Un café s’il vous plait #2: des livres, le ménage d’Instagram, prendre son temps

Deuxième édition de « Un café s’il vous plait »: une catégorie pour vous tenir au courant de mes questionnements, recherches, états d’âmes. L’idée est de partager avec vous où j’en suis sans forcément en faire un long article car tous les sujets ne s’y prêtent pas. C’est spontané, non réfléchi. Disons que c’est une légende Instagram en plus long 😉

C’est parti !

Boulimie de livres

J’ai des périodes comme ça où je ne peux pas m’empêcher de lire plusieurs heures par jour. On pourrait se dire que c’est génial et même donner l’impression que je suis Ô combien intellectuelle (alors que… vraiment pas) mais la vérité est que ces périodes concordent en général à celles où j’éprouve des difficultés dans certaines sphères de ma vie. Les livres deviennent rapidement ma béquille, mon échappatoire avec l’espoir de trouver des solutions au passage.

Alors depuis début décembre j’ai lu.

Je me suis dit que même si je n’avais pas encore trouvé les réponses à mes questions (normal, elles sont en moi et non pas perdues entre deux feuillets), je pouvais quand même vous parler des livres qui sont passés sous mes yeux.

  • Harry Potter 1, 2, 3
  • Chez soi, Mona Chollet
  • Tout Quitter, Anais Vanel
  • La Disparition de Josef Mengele, Olivier Guez
  • La Réconciliation, Lily Barbery
  • Le Silence des Etoiles, Sanaa K
  • Au Soleil Couchant, Hwang Sok-yong
  • Nosaka aime les Chats, Nosaka Akiyuki
  • Sorcières, Mona Chollet (en cours de lecture)
  • Everything is Figureoutable, Marie Forleo (en cours de lecture)

Je n’ai pas forcément envie de partager avec vous mon avis concernant ces livres car s’il y a bien un sujet où chacun a une sensibilité unique c’est la lecture. Alors même si certains livres m’ont moins parlé que d’autres, ce n’est pas dit qu’ils ne vous emporteront pas dans un tourbillon d’émotions et deviendront un souvenir marquant qui vous accompagnera tout au long de votre vie. Par contre, je peux vous dire que j’ai été happée par Harry Potter, encore et toujours. Ma dernière lecture remonte à 4 ans environ donc j’ai eu la joie de pouvoir re-découvrir certains passages que ma mémoire avait oublié, comblant les trous avec les adaptations cinématographiques. Il n’y a pas à dire: certes je n’ai jamais eu de doudou en peluche mais la série Harry Potter joue ce rôle.

Je ne sais même pas où j’ai trouvé le temps de lire tout ça. En me levant le matin, en faisant des petites pauses la journée, à la pause déjeuner, dans le train, dans le métro… Rares sont les jours où je n’ai pas été accompagnée d’un livre.

Ces périodes si particulières me rappellent celles de mon enfance où je lisais un livre par jour pendant les vacances d’été. Surtout un été particulier où je lisais, lisais, lisais. On m’avait expliqué que je devais me calmer sur la lecture et lire plus lentement. Mais tout ce que je retiens est cette sensation commune aux deux périodes : la peur du changement, le besoin d’être rassurée et de me sentir entourée grâce aux personnages des livres. Étonnement, je crois me souvenir que cette période précise concorde exactement avec les vacances où j’ai eu mes premières règles et donc mes premières journées à vivre recluse pliée en deux de douleurs (mais on avait pensé à une indigestion car je refusais d’admettre l’hypothèse des règles… Mais c’était avant de voir 2 jours plus tard que ce que je pensais être le pire était arrivé).

Instagram : Reprendre à zéro

Ceux qui me suivent sur Instagram ont peut-être remarqué une chose étrange : je n’ai plus de post visible sur mon compte. Ca m’a pris un matin. Sans crier gare. Il fallait que tout disparaisse. J’ai tout archivé avant même d’avoir fini mon petit-déjeuner. Ce n’était pas prévu, et je n’ai aucune idée de ce que je vais faire de mon compte.

Je n’y trouve plus ma voix.

Je n’arrive plus à savoir ce que j’ai envie de partager.

Et je me dis : le temps que je passe à écrire les légendes, ne serait-ce pas mieux que je le passe à écrire des articles ? De cette manière pas de limite de caractère, je peux m’épancher autant que je le souhaite.

J’ai aussi fait (encore et encore !) le ménage dans les comptes que je suis pour ne garder que ceux dont j’ouvre les stories (qui est pour moi le signe que j’ai envie de savoir ce qu’il se passe pour eux).

Parfois je me demande: mais elle serait comment ma vie si je n’avais plus ces points de comparaison constants dans ma poche ? Bien sûr, je trouverais la possibilité de me comparer autrement mais est-ce que cela réduirait l’opportunité ? Est-ce que m’éviter de voir autant d’images chaque jour me permettrait d’être moins tiraillée dans mes envies ?

Donc à voir, mon compte instagram est en friche et ce pour un temps indéterminé. Si cela vous intéresse, je pourrais bien sûr vous tenir au courant si je ressens des changements vis-à-vis de ma relation à Instagram. Pour l’instant, ce serait comme un break où j’ai besoin de prendre du recul. Qu’est-ce que je veux retirer de cette plateforme ?

30 jours de yoga

Comme vous avez pu le remarquer, je suis dans une période assez floue depuis quelques mois. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je me tourne toujours vers le yoga et la méditation lorsque j’ai besoin de retrouver mon chemin. Comme les livres, c’est devenu un réflexe avec le temps. Pendant que les livres me permettent de m’enfuir, et le yoga me force à faire face à mes émotions.

Je ne sais pas trop pourquoi, l’idée de faire 30 jours de yoga s’est immiscée dans ma tête.

Alors bien sûr, il y a le challenge de la chaîne Youtube Yoga with Adriene. Je n’ai jamais suivi le calendrier. J’ai déjà fait un des challenges mais en plein mois de juillet juste parce que j’en avais envie. Cette fois, en voyant la communication sur le compte Instagram d’Adrien Mischler, je me suis dit « mmh. Je peux toujours m’inscrire. ». On verra.

Finalement, et comme pour beaucoup de choses, j’ai eu envie de le faire à ma sauce.

Je garde ses vidéos comme base mais j’ai commencé les 30 jours le 30 décembre 2019 où le programme n’avait pas encore commencé. Aussi, certains jours je vais à des cours de yoga collectif, donc si je ne fais pas la vidéo du jour, je la fais le lendemain et ce n’est pas grave. Le jour où j’écris je ne suis qu’au jour 10 du programme alors que dans « mon » programme, j’en suis au quinzième jour dont 2 jours où je n’ai pas fait de yoga. Tant pis.

Je ne fais pas un challenge.

J’expérimente.

Il y a 2 jours où je n’en ai pas fait et je n’ai ni honte, ni ne ressent de culpabilité.

Ces sentiments n’ont pas leurs places dans ma pratique du yoga.

J’ai envie de voir ce que je ressens si je fais du yoga tous les jours. Ni plus, ni moins. Je veux juste essayer autre chose, bouger la routine et observer si cela provoque des émotions, des idées, des réponses. Je souhaite créer cette bulle dans mon quotidien où je peux juste être Là. Et rien d’autres.

De. La. Simplicité. (et pas de performance !)

(Si vous vous demandez combien de temps durent les vidéos du « vrai » challenge de Yoga With Adriene: la première dure 45 mins mais celles d’après sont autour de 25 minutes)

Et voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Des petites réflexions concernant ma vie en ce moment. Est-ce que vous vous y retrouvez aussi ? Est-ce que vous aussi ces derniers mois sont pleins de questionnements, de remise en question ?

A très vite,

Sibylle

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L’importance du silence

Un pause nécessaire

Cela fait maintenant plusieurs semaines que je n’ai pas écris de nouvel article, entre temps j’ai pris la décision d’arrêter la Lettre du Weekend et je ne poste pratiquement pas sur le compte instagram. Est-ce la fin d’A la Roze ? Est-ce que cela signifie que j’abandonne le projet ? Je ne peux pas prédire l’avenir, mais ce n’est pas mon impression.

Je suis donc silencieuse depuis quelques temps.

J’ai pris peur en voyant que j’avais besoin d’espace, car nous savons tous que les projets qui durent dans le temps prennent l’ampleur qu’ils méritent, le font uniquement grâce à la persévérance voire l’abnégation de son créateur.

Alors, je me suis demandé pourquoi je n’arrivais pas à écrire ces temps-ci et pourquoi communiquer à propos de la période que je suis en train de vivre m’est si difficile.

Je n’ai pas grand chose à cacher, et s’il vous est arrivé de lire certains de mes articles les plus personnels, vous savez que je pars du principe qu’il est important de partager avec vous les aspects les moins agréables de mon cheminement dans l’espoir qu’un jour, quelqu’un, s’autorise à ressentir ce qu’il vit sans avoir honte. Mon silence n’est donc pas dû à un souhait de garder pour moi une période compliquée, loin de là.

Je répète souvent qu’il est important de s’écouter, de ne pas penser à ce que les autres pourraient dire. Lorsque j’ai ressenti mon blocage dans l’écriture des articles et des newsletters, j’ai donc appliqué mon principe: je me suis écoutée.

Tant pis si google aurait préféré que je continue à poster toutes les semaines dimanche à 8h, tant pis si les gens m’oublient sur Instagram. Tant pis. C’est pas bien grave.

J’ai vu les signaux m’indiquant un problème, j’ai écouté ce qu’ils avaient à me dire, j’ai donc pris des décisions en conséquence. Je me suis accordé ce silence.


Le silence autour de nous

Franchement, vous ne trouvez pas que nous sommes constamment entouré de bruit, de distractions, d’obligations ? Des choses qui occupent constamment notre esprit, et nous donne la sensation d’être dans un tunnel avec un tapis roulant sur lequel on doit continuer de marcher voire courir si on souhaite atteindre la sortie du tunnel. Or, ce silence, cette pause, c’est ce qui (me) permet de comprendre qu’en réalité, je ne suis pas obligée de courir sur le tapis. Je peux même me laisser emporter, sans panique, enfin, quand j’y arrive. Je peux aussi parfois m’en extirper pour le regarder de l’extérieur.

Au fur et à mesure de ces temps de pauses, on réalise surtout que ce n’est pas un tunnel sombre dans lequel on se trouve. C’est comme si enfin, après tant d’années, on prenait une lampe torche et on faisait « Wowwww mais attendez, y’a des trucs sur les murs ! ». Il y a des choses à voir, et puis au fond, arriver à la sortie du tunnel, je suis pas sûre d’avoir envie que ça arrive très vite, haha.

Le silence est rare.

Nous sommes constamment sollicité par notre travail, notre environnement, notre entourage mais aussi nos besoins physiques et matériels.


Ma période de silence

J’aimerai beaucoup partager avec vous ce que je vis en ce moment, mais j’ai un problème: je n’y arrive pas. Ces derniers mois, je ressens des changements mais pour la plupart, je n’arrive même pas à m’en rendre compte. J’ai cette impression de métamorphose, de changement de peau, de ré-alignement dont il semble à peine que je sois le pilote…

Les séances chez ma psychologue furent intenses, prenantes, déstabilisantes. C’est délicat de décrire ce processus car je ne peux que le deviner. C’est comme si je l’apercevais du coin de l’oeil sans vraiment le voir dans sa globalité, mais je vais malgré tout essayer. Il y a une chose qui arrive régulièrement: lorsque je parle avec elle de certains problèmes, il arrive que lesdits problèmes se résolvent d’eux mêmes par la suite. Pourtant, aucune solution ne semble avoir été formulée, aucun plan d’action mis en place. C’est comme si faire surgir le problème à la conscience me permettait de m’en prémunir. L’image qui me vient en tête est la suivante: c’est comme si je me baladais dans mon inconscient que l’on peut imaginer comme un très long couloir avec des portes menant à différentes pièces. Je discute, je lui montre chaque pièce, on échange à ce propos. Quand le hasard m’amène à revenir dans cette pièce plus tard, je ne me prends plus les pieds dans le tapis, je ne me cogne plus dans le coin de la table, ma manche ne se prend plus dans la poignée de porte… C’est comme si on avait arrangé la pièce pour moi en mon absence. C’est une sensation pour le peu étonnante, croyez moi.

J’en suis là: je ressens qu’il y a des changements en profondeur, des questions lourdes et difficiles qui commencent à remonter à la surface sans que je les vos encore émerger. C’est pour ça que j’ai besoin de silence. La tempête fait rage au large des côtes, et je reste planté là à me demander s’il va pleuvoir demain.

Il me faudra sûrement plusieurs mois, voire plusieurs années pour réellement comprendre ce qui se passe en ce moment, car sans recul, difficile d’analyser.


Et pour vous ?

Je ne doute pas qu’il y a des moments où le silence vous appelle aussi. Bien sûr, il faut tendre l’oreille, être à l’écoute des petits signaux qui vous disent que vous faites des choses qui ne sont pas nécessaires et qui vous pèsent. Ce que l’on oublie parfois, c’est que notre vie est ponctuée d’un milliard de minuscules choses. Il y a des choses de notre quotidien sur lesquelles nous n’avons pas de prise, mais je peux vous assurer qu’il y en a beaucoup sur lesquelles vous pouvez agir si vous prenez le temps d’y réfléchir.

Cela n’a pas été simple de me dire que j’arrêtais la Lettre du Weekend. J’aime aller au bout des choses et au début j’ai cru que c’était un échec, un abandon. Après plusieurs semaines voire mois à y penser, j’ai compris que j’en avais tout simplement fait le tour, que les choses avaient besoin de changement.

Tous les jours, nous nous engageons envers nous même. Nous faisons des choix qui nous paraissent être bénéfiques sur le long terme, mais pour cela nous savons qu’il faut y mettre du sien longtemps. Apprendre l’engagement, et surtout envers soi, c’est primordial, mais l’extrême est de s’enfermer dans ses objectifs sans les remettre à jour. Bien sûr, on peut se tromper mais changer le tir ce n’est pas revenir sur son engagement, c’est l’entériner encore plus profondément. C’est faire preuve d’humilité et se demander comment on peut changer pour le mieux en fonction du contexte qui est le notre.

Je ne sais pas si mon article fera écho en vous.

Je vous souhaite en tout cas un peu de silence pour vous aider à écouter cette petite voix qu’on a tant de mal à écouter (ou devrais-je dire que j’ai du mal à écouter) que l’on pourrait appeler instinct ou intuition.

Bon dimanche à vous ❤

#2: 10 vidéos de yoga et relaxation pour vous faire du bien

J’avais reçu beaucoup de retours positifs en janvier concernant mon premier article avec 10 vidéos de yoga que j’utilisais au quotidien ! C’est pourquoi, j’ai pensé vous en partager 10 autres qui m’accompagnent au fur et à mesure de mes besoins.

Vous trouverez plus de méditations dans cet article car ces derniers temps, c’est vers cette pratique que je me tourne naturellement.

J’ai besoin de douceur, de tranquillité, de lenteur voire d’immobilité.

En ce moment, je suis dans une période de retrait où je n’ai pas très envie de parler, de m’exposer et de me montrer.

C’est un cycle comme un autre. Il passera, mais il reviendra aussi alors autant que je l’accepte comme il est.

… Pour le matin

… Pour le soir

… Quand j’ai besoin de bienveillance

(souvent)

Comment j’apprivoise mes pensées

En mars, cela fera un an que j’ai commencé à cheminer. Il y a eu plusieurs périodes différentes entre temps (celle où je pensais continuer dans la monde du salariat, celle où j’ai lancé mon blog, celle où j’ai commencé à me demander ce que je voulais faire avec mon activité de freelance, etc).

Il m’est très difficile de rendre compte de cette année car en fonction des jours je la vois sous un angle différent. Il me faudra sûrement un peu de recul pour comprendre la narration qui en découle.

Pendant cette année, j’ai la sensation d’avoir évolué sur une multitude de sujets et un des points qui m’a été le plus important est celui dont je vais parler aujourd’hui: gérer ses pensées.

Qu’est-ce que j’entends par là ?

Mon flux de pensées est incessant et je n’arrive même pas à avoir conscience de sa totalité. Suis-je la seule à qui il est déjà arrivé de surprendre une pensée absurde, comme si elle n’était pas mienne et me dire « What ? Qu’est-ce que tu fous là toi ? » ? Ce flux de pensées est gigantesque, et difficilement domptable. Or, à force d’y prêter une attention accrue, je me suis rendue compte qu’une grande partie de ce discours permanent était négatif et répétitif.

Sous les pensées que j’appellerai « immédiates » (par exemple me dire que je vais aller me brosser les dents, que ce café est trop chaud, que mon pull me gratte…) il y avait tout un magma de pensées qui avaient élues domiciles dans mon quotidien et parlaient inlassablement des mêmes choses.

J’étais tellement habituée à les entendre que je ne les distinguais même plus les unes des autres.

Or, ce sont ces pensées négatives et habituelles qui m’empêchaient de prendre mon courage à deux mains pour avancer dans ma vie.

C’est pour cela que j’ai décidé que j’allais devoir agir.

Comment je m’y suis prise ?

Rien de magique.

D’abord, j’ai pris conscience de l’ampleur de ces pensées dans ma vie. J’ai décidé d’être moins intransigeante avec moi même et d’y aller mollo sur les insultes. Pour ce faire, j’ai donc essayé à chaque fois que je me mettais à me dire des sales choses disproportionnées pour la situation, d’attraper ces pensées au vol et de tout simplement me dire « Non ! Hey ! T’as juste fait tomber une cuillère au sol, te parles pas comme ça, ça n’a pas de sens ».

Lorsqu’une situation me mettait dans l’inconfort parce que j’avais peur de ne pas être à la hauteur, j’attrapais les pensées parasites telles que « Je vais pas y arriver », « Je suis pas assez douée », « Je suis pas assez intelligente » et consorts pour plutôt me demander « Y-a-t-il des moyens à ma disposition pour y arriver ? ».

Disons que j’ai essayé d’enlever un peu de pouvoir à cette partie de moi tyrannique pour me la réapproprier.

Au fur et à mesure, je me suis sentie de plus en plus libre de faire des choses qui m’auraient normalement provoqué un shitstorm de violence mentale. Je prouvais petit à petit à toutes ces pensées bien ancrées (= moi même) qu’elles n’étaient pas justifiées.

Et la méditation là dedans ?

Je me doute bien que beaucoup d’entre vous s’attendaient à un article où je parle finalement de yoga ou de méditation. Dans mon cas, ces deux outils m’ont permis d’être une porte d’entrée pour prendre du recul sur mes pensées et me placer entant qu’observateur. Je ne sais pas si j’aurai réussi à « attraper au vol » toutes ces pensées limitantes si je n’avais pas eu cette pratique parallèle.

Pourtant, je crois que l’élément qui m’a vraiment chamboulé fut les séances chez la psychologie où je me rendais compte à quel point j’avais des idées arrêtées et dégradantes à propos de moi. Elles étaient tapies dans l’ombre entrain de faire leur petit travail incognito.

En définitif, je ne vous recommande rien en particulier car cela dépendra de votre cheminement personnel. De mon côté, j’ai « simplement » pris la décision d’être plus attentive à ce qu’il se passait dans ma tête. Observer les phrases qui se répétaient, écrire noir sur blanc toutes les affirmations négatives qui me pourrissaient la vie (ça fait mal), observer mes réactions au quotidien, essayer de ne pas me laisser embarquer par une émotion en prenant ce rôle d’observateur et me demander « mais pourquoi as-tu une réaction aussi forte » ?

C’est dur, et ce n’est pas une fin en soit. Ce n’est pas un travail avec un début et une fin définies.

En conclusion…

J’avance, je me sens de plus en plus légère et c’est tout ce que je peux dire.

Les pensées négatives ne se sont pas envolées, non. Elles sont là mais je les traite différemment.

J’essaye juste d’améliorer mon quotidien avec les outils à ma disposition et étant quelqu’un de volontaire, j’utilise cette force dans cette avancée. Sans volonté, il m’aurait été plus simple de me laisser aller et de ne pas me remettre en question.

Un jour, j’ai décidé que je souhaitais aller mieux et que je devais mettre en place des actions dans ce but. Je me suis engagée auprès de moi même. J’ai décidé d’être mon meilleur allié.

Réflexion : le yoga, mon pèlerinage ?

Aujourd’hui, je reviens avec un article portant sur une interrogation en cours dans mon esprit. Ce n’est pas un article pour donner des conseils ou pour expliquer quoi que ce soit. Ici, c’est uniquement un questionnement, une ouverture, un point d’interrogation et non pas un point final.

Voilà, je sortais de mon cours de yoga ce matin et je me suis posé la question suivante: « Est-ce que ma pratique du yoga ne s’apparenterait-elle pas à un pèlerinage ?« .

Que je vous donne le contexte: je suis actuellement entrain de lire un livre s’intitulant « Le pèlerin désorienté qui cherchait Kyoto à Compostelle » où le narrateur nous raconte ses différentes expériences de pèlerinages. Le premier étant Saint Jacques de Compostelle en Espagne, le second Shikoku O-Henro au Japon et le dernier Roch Hachana en Ukraine (mais ce dernier se révèle complètement à part des autres).

Gideon nous décrit son introspection mais aussi la manière dont se déroule pour lui ces trois pèlerinages. Les kilomètres avalés, la résistance face à l’effort, l’acceptation qui engendre un lâcher prise face à la tâche à accomplir, le partage avec les autres pèlerins ainsi que la solitude et la remise en question.

Ce qui m’intéresse dans ce livre est l’impact qu’a cette expérience sur le corps et l’esprit. Lors de son pèlerinage au Japon qui est en forme de boucle (à l’inverse de Saint Jacques de Compostelle qui est en ligne droite), l’acte de marcher semble devenir le but. Ce n’est plus le dépassement ou le fait de réussir cet exploit mais simplement le fait de mettre un pas après l’autre qui est l’aventure même. Le mouvement est l’expérience. Il expliquera même qu’il finira par comprendre pourquoi certaines personnes y consacrent leurs vies et tournent indéfiniment dans ce circuit clos.

Rien à voir avec le yoga jusqu’ici, je vous l’accorde.

Comme je vous le disais, je sortais d’un cours de yoga (Vinyasa) lorsque la métaphore du pèlerinage m’est venue en tête. Juste avant cette pensée, je me faisais la réflexion qu’en ce moment j’avais autant envie d’essayer de nouveaux asanas que de ne pas en essayer. J’étais indifférente car aussi heureuse d’approfondir que de me challenger.

J’y ai vu le parallèle suivant : le parcours de Saint-Jacques avec sa pensée en ligne droite et son but final m’a fait penser à mon envie d’accéder à une posture particulière ou à mon envie d’un jour avoir une certification de professeur. Un début, une fin, un milieu où on en chie autant qu’on grandit. Le parcours japonais en cercle m’a fait penser à ma pratique d’un point de vue général. Je ne compte plus les tours et mon corps alterne entre révolte, abandon, acceptation, changement et chaque tours reste différent du précédent malgré que je connaisse déjà le chemin.

Tant que le corps bouge, le but est atteint. Je continue à le bouger, à circuler dans le parcours, c’est tout ce qui compte. Je continue perpétuellement à me découvrir sous un nouvel angle. Un jour je me vois sous le jour d’une guerrière inarrêtable avec le feu qui l’habite et le lendemain douce et vulnérable. J’y trouve un accès à l’instant présent comme Gideon lorsqu’il marche. On avance mais de nouvelles résistances continuent à se manifester encore et encore. Il n’y a pas de début ou de fin, le contexte se répète mais mon attitude face à ces résistances, elle, change.

Je vous pose donc la question: est-ce que cette réflexion fait écho en vous ? Voyez-vous le chemin que fait mon esprit ? Bien sûr, ma pratique du yoga n’a pas l’aspect sacrificiel et douloureux que peut l’être le pèlerinage mais j’y vois comme terrain commun un moyen d’introspection très puissant.

Dites moi ce que vous en pensez,

A bientôt,

Sibylle

J’ai testé: une journée de retraite… à la maison

Oui, vous avez bien lu. Une retraite chez soi, sans rien ni personne pour faire l’animation. Etrange, n’est-ce-pas ? Même maintenant que j’ai testé ce concept, je ne sais toujours pas si nous pouvons appeler ça une retraite. Laissez-moi vous expliquer d’où ça sort:

Le concept

En lisant le magazine Respire il y a quelques mois, je suis tombée sur l’article  » Petite retraite at home » expliquant que nous pouvons nous créer notre propre événement et adapter cette idée de moment hors du temps où nous prenons le temps de penser à soi uniquement et à sortir de notre routine bien huilée du weekend. Originellement, le concept semble plutôt pensé pour les personnes n’arrivant pas à se dégager plusieurs jours de vacances ou ne pouvant pas se permettre le coût d’une retraite classique.

En lisant l’article, mes sourcils se sont levés pour plusieurs raisons: en restant chez soi, il me semble compliqué de réussir à créer « un moment qui compte » dont vous vous souviendrez pendant plusieurs années. Car c’est cela qui arrive pendant les retraites, des moments tellement forts que vous pouvez vous mettre à pleurer, à réaliser que vous alliez dans le mur encore et encore sans vous en rendre compte… Nous sommes en dehors de notre environnement routinier et de notre cercle familial, sans le poids de l’organisation, ce qui permet de reprendre contact avec nos envies personnelles. On se laisse porter par le flow et c’est d’autant plus facile que vous voyez les personnes autour de vous faire de même.

Alors, comment réussir recréer cet environnement sans une tierce personne pour nous faire des ateliers ou des cours ? Comment faire alors qu’on viendra vous interrompre toutes les demi-heures pour vous poser des questions ? Franchement, je n’ai pas vu l’intérêt de la chose.

Le déclencheur

Comme souvent, une information qui m’interpelle reste au fond de mon cerveau et continue à être analysée en arrière-plan. Un vendredi après-midi alors que je me sentais particulièrement fatiguée, l’idée m’est revenue en tête. J’ai soudain décidé que le lendemain j’allais tenter une « retraite silencieuse avec moi-même et uniquement moi-même » (dans la limite du possible, puisque n’habitant pas seule, je me voyais mal tourner les talons sans répondre à une question).

Vous vous dites donc « Mais… ce n’est donc pas une retraite silencieuse ? ». Si vous me connaissez depuis quelques temps, vous savez que je préfère faire les choses à ma sauce, et ne pas m’encombrer de dogmes rigides. Je prenais simplement la décision de limiter au maximum mes interactions avec le monde extérieur et que je ne serais pas à l’origine de ces contacts.

Qu’est-ce-que j’ai fait ?

Question légitime. Pendant cette journée, je n’ai fait qu’une chose : rien.

Je ne vous parle pas du « Ohlala, je n’ai rien fait de mon dimanche, j’étais étalée à regarder Netflix toute la journée », non, je vous parle du réel Rien. Choses que nous ne faisons que très rarement puisque même dans les transports en commun nous trouvons le moyen de combler ce vide en regardant notre téléphone ou en lisant.

Téléphone éteint, ordinateur éteint, télévision éteinte, radio éteinte. Rien.

J’ai passé le plus claire de mon temps à regarder dans le vide en réfléchissant. Pourtant, cela n’a rien à voir avec la mélancolie ou la dépression où nous regardons dans le vide car plus rien ne nous fait envie. Contre toute attente, c’était une expérience très joyeuse. J’ai passé ce temps dans ma chambre, à prendre le temps d’apprécier les sensations que j’avais dans mon lit et surtout à ressentir le temps qui s’écoulait extrêmement lentement. On oublie parfois que les minutes peuvent être longues. Que les heures peuvent sembler infinies. Malgré tout, au lieu de sentir un ennui profond, je me sentais maître de mon temps. C’est rassurant de voir qu’en réalité le temps était là, disponible. Je ne manque pas de temps, je l’utilise mal.

Ce temps de conscience avec soi même sans interruption est une denrée rare. Souvent, nous pensons aux choses que pourrions être entrain de faire à la place, ou nous pensons aux choses que nous ferrons plus tard. Dans cas ci, j’étais présente. Ni plus, ni moins. Je voulais profiter de ce temps que je m’offrais.

Remise en question

Ces moments avec moi-même sans distraction m’ont fait un bien fou. Je vous parle souvent de la sensation d’être aligné, d’être exactement où nous sommes supposés être. C’est dingue de se dire qu’un moyen pour y arriver ne demande… rien. Aucune dépense. Aucun investissement. Uniquement une prise de décision.

J’aurai pu penser aux courses que je serais aller faire à la place en temps normal, j’aurai pu élaborer ma future to do list… Il y a toujours quelque chose que nous pourrions être entrain de faire sauf que dans ce cas, j’avais décidé que ce que je devais faire c’était d’être pleinement dans mon repos.

A l’échelle de votre vie, est-ce grave de prendre quelques jours dans l’année pour ce genre d’expérience ? Vos courses peuvent attendre et si elles ne peuvent pas, organisez-vous pour qu’elles ne soient pas un problème. Vous prenez la décision, vous agissez en conséquence. Vous vous faites livrer, vous posez une journée, vous demandez à quelqu’un de vous aider… Vous trouvez une solution. Acceptez de vous faire du bien, agissez en fonction.

« Tu as vraiment passé toute la journée à réfléchir ? »

Je ne suis pas là pour vous vendre du vent, et je ne suis pas non plus un moine bouddhiste. Alors je préfère vous dire la vérité. Entre ces longues heures d’introspection non interrompues, j’ai quand même fait des choses mais qui ne demandaient pas d’allumer le téléphone/ordinateur/télévision/radio. J’ai lu tranquillement un livre et j’ai cuisiné sans regarder l’heure. Une journée comme les autres ? Personnellement, je ne me souviens pas d’une journée à je n’ai ni regardé un écran, ni regardé l’heure, ni parlé avec des gens, ni été distraite.

Ce moment passé était d’une grande valeur. J’ai bien peur que mes mots n’arrivent pas à retranscrire l’expérience que j’ai vécu. Ce n’était pas de la paresse. C’était un exercice de conscience sur la longueur.

Ce que j’en pense

Ecoutez… Je suis moi-même étonnée que cela m’ait fait autant de bien. Toute la journée s’est passée avec un rythme « naturel » que j’avais oublié. Qu’est-ce-que j’entends par là ? En ne faisant rien ou uniquement des petites activités sans écran et sans but, j’ai ressenti la longueur des secondes et des minutes qui s’écoulaient. Ca fait un bien fou. Pas d’instagram qui me fait perdre 5 minutes sans que je m’en rende compte. Pas de checkage intempestif de boîte mail…

Faire cette pause te rappelle que tu as du temps et que nous avons simplement la mauvaise manie d’en perdre dans des choses sans valeurs.

J’étais perplexe au début mais j’adhère finalement à l’idée de me créer un moment particulier où je ne suis disponible pour personne.

Même sur une courte durée comme une journée, on peut ressentir un bénéfice. C’est comme faire un reboot. On laisse le temps à notre cerveau de se reposer, à faire une vraie pause. Sans même essayer d’en avoir, 3 idées me sont venues car ce calme était propice pour que mon cerveau relie des points ensemble.

Alors oui, faites le ! Décidez d’une date, prévenez votre entourage pour qu’ils ne paniquent pas si vous ne répondez pas au téléphone, assurez-vous d’avoir le thé qui vous fait plaisir, le bon livre, la bonne couette, votre tapis de yoga à portée de main, bref entourez-vous de ce qui vous fait vous sentir bien ! Entourez-vous de ces jolies choses et hop, c’est parti !

10 vidéos de yoga et relaxation pour vous faire du bien

Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien en ce dimanche matin 🙂

Aujourd’hui, un article un peu particulier où je vais rassembler les vidéos de yoga et de relaxation que j’utilise au quotidien. Je recommande souvent des vidéos à mes amis, alors pourquoi ne pas les partager avec vous ? Vous pourriez aussi en avoir besoin ! De cette manière vous aurez toujours la sélection à disposition et non pas perdue au fin fond d’une conversation Messenger 😉

Si vous cherchez des petits comptes Youtube qui ne sont pas connus, vous serez déçus de cette sélection car malgré en avoir cherché, testé et aimé, je reviens toujours à des comptes connus comme celui de Yoga with Adriene. Malgré tout, j’ai eu une longue période où j’ai beaucoup utilisé le site Do Yoga With Me mais n’ayant pas trouvé comment insérer leurs vidéos dans ce post, je suis donc en incapacité de vous partager mes préférées. Si vous souhaitez découvrir des plus petits comptes, je peux vous recommander l’article de Laura Cardoso « Yoga : les chaines Youtube françaises »

Ma pratique à la maison est une pratique très douce (à part pour quelques postures qui me challengent que je travaille régulièrement) surtout pensée comme un petit cocon tout doux. Je ne suis pas là pour me dépasser car je préfère faire cela en cours collectif mais plutôt pour me relaxer et apaiser mes angoisses. Si vous cherchez un compte plus tonique, je peux vous conseiller le compte youtube de Yoga by Candace.

Maintenant que tout cela est dit, vous êtes prêts pour votre petit moment cocooning ? C’est parti.

 

Voici les vidéos que je regarde…


… Quand j’ai besoin de me relaxer avant de dormir

 


… Quand j’ai des crampes à cause de mes règles

 


… Quand j’ai un coup de mou

 


… Quand je n’arrive pas à émerger le matin

 


… Quand l’anxiété me fait mal au ventre

 


… Quand une crise de panique se fait sentir

Changement de saison, déprime à l’horizon

Nous voilà dans une des périodes que je redoute le plus dans l’année: l’arrivée de l’automne qui me rappelle que l’hiver est au tournant. Je me revois en mars regarder l’heure du coucher du soleil tous les jours, à l’affût de chaque minute en plus de luminosité. Le sentiment de se sentir un peu peu plus légère à la perspective des jours qui rallongent.

Je sais que nous sommes nombreux à craindre cette période où profiter de quelques rayons de soleil rime avec nez qui pique ou qui coule et triple couche de vêtements. L’impression de ne plus voir la lumière du jour, d’être dans un tunnel sans fin de nuit et d’avoir l’envie d’hiberner jusqu’au retour des beaux jours.

Je résiste

Fin août, début septembre, mi-septembre… Je le vois arriver cet état de refus. Non, je refuse ! Je ne veux pas que l’été tire sa révérence ! Pourtant je vois bien que l’arbre sous ma fenêtre commence déjà à changer de couleur… Souvent je m’arrête et je l’observe quelques minutes. Il semble toujours avoir quelques semaines d’avance sur le reste de la végétation. Le voir se transformer me permet de prendre conscience du changement à venir.

Quand j’ai constaté que ma crainte de l’hiver refaisait surface et que je freinais des quatre fers, j’ai eu une pensée on ne peut plus simple mais inattendue. Comme si une part de moi-même avait soudain pris du recul sans que je lui demande (c’est ça grandir ?)…

« Sibylle Pourquoi résister alors que c’est le cycle normal des choses ? Voir les saisons changer n’est pas une mauvaise chose. Tu n’as aucune mais alors aucune prise sur le temps qui passe. Pourquoi cette résistance ? Lâche prise. Profite des rayons du soleil mais arrête d’être mélancolique comme s’ils avaient déjà disparu. Ce changement au lieu de le vivre comme un adieu, vois le comme un simple changement de dynamique. Chaque saison nous aide à travailler sur des aspects de nous. L’un va avec l’autre. »

Et avant ?

Je ne me souviens pas d’avoir senti cela étant enfant. C’est un sentiment récent. Les choses que j’adorais l’hiver ne m’animent plus, je me sens contrainte pendant cette période où le froid me décourage de faire de longues balades… Seules les décorations de Noël dans la rue et les sapins sur le trottoir  arrivent à réveiller cette petite flamme en moi.

Mon hypothèse sur ce revirement est le suivant: enfant ou adolescente le temps semblait suivre son cours lentement (!!!) et irrémédiablement. Chaque saisons amenait son lot de nouveauté, de vacances, d’évènements sans que l’on ait quoi que ce soit à planifier. Rien n’était en notre pouvoir. Les choses suivaient leurs cours.

À l’inverse, maintenant si nous ne sommes pas pro-actif (#startupnation) rien ne se passe. Du RIEN naitrait une spirale négative, une sorte de mort éveillée. Nous devons nous battre sur chaque détail de notre vie pour voir de l’évolution. Être le pilote de sa propre vie est une bonne chose, entendons-nous bien. C’est simplement qu’à force de devoir tout contrôler, nous n’arrivons plus à se laisser aux choses aussi naturelles que les saisons… Je me mets à anticiper la saison et à me focaliser sur les aspects limitants de celle-ci.

Décider d’accueillir

Je sais accueillir le printemps et l’été, synonymes de de pauses et de paresse au soleil alors pourquoi n’arrivais-je pas à en faire de même avec le printemps et l’hiver ? L’hiver dernier nous avons eu droit plusieurs fois à Paris sous la neige qui est d’une splendeur sans nom. On se fait des chocolats chauds avec de la chantilly, on passe du temps emmitouflé chez soi…

Alors cette année j’ai décidé de laisser aller. Je ne vais pas me parasiter avec quelque chose qui ne devrait pas être considéré comme une mauvaise nouvelle. Le temps déroule son fil, je n’y peux rien. Se souvenir que l’on y revient invariablement me perturbe mais au lieu de le voir comme une fatalité, je peux décider de le voir comme un cycle réconfortant par sa stabilité.

Dites moi si votre relation aux changements de saisons est différent, ou si vous vous reconnaissez dans mes mots ! Si vous avez des petits rituels qui vous aident à vivre cette période d’une meilleure manière, dites le moi 🙂

À bientôt,

Sibylle

Yoga: ma toute première retraite

Je pratique le yoga depuis de nombreuses années et j’ai toujours eu envie de faire une retraite de yoga pour approfondir ma pratique et vivre une expérience complète.
En mai 2018, j’ai eu l’occasion de faire une retraite de 3 jours en Normandie avec une professeur que j’apprécie énormément, Adèle Weiss.
Il m’aura fallu plusieurs mois pour me rendre compte de l’impact qu’a eu cette retraite sur moi. Je vais essayer de partager avec vous mon expérience.

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