l’amour propre, d’estime de soi, appelez cela comme vous le souhaitez. Réfléchir autour de ces sujets vous permettra de repartir sur des bases saines, qui seront essentielles pour prendre les bonnes décisions dans votre vie. (damn, je vois grand)

Nous sommes tous d’accord avec cette phrase en général: « C’est ok d’être différent », nous nous sommes même sûrement déjà entendu dire que oui, nous sommes tous uniques, chacun son chemin, il ne faut pas se comparer aux autres, non, non, non.

Sur le principe, on est tous d’accord.

Mais dans la pratique, dès que vous faites un pas de côté, vous sentez soudain tout le poids des injonctions de la société sur vos petites épaules. Tout le monde, en pensant bien faire, vous rappelle que ce que vous faites n’est pas dans les clous. « As-tu pensé aux risques ? », « Es-tu sûre que tu ne vas pas le regretter ? »,  etc.

Pour donner un exemple, il n’y a pas spécialement de métiers créatifs dans ma famille. À la dernière réunion de famille, j’avais déjà posé ma démission et je me préparais à être au chômage (finalement un travail s’est présenté après, mais à ce moment là, ce n’était pas encore fait). Vous n’imaginez pas la peur que ça a été. J’étais rongée de l’intérieur par l’idée de leur annoncer que je partais, et que j’allais tête baissée vers le chômage et que c’était mon choix ! J’ai décidé de ne rien dire, que j’avais le droit de ne pas en parler. Je ne sais pas si c’était la bonne décision mais en tout cas ça m’a évité de passer une journée entière à raconter mon histoire toute fraîche et douloureuse à tout un chacun.

Vous n’avez pas à justifier vos choix.

Je ne pense pas que c’était une bonne chose de ne pas en parler à ma réunion de famille, car pour ça j’ai dû mentir mais avec le recul je me rends compte que j’ai le droit de ne pas parler de choses qui me mettent mal à l’aise. Les gens n’ont pas de droit sur vous. Maintenant, quand je sens que je vais vers une conversation qui ne me plait guère, je préfère le dire directement à la personne.

« Je suis désolée, je sais que tu n’as pas de mauvaises intentions mais je ne souhaite pas en discuter maintenant. »

Les gens comprennent. Ils seront sûrement surpris par votre refus, mais c’est une réaction normale ! Si la personne insiste par contre, vous avez le droit de lui expliquer que vous n’irez pas plus loin dans la conversation, point. Je me doute bien que c’est simple à écrire sur papier mais que pour certaines personnes c’est impensable de refuser une conversation mais vous y arriverez, et vous vous sentirez soulagés. Je jure que le monde ne s’écroulera pas, parole d’angoissée ! 🙂

Vous vous différenciez, et ça c’est bien !

On dit de moi que je suis parfois un peu bizarre, on m’a aussi qualifié de lunaire et même deux fois de mystérieuse ?! Je ne l’ai pas décidé. Pendant longtemps j’aurai préféré être « comme tout le monde » (what does it even mean?) car ces différences ne sont que le résultat de mes angoisses, de mon mal être profond qui m’a longtemps empêché d’être à l’aise dans le monde, et avec le temps je me retrouve dans un mélange entre « très à l’aise » et « envie d’aller me mettre en PLS dans un coin de la pièce » non anticipable. Néanmoins, j’ai lâché prise. Je n’y peux rien, donc… Je m’en fous. Même si parfois la situation peut me frustrer.

On arrive pas à me mettre dans un case ? HELL YEAH! C’est plutôt pas mal finalement, si ça peut permettre que l’on se souvienne de moi ! Être différente ça peut aussi permettre d’avoir des liens privilégiés avec les gens: certaines personnes viennent discuter avec toi car tu les as intrigué. Quand je dis cela, je pense aussi aux gens très timides, qui peuvent passer des journées entières sans ouvrir la bouche, car il arrive souvent qu’il y ait une personne qui vienne à votre rencontre pour vous mettre à l’aise et cela donne souvent  place à des relations tout de suite très amicales.

La conclusion a cet article, c’est que votre capacité à accepter vos différences est très fortement reliée à votre relation aux autres, puisque les différences n’existent que dans un contexte où il y a plusieurs éléments. Une différence nait d’une comparaison. Ne plus avoir peur de ses différences, c’est aussi ne plus avoir peur de la comparaison avec les autres. C’est dur, je sais… mais vous y arriverez !

À très vite pour discuter d’un nouveau thème dans la rubrique « Les bases » !

Sibylle