Un café s’il vous plait #2: des livres, le ménage d’Instagram, prendre son temps

Deuxième édition de « Un café s’il vous plait »: une catégorie pour vous tenir au courant de mes questionnements, recherches, états d’âmes. L’idée est de partager avec vous où j’en suis sans forcément en faire un long article car tous les sujets ne s’y prêtent pas. C’est spontané, non réfléchi. Disons que c’est une légende Instagram en plus long 😉

C’est parti !

Boulimie de livres

J’ai des périodes comme ça où je ne peux pas m’empêcher de lire plusieurs heures par jour. On pourrait se dire que c’est génial et même donner l’impression que je suis Ô combien intellectuelle (alors que… vraiment pas) mais la vérité est que ces périodes concordent en général à celles où j’éprouve des difficultés dans certaines sphères de ma vie. Les livres deviennent rapidement ma béquille, mon échappatoire avec l’espoir de trouver des solutions au passage.

Alors depuis début décembre j’ai lu.

Je me suis dit que même si je n’avais pas encore trouvé les réponses à mes questions (normal, elles sont en moi et non pas perdues entre deux feuillets), je pouvais quand même vous parler des livres qui sont passés sous mes yeux.

  • Harry Potter 1, 2, 3
  • Chez soi, Mona Chollet
  • Tout Quitter, Anais Vanel
  • La Disparition de Josef Mengele, Olivier Guez
  • La Réconciliation, Lily Barbery
  • Le Silence des Etoiles, Sanaa K
  • Au Soleil Couchant, Hwang Sok-yong
  • Nosaka aime les Chats, Nosaka Akiyuki
  • Sorcières, Mona Chollet (en cours de lecture)
  • Everything is Figureoutable, Marie Forleo (en cours de lecture)

Je n’ai pas forcément envie de partager avec vous mon avis concernant ces livres car s’il y a bien un sujet où chacun a une sensibilité unique c’est la lecture. Alors même si certains livres m’ont moins parlé que d’autres, ce n’est pas dit qu’ils ne vous emporteront pas dans un tourbillon d’émotions et deviendront un souvenir marquant qui vous accompagnera tout au long de votre vie. Par contre, je peux vous dire que j’ai été happée par Harry Potter, encore et toujours. Ma dernière lecture remonte à 4 ans environ donc j’ai eu la joie de pouvoir re-découvrir certains passages que ma mémoire avait oublié, comblant les trous avec les adaptations cinématographiques. Il n’y a pas à dire: certes je n’ai jamais eu de doudou en peluche mais la série Harry Potter joue ce rôle.

Je ne sais même pas où j’ai trouvé le temps de lire tout ça. En me levant le matin, en faisant des petites pauses la journée, à la pause déjeuner, dans le train, dans le métro… Rares sont les jours où je n’ai pas été accompagnée d’un livre.

Ces périodes si particulières me rappellent celles de mon enfance où je lisais un livre par jour pendant les vacances d’été. Surtout un été particulier où je lisais, lisais, lisais. On m’avait expliqué que je devais me calmer sur la lecture et lire plus lentement. Mais tout ce que je retiens est cette sensation commune aux deux périodes : la peur du changement, le besoin d’être rassurée et de me sentir entourée grâce aux personnages des livres. Étonnement, je crois me souvenir que cette période précise concorde exactement avec les vacances où j’ai eu mes premières règles et donc mes premières journées à vivre recluse pliée en deux de douleurs (mais on avait pensé à une indigestion car je refusais d’admettre l’hypothèse des règles… Mais c’était avant de voir 2 jours plus tard que ce que je pensais être le pire était arrivé).

Instagram : Reprendre à zéro

Ceux qui me suivent sur Instagram ont peut-être remarqué une chose étrange : je n’ai plus de post visible sur mon compte. Ca m’a pris un matin. Sans crier gare. Il fallait que tout disparaisse. J’ai tout archivé avant même d’avoir fini mon petit-déjeuner. Ce n’était pas prévu, et je n’ai aucune idée de ce que je vais faire de mon compte.

Je n’y trouve plus ma voix.

Je n’arrive plus à savoir ce que j’ai envie de partager.

Et je me dis : le temps que je passe à écrire les légendes, ne serait-ce pas mieux que je le passe à écrire des articles ? De cette manière pas de limite de caractère, je peux m’épancher autant que je le souhaite.

J’ai aussi fait (encore et encore !) le ménage dans les comptes que je suis pour ne garder que ceux dont j’ouvre les stories (qui est pour moi le signe que j’ai envie de savoir ce qu’il se passe pour eux).

Parfois je me demande: mais elle serait comment ma vie si je n’avais plus ces points de comparaison constants dans ma poche ? Bien sûr, je trouverais la possibilité de me comparer autrement mais est-ce que cela réduirait l’opportunité ? Est-ce que m’éviter de voir autant d’images chaque jour me permettrait d’être moins tiraillée dans mes envies ?

Donc à voir, mon compte instagram est en friche et ce pour un temps indéterminé. Si cela vous intéresse, je pourrais bien sûr vous tenir au courant si je ressens des changements vis-à-vis de ma relation à Instagram. Pour l’instant, ce serait comme un break où j’ai besoin de prendre du recul. Qu’est-ce que je veux retirer de cette plateforme ?

30 jours de yoga

Comme vous avez pu le remarquer, je suis dans une période assez floue depuis quelques mois. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je me tourne toujours vers le yoga et la méditation lorsque j’ai besoin de retrouver mon chemin. Comme les livres, c’est devenu un réflexe avec le temps. Pendant que les livres me permettent de m’enfuir, et le yoga me force à faire face à mes émotions.

Je ne sais pas trop pourquoi, l’idée de faire 30 jours de yoga s’est immiscée dans ma tête.

Alors bien sûr, il y a le challenge de la chaîne Youtube Yoga with Adriene. Je n’ai jamais suivi le calendrier. J’ai déjà fait un des challenges mais en plein mois de juillet juste parce que j’en avais envie. Cette fois, en voyant la communication sur le compte Instagram d’Adrien Mischler, je me suis dit « mmh. Je peux toujours m’inscrire. ». On verra.

Finalement, et comme pour beaucoup de choses, j’ai eu envie de le faire à ma sauce.

Je garde ses vidéos comme base mais j’ai commencé les 30 jours le 30 décembre 2019 où le programme n’avait pas encore commencé. Aussi, certains jours je vais à des cours de yoga collectif, donc si je ne fais pas la vidéo du jour, je la fais le lendemain et ce n’est pas grave. Le jour où j’écris je ne suis qu’au jour 10 du programme alors que dans « mon » programme, j’en suis au quinzième jour dont 2 jours où je n’ai pas fait de yoga. Tant pis.

Je ne fais pas un challenge.

J’expérimente.

Il y a 2 jours où je n’en ai pas fait et je n’ai ni honte, ni ne ressent de culpabilité.

Ces sentiments n’ont pas leurs places dans ma pratique du yoga.

J’ai envie de voir ce que je ressens si je fais du yoga tous les jours. Ni plus, ni moins. Je veux juste essayer autre chose, bouger la routine et observer si cela provoque des émotions, des idées, des réponses. Je souhaite créer cette bulle dans mon quotidien où je peux juste être Là. Et rien d’autres.

De. La. Simplicité. (et pas de performance !)

(Si vous vous demandez combien de temps durent les vidéos du « vrai » challenge de Yoga With Adriene: la première dure 45 mins mais celles d’après sont autour de 25 minutes)

Et voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Des petites réflexions concernant ma vie en ce moment. Est-ce que vous vous y retrouvez aussi ? Est-ce que vous aussi ces derniers mois sont pleins de questionnements, de remise en question ?

A très vite,

Sibylle

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Un café s’il vous plait #1 – Définir des priorités, Yoga & Méditation, Faire un break, Résolutions 2020

Une année de Freelance bien remplie

Décembre commence à tirer sa révérence et la nouvelle décennie montre le bout de son nez. J’ai moins écrit cette année pour plusieurs raisons et l’une d’entre elle est que j’ai dû constamment prioriser, prioriser, prioriser.

J’ai compris il y a quelques années que pour que je sois bien dans ma tête, je devais faire attention à ce que j’acceptais dans mon agenda. C’est un réel problème de mon côté: je suis contente que l’on me propose des choses et lorsque j’entame une nouvelle semaine je découvre que j’ai plusieurs deadlines, plusieurs rendez-vous, plusieurs engagements, qu’ils soient pro ou perso. Je finis essorée, triste, une serpillière. Pour éviter cela, j’ai donc décidé de PRIORISER. Toujours, tout le temps. Même si cela a créé des frictions (et pas qu’un peu) autour de moi car cette année j’ai priorisé ma vie professionnelle.

C’est ma première année de freelance complète et j’avais des objectifs précis concernant la prospection, des stratégies à mettre en place, et bien sûr l’aspect financier.

Ce ne fut pas simple. Loin de là.

En Septembre j’ai dépassé le premier palier que je m’étais fixé.

Fin décembre, j’ai dépassé le deuxième palier.

Donc oui, j’ai fait face à de l’incompréhension dans ma vie personnelle, même peut-être à un peu de méchanceté sur certains bords, mais tant pis. Je ne pouvais juste pas tout faire pour tout le monde, et je savais que mes projets pro passaient cette année avant les desiderata des uns et des autres.

Cette année fut tellement riche à ce sujet. J’ai eu des projets intéressants, stimulants et de véritables rencontres humaines se sont passées. Je m’aventure dans 2020 avec le coeur rempli de joie avec la preuve que « le monde du travail » n’est pas un monde avec des personnes sans foi ni loi si vous arrivez à bien vous entourer. En 2019 j’avais eu de grandes déceptions mais 2020 m’a rassuré: les belles personnes existent, partout autour de moi et travailler ensemble est un régal.

La confiance en moi prend petit à petit racine et c’est un pas de géant.

A noter, si vous êtes intéressés par le sujet, je ne vais spécialement en parler beaucoup sur ce blog car j’en parle déjà beaucoup sur mon compte instagram professionnel ! Là aussi, dans la création de contenu, j’ai dû prioriser !

Du silence, de la méditation, et peu d’Asanas

Ces derniers mois marquent un tournant dans ma pratique du yoga. En 2018 j’avais besoin de feu, de suer, de me prouver que j’étais capable alors que 2019 m’a amené doucement vers l’introspection. Des moments de recueillement, de silence pour être plus à l’écoute de mon intuition. Le yoga nidra a pris une place de choix dans mon quotidien. Allongé, je me laisse emporter par les visualisations.

Je fais des pratiques près du sol, douces, qui me calment et me réconfortent. C’est comme si je n’avais plus envie de me prouver quoi que ce soit. Je sais que la force est là et ce dont j’avais besoin c’était surtout un long moment de calme. J’ai principalement pratiqué dans l’intimité de ma chambre (parfait pour une bonne chialade sur un Chien Tête en Bas bien placé) alors que l’année précédente était sous le signe de l’énergie collective.

En 2020 je chercherai peut être un peu plus l’équilibre en alternant plus souvent mes pratiques. Néanmoins, je ne peux que souligner l’importance de créer du temps pour être en silence avec soi même, sans bouger, sans se distraire dans le mouvement. J’ai connu des cours incroyables où le Vinyasa m’amenait dans un état de méditation complet mais je trouve ça tellement plus challengeant de faire cela sans bouger. On a tendance à fuir ces moments et la méditation m’aide à faire face finalement. Assise, je sens mon corps qui se tortille, ma tête qui se balance de droite à gauche, j’éprouve beaucoup de résistance à rester immobile.

Pour la période de Noël que j’ai passé auprès de mes parents, je me suis offert un pass dans un studio de yoga où j’ai pu prendre autant de cours que je le souhaitais pendant 10 jours. J’en ai profité pour tester les différentes alternatives et j’étais heureuse de voir dans le planning un cours de kundalini et de nidra disponible ! Je sais que je me répète mais dès que je recommence à faire du yoga plusieurs fois par semaine, j’ai cette sensation d’être de « retour à la maison » (-> dans mon corps). Il m’arrive parfois de ressentir à la fin du cours une chaleur qui se répand légèrement au dessus de mon nombril, une joie légère et innocente. La joie d’être là, rien de plus.

Faire un break

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être que j’ai eu plusieurs problèmes techniques de natures différentes me forçant à réécrire partiellement cet article. Ce qui est étonnant c’est que ces problèmes surviennent à un moment où j’ai reçu plusieurs messages m’encourageant à faire une pause, une vraie. Une où je passe la journée à ne rien faire, à recharger mes forces pour l’année à venir. Pourtant, mon cerveau se dit plutôt l’inverse: pourquoi est-ce que je ne pourrais pas profiter de cette pause pour justement écrire un article ? Comme cela fait des mois qu’ils arrivent au compte goutte, cela semblait plutôt opportun d’utiliser ce temps libre.

Cette année j’ai eu beaucoup de mal à poser des mots sur les changements profonds en train de se faire. Je vois bien que j’ai fait énormément de progrès avec ma psychologue mais je n’ai pas le recul nécessaire pour écrire à ce sujet. Au début du processus, tout changeait tellement rapidement, tellement radicalement, qu’il n’était pas difficile de l’expliquer ou d’en parler: c’était visible, concret, tangible. C’était là et les changement étaient compréhensibles par tout le monde. Là, on rentre dans une zone beaucoup plus grise. Il n’y a pas de grand changement radical à la surface dont je peux témoigner car je suis dans une partie difficile à modifier.

Disons que j’imagine souvent ma vie comme un jardin. Au début, je désherbais, je taillais, je faisais des grands travaux en surface alors le résultat bien que demandant beaucoup d’efforts, donnait très vite des résultats dans l’esthétique du jardin. Je voyais bien qu’il était beaucoup mieux qu’avant, que je m’y sentais plus à l’aise. Là, je ne fais plus du jardinage paysager, je suis plutôt en train de changer l’éco système en profondeur et cela nécessite de mettre en jachère certaines partie du jardin, de retourner la terre, de remodeler tout ce qui s’y trouve. Donc c’est plus difficile de noter les avancements. Ils sont souvent de l’ordre du ressenti.

Par exemple, j’ai l’impression d’avoir une vision beaucoup plus tranchée des choses. Dans des moments d’intense émotions, une partie de moi se laisse encore emporter mais une autre reste de marbre, toujours stable et analyse la situation avec un recul étonnant. Ce n’est encore qu’un balbutiement, certes.

Des résolutions pour la nouvelle année ?

J’ai beaucoup aimé l’année dernière de décider d’un mot pour donner l’intention de l’année à venir. Le mot que j’avais choisi à l’époque était Libération, ce qui a très souvent trouvé écho au fil des mois. Il y a mille manières de se libérer… des idées reçues, des pensées limitantes, des habitudes qui ne vous apportent plus rien, des choses en trop dans votre vie, des injonctions que vous entendez autour de vous… C’était un mot assez fort et assez vaste pour me porter dans les moments de doute. Je savais que j’étais sur ma route et que je faisais ce qu’il fallait (pour moi).

Pour l’année prochaine, j’ai demandé à avoir du Courage.

Malgré toutes mes avancées cette année (je ne suis définitivement pas la même personne que celle de janvier dernier), je commence à rentrer dans une zone de forte turbulence dans ce grand chapitre de ma vie qu’est celui que je vis depuis quelques années et que nous pourrions appeler « Grand Ménage de Printemps ».

J’ai pu faire un bon état des lieux cette année et mieux comprendre certains endroits où le bat blesse dans mon cas pour me sentir bien.

Bien sûr, il y a en a certains qui me paraissent insurmontables.

C’est trop grand, ça me fait trop peur. Certains sujets me terrifient, je ne rigole pas.

Affronter ces situations me ramène illico à l’état d’un enfant apeuré, et c’est assez ridicule (mais faut pas avoir honte).

Donc voilà.

Après cette magnifique année où j’ai pu commencer à déployer mes ailes de manière assez fulgurante, j’espère que cette année m’amènera le courage nécessaire pour trier là où je dois trier, couper là où je dois couper, et dire non quand il le faut.

Et vous, c’est quoi le mot que guidera votre année 2020 ?

27 ans : mes envies pour l’année à venir

Hey ! Cela fait déjà plus d’un an que vous suivez mes pérégrinations sur ce blog ! C’est fou, non ? Je vous avais déjà écris pour mes 26 ans, une année qui fut charnière. Comment seront mes 27 ans ? Prospère, je l’espère. J’espère que la transformation sera aussi juste que l’année précédente et aussi riche en apprentissages.

J’avais commencé à écrire l’article il y a quelques jours mais j’avais d’emblée adopter un ton beaucoup trop sombre pour un article que je souhaitais léger. Ma peur du temps qui passe avait de toute évidence pris le contrôle de mes doigts tapant sur le clavier.

Oui, aujourd’hui j’ai simplement envie de partager mes espoirs pour l’année à venir. Je n’ai pas envie de grande réflexion, introspection, doute, ou émotions. Mon anniversaire reste pour moi un sujet aussi joyeux que sensible (comme pour beaucoup je l’imagine), je préfère donc me rouler dans l’aspect positif comme s’il s’agissait d’une couette protectrice.

Que dit-on à la nostalgie de l’enfance sans responsabilité ? NOT TODAY. (mais reviens demain)

J’ai commencé l’année de mes 26 ans pouvoir imaginer ce qui m’attendrait. C’était bien, c’était challengeant, c’était frustrant et gratifiant. Rien n’a été simple et pourtant j’ai pu voir de belles augures régulièrement. Je pense avoir plus grandi entre mes 25 et 27 ans qu’entre mes 20 à 25. Même si la différence était sûrement là, j’imagine qu’elle fut beaucoup moins marquante.

Bon alors, je veux quoi ?

(à noter : pour garder la spontanéité dans l’écriture de cet article, les listes ne sont pas faites par ordre d’importance)

Pour l’année à venir, j’aimerais + de

…de musique

Ces dernières années, pour protéger mes oreilles, j’ai écouté beaucoup moins de musique. Pourtant, je me rends compte ces dernières semaines que l’émotion que procure la musique serait sûrement la bienvenue. Lors de la première écriture de cet article, j’écoutais le mix Haim de Spotify, et je me suis souvenu que cela me faisait toujours beaucoup de bien.

…de danse

J’ai une relation très conflictuelle avec la danse depuis mon adolescence. J’adore danser dans les foules compactes, me sentant happée dans le mouvement, sautant et me dandinant comme un seul homme avec ces inconnus autour de moi. Par contre, ces dernières années, la danse presque rituelle que je pratiquais surtout en concert, comme la musique, a perdu de l’importance dans ma vie. Je me suis éloignée de ce corps qui se perd et sue à l’unisson. Ce n’est que récemment que je me suis rendue compte à quel point mes pieds étaient vissés au sol. J’ai perdu une certaine connexion avec mon corps et il me semble important de la retrouver. Je pensais essayer de danser seule chez moi, mais pour l’instant je n’ai même pas réussi à faire ça. Affaire à suivre.

…d’océan ou d’eau en général

Plus le temps passe, plus je ressens un appel à l’eau. Pourtant, je suis la dernière personne que vous verrez à la piscine municipale. Je n’y arrive plus. L’eau froide. L’odeur. Le regard de l’autre. La sensation de devoir faire des longueurs alors que j’ai juste envie de profiter de ce moment. Juste le corps dans l’eau. Je suis remplie de peurs autour de l’eau, pourtant il fut un temps où j’étais « un petit poisson ». L’eau était un élément où je me sentais bien et l’environnement autour m’importait peu. Après tant d’années, je re-découvre cet appel. Cet été, j’ai eu envie de me jeter dans l’eau, de m’y glisser de sentir le poids, l’immersion, les vagues mais je n’ai pas réussi à céder. Pas encore. A noter: l’année dernière, à la veille de mes 26 ans, j’avais réussi à me baigner dans une piscine privée. Cela faisait probablement 10 ans que je n’avais pas réussi à faire ça. C’était un très grand moment d’émotion de retrouver cette sensation.

Je pense que cet appel de l’eau n’est pas uniquement lié à l’expérience dans l’eau. Etre à proximité d’une grande zone d’eau où je peux tremper les pieds me rend déjà très heureuse.

… »Trust your fucking guts Sibylle« 

Ce que j’ai appris cette année, c’est que je peux vraiment me faire confiance. Avant, je ne pouvais pas me fier à ma boussole interne car l’anxiété l’avait complètement déréglé. Avec plus d’un an de travail avec ma psychologue, je commence à enfin être à l’écoute de mon intuition (et non pas de mes peurs). Apprendre à s’écouter, à sonder ce qu’on ressent et prendre des décisions en conséquence.

Il faut que je continue à aller vers là où je sens que je dois aller car il y a quelque chose en chemin que j’ai envie d’apprendre. Toutes les expériences n’ont pas été positives, mais tous ces moments désagréables m’aident à aiguiser la finesse de mon intuition.

C’est un soulagement de se rendre compte qu’on peut se faire confiance.

On est capable.

…Connaissance de soi

Ahlalala. Encore beaucoup de temps passé avec moi même en perspective ! Qu’il est intéressant de se découvrir. Faire des choses dont on ne se croyait pas capable. Remettre en question les mots avec lesquels on se définie. Se demander pourquoi on fait tel ou telle chose. Pour qui je le fais ? Apprendre à se connaître est une étape étrangement simple et compliquée (simple : tout est déjà là en nous, compliqué : il faut être honnête avec soi même et je découvre que l’humaine aime se berner de narrations pour éviter de se regarder droit dans les yeux). L’exploration du Soi est fascinant. J’aime autant que ça me rend inconfortable. J’aime donc beaucoup ça.

…Prendre plus de photos

Je me rends compte que j’ai aussi perdu cette habitude : prendre des photos souvenirs avec mon téléphone. J’ai bien compris l’année dernière que je n’avais plus envie de trimbaler un réflex avec moi, mais j’ai vraiment envie d’avoir plus de photos du monde extérieur. Finalement, je ne prends des photos que chez moi ou pour montrer quelque chose qui m’a étonné dans la rue.

J’aimerai donc reprendre le pli d’immortaliser les jolis moments ou les jolies choses que je croise.

…Trouver mon style

Bon. En soi, c’est un peu trop radical dit comme ça. J’ai déjà un style vestimentaire mais certaines choses ne me conviennent plus. L’année dernière j’avais envie de ré-équilibrer un vestiaire majoritairement noir, bleu marine, vert foncé. J’avais envie d’inviter la lumière avec des éléments plus clairs. Un pantalon blanc est venu égayer ma penderie, par exemple. Avec mon changement capillaire, radical lui pour le coup, certaines tenues que j’adorais ne me plaisent plus autant qu’avant. Je vais garder l’oeil sur mon envie pour comprendre ce qui doit changer.

Pour l’année à venir, j’aimerais – de …

…Sorties à l’extérieur (restaurant + verres)

LE pôle de dépense que je n’arrive pas à gérer. Ca me rend folle. Je n’ai aucun self control sur ce point. J’ai envie de blâmer en partie Paris puisqu’il y est assez difficile d’avoir une vie sociale épanouissante sans se couper un bras mais c’est bel et bien moi qui fait le code de ma carte bancaire et non la ville de Paris…

Pour l’année à venir, j’aimerais autant de …

  • de yoga (mon allié contre vents et marées)
  • de temps pour moi (pour savoir où aller)
  • de lectures (pour m’inspirer)
  • d’avion (c’est-à-dire zéro)

Minimalisme #4: 30 choses qui ont changé dans ma vie [1/2]

Bonjour tout le monde 🙂

Voici un article en deux parties sur le Minimalisme ! Je continue la série d’articles qui avaient été commencé au début du blog où nous avions parlé des livres, des blogs et comptes instagram qui m’ont inspiré et d’actions toutes simples à mettre en place dans votre vie car gratuites. Ce mouvement est rentré dans ma vie depuis plus d’un an maintenant et avec cette fin d’année propice aux bilans, j’ai décidé de prendre un peu de recul pour observer les changements qui se sont opéré dans mon quotidien.

L’idée n’est pas de vous montrer « Hey, regardez tout ce que je fais ! » (car je suis très très loin de l’idéal et c’est pas grave) mais plutôt pour vous donner des idées que vous pouvez vous même appliquer si l’envie vous dit.

N’oubliez pas que c’est un cheminement, et que n’ayant pas un caractère obsessif du type « tout ou rien », je vais tranquillement pas à pas vers ce qui me semble mieux par rapport à mes valeurs. J’avance à mon rythme, je lis des articles sans me flageller, j’apprends, je découvre, j’essaye. Je ferais peut-être un article pour contrebalancer ceux-ci où je noterais mes axes d’amélioration pour l’année à venir.

Je vous avais déjà expliqué que ma découverte du Minimalisme m’a mené au mouvement zéro déchet. Les deux, même s’ils ne sont pas équivalents, sont fortement liés dans mon quotidien.

Les problématiques qui ont été soulevées quand j’ai découvert le Minimalisme ont trouvé écho dans le zéro déchet car j’ai commencé à remettre en question ma consommation et mon impact sur l’environnement.

Cet article mélangera les deux, ne soyez pas surpris.

Donc, au final, qu’est-ce-que j’ai changé dans ma vie ?

Réduction drastique des achats inutiles (vêtements, décoration, accessoires)
Le fait le plus marquant est mon arrêt quasi complet des achats compulsifs liés aux vêtements ou aux accessoires divers et variés. Pourtant, ce n’était pas gagné. J’avais l’habitude d’acheter pleins de petites choses de petits montants pour « me faire plaisir » et je faisais régulièrement des virées shopping après le travail seule ou accompagnée. Comment y suis-je parvenu ? Je liste au fur et à mesure ce qui me fait envie ou ce dont j’ai besoin. C’est uniquement après réflexion que je décide de passer à l’achat.

Je vous en avais déjà abordé la problématique dans cet article : Restreindre mes achats vestimentaires: 1 an après

Cycles menstruels zéro déchet
Il est étonnant que ce point vienne en second, on pourrait penser que c’est quelque chose qui passerait au second plan mais c’est ce qui m’est venu en tête naturellement. C’est vrai que c’est un véritable changement de faire ça. Avoir une approche différente vis-à-vis de ses règles est un travail de fond. On remet en question plus d’une décennie (pour moi) d’habitudes liées aux règles. Aussi, changer ce point permet de voir à l’oeil nu ses déchets diminuer. Ca fait plaisir ! Plus de confort et meilleur pour la planète. Bingo ! L’utilisation des toilettes dans la salle de bain est devenue quasiment inexistante, c’est fou.

A noter: je n’ai pas encore vécu le cycle menstruel zéro déchet en voyage, car cela aussi demandera de revoir mes habitudes. 

Achats alimentaires en magasin bio
J’habite à Paris et j’ai la chance d’avoir à proximité 2 Bio C Bon, 1 Biocoop et 1 Naturalia où je peux aller à pieds. J’ai choisi le Biocoop qui n’est pas le plus près car dans celui là ils ne mettaient pas d’étiquette collante pour la pesée des fruits et légumes.

Est-ce que ça me coûte plus cher ? Non. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas tentée par toutes les m*rdes que j’achetais dans ma supérette (sucreries principalement). Mon budget a naturellement diminué. Bien sûr, vous pouvez succomber de la même manière dans le Biocoop pourtant j’ai remarqué que je garde la tête froide lorsque j’y vais sans me sentir frustrée, je ne saurais l’expliquer !

Je complète mes courses en allant dans ma supérette mais j’y achète des choses précises. Les écarts se font moindre.

Changement dans ma salle de bain
Bon. Je ne me suis jamais maquillée donc je peux pas savoir ce que c’est de devenir minimaliste lorsqu’on avait l’habitude d’avoir plusieurs dizaines de produits de beauté. Néanmoins, il y a eu du nouveau dans cette pièce.

Adieu coton tige, bonjour oriculi.

J’ai aussi opté pour une alternance entre shampoing solide et shampoing en bouteille plastique (je vous avais prévenu que je n’étais pas là pour montrer ma perfection). Le shampoing solide est acheté en vrac dans des magasins spécialisés (ex. O bocal à Nantes où j’adore faire un tour). Concernant cette fameuse bouteille en plastique, elle dure depuis… le mois de juin si mes souvenirs sont bons et j’écris ces lignes fin novembre. Je n’utilise qu’une petite lichette à chaque fois. Pour le gel douche, je suis passée au pain de savon sans aucun soucis.

Autre point, le déodorant. J’essaye de n’en mettre uniquement lorsque je risque d’en avoir besoin (chaleur, cours de yoga, rendez-vous qui m’inquiète, etc). Au début mon corps a semblé émettre encore plus d’odeur. SOS. J’ai eu l’impression ensuite qu’il avait retrouvé son équilibre. J’ai utilisé pendant des mois l’huile essentielle de Palmarosa, et j’utilise un non recommandable quand je n’en ai plus.

(autres détails: brosse à dent compostable, je n’ai mis du vernis à ongle uniquement 3 fois en 2018)

Penser à l’impact de mes achats
Acheter c’est tellement agréable, c’est tellement fun. J’aime cette sensation d’être une nouvelle personne avec un charisme tout neuf lorsque je porte un nouveau manteau… alors pourquoi irais-je me poser des questions sur sa fabrication ? On a pas envie de penser à la réalité derrière le produit lorsqu’on fait du shopping. Treat yo’self ! Ce dont j’ai envie c’est de ne penser qu’à ma pomme, n’est-ce pas ? Plus maintenant.

J’évolue. J’apprends à ne pas uniquement penser à mon petit plaisir. Je pense à ce qu’impliquent mes achats. J’essaye de penser plus à la vision globale et au cycle de vie du produit. Création, production, acheminement, traitement des déchets… Voir cela de manière plus globale et non pas uniquement mon utilisation. J’essaye de favoriser le seconde main quand c’est possible (saviez-vous qu’il était compliqué de trouver des diffuseurs d’huiles essentielles pas chers sur Le Bon Coin Paris ? Parcours du combattant).

Comprendre que j’ai un rôle à jouer
Au final, le minimalisme m’a apporté l’envie d’être responsable de ma vie, de reprendre le contrôle de mon bateau. En me penchant sur mes possessions matérielles, tout un mécanisme s’est mis en route. Je faisais le tri dans mes affaires, oui. C’est bien. Mais j’ai eu besoin de faire le tri dans ma vie en conséquence. Analyser ce qui devait être gardé ou ce qui devait être mis de côté. Se débarrasser de ce qui ne nous élève pas comme pourrait le formuler certains. Je n’avais plus à être victime des circonstances, il existait des choses qui pouvaient être modifiées de mon côté.

Certes j’ai compris que je pouvais devenir le moteur de ma vie, mais j’ai aussi compris l’importance que nous avions de manière individuelle. C’est nous souvent qui décidons où nous mettons notre argent.

Voir les emballages, le plastique, les déchets partout
Une fois que vous vous êtes un peu penché sur le mouvement zéro déchet et que cela résonne en vous, les emballages ainsi que les déchets abandonnés dans l’espace public vous sautent aux yeux. Je ne sais pas comment il est possible que pendant tant d’années tout ce qui traînait au sol ne m’agressait pas visuellement. Je ne trouvais pas Paris propre, ça c’est sûr, mais il y a toute une partie que je ne voyais pas. Les mégots par exemple. Je ne supporte plus de voir les gens les balancer au sol comme si de rien n’était. Certains jettent un rapide coup d’oeil dans leur périmètre immédiat, ne considérant même pas les poubelles à plus de trois mètres d’eux puis abandonnent leur clope au sol. Ca.me.rend.malade. Vous êtes des millions à faire ce geste de manière quotidienne, vous êtes importants à échelle individuelle.

Idem, révolte lorsque je constate que des gens abandonnent leurs déchets en forêt, sur la plage, à l’arrêt de bus, sur le bord d’une fenêtre… Nous, adultes, donnons l’exemple de gamins mal éduqués. Nous devons changer.

Me sentir oppressée dans les hyper ou supermarchés
Je ne pensais pas que ce changement de vie aurait un tel impact concernant ma sensibilité aux lieux de consommation. J’ai toujours détesté aller dans les hypermarchés (comme une majorité des français qui qualifient ce moment de « corvée ») mais ce n’était pas un moment aussi désagréable que ça. Maintenant, j’ai envie que le moment s’arrête le plus vite possible. Je ne m’y sens pas à ma place. Qu’est-ce-que je fous là ?

J’ai toujours eu un intérêt particulier pour le circuit de distribution alimentaire, je ne pourrais pas vous expliquer pourquoi mais déjà pendant mes études de Design c’est vers ces problématiques que je me penchais. Elles m’intriguent. J’ai même fait mon mémoire de fin d’études sur le Commerce de Proximité Alimentaire à Nantes.

Pendant de longues années, j’arrivais à mettre mon cerveau en « off » lorsque j’allais faire un tour là bas. Je n’arrive plus à faire ça. Acheter de la nourriture nécessite une confiance dans la personne/l’endroit où vous l’achetez. Cette confiance est partie.

Idem pour les supérettes car les produits sont les mêmes. Il est vrai que je m’y sens plus à l’aise puisque souvent la personne qui tient l’endroit est présente. On peut mettre un visage humain. Bien sûr, je vois bien l’impact économique des grandes surfaces sur l’emploi, mais si nous pensons à l’échelle d’un éco système, ces mêmes grandes surfaces peuvent aussi sonner le glas des petites villes et étonnement les rendre moins attractives. Elles donnent de l’emploi mais en même temps peuvent finalement devenir un fardeau pour la ville.

Bref, rien n’est complètement noir. Rien n’est complètement blanc.

Je ne fais que survoler des points qui méritent d’être abordés très, très longuement. Si c’est un sujet qui vous intéresse vous trouverez énormément de livres, d’essais ou de thèses sur le sujet. C’est passionnant et abordent des thématiques extrêmement différents. Psychologie, Social, Economique, Urbanisme, Politique..

Galérer pour les picnics
Après m’être emportée sur le point précédent, voici une remarque plus légère. J’ai fait plusieurs picnics cette année, que ce soit pour déjeuner dans le train ou en vadrouille lors de randonnées pédestres. Je n’ai pas encore de beeswrap j’ai donc utilisé du plastique pour les emballer.

Aussi, j’ai eu du mal à anticiper mon besoin, je me suis donc retrouvée à plusieurs reprises à acheter des ingrédients dans une supérette avec des emballages autour (ex. Concombre sous vide, la joie !). Il faudrait que je me fasse une liste d’idées de sandwichs que je pourrais faire de manière zéro déchet (et sans tomate, sans salade car je n’arrive jamais à la finir, sans viande, sans ceci sans cela… bref, je suis compliquée)

Lessive maison qui ne coûte rien du tout
Je suis vraiment heureuse d’avoir commencé à faire ma lessive maison. Au début, j’étais un peu perplexe. J’avais peur que cela me coûte finalement plus cher ou que cela me demande beaucoup de temps pour la préparer. Cela fait plus d’un an que j’ai commencé à l’utiliser et pour l’instant je ne compte pas revenir à l’ancienne lessive.

J’utilise la recette de Lily Fairly mais je rajoute des gouttes d’huile essentielle d’Ylang Ylang. Je sais que certaines personnes ont tellement l’habitude des lessives avec des odeurs fortes qu’elles n’arrivent pas à passer le cap sur le long terme. Elles ne retrouvent pas cette odeur de « propre » (raccourci de l’esprit) et donc ont l’impression que leurs vêtements sont … sales.

Chez mes parents les lessives n’ont jamais eu des odeurs très fortes donc je ne connais pas ce problème. J’avais déjà du savon de Marseille qui attendait d’être utilisé, j’ai uniquement acheté le bicarbonate de soude ainsi que les cristaux de soude. Pour l’instant je suis très, très loin d’avoir fini ces ingrédients. J’en suis à mon deuxième savon de Marseille de l’année dont je fais les copeaux moi même et je vais sûrement devoir racheter de l’huile essentielle dans les mois à venir.

Résultat: 1 an, environ 10€ de dépensés pour la lessive.

Combien de temps je mets ? Je passe environ 20 minutes auprès de ma casserole, et je laisse refroidir quelques temps (25 minutes je dirais).

Avoir des sacs en tissus pour les fruits et légumes, c’est trop bien
Oui. Un détail qui fait une véritable différence chez moi. J’utilise mes sacs en tissu pour les ingrédients que j’achète en vrac mais aussi pour les fruits et légumes. De cette manière, je n’utilise pas les sacs en patates ou les sacs en papier lorsque je fais les courses. C’est vraiment un geste qui ne demande aucun effort, vous pouvez l’adopter dès demain !

A noter: j’étais triste de voir que ceux que j’avais commandé avaient été fabriqués au Bangladesh alors ne faites pas la même que moi 🙂 Vous trouverez pleins de petits comptes instagram vous en proposant faits mains en France. Je n’ai pas testé mais je trouve les sacs Apop trop mignons !

On a le choix de choisir entre Zara, une option slow fashion, de la seconde main voire rien du tout
Comme vous aviez pu le voir dans mon article sur mon budget de fringue, je n’ai pas réussi à atteindre mon but. Ce n’est pas grave car mon résultat est déjà meilleur comparé à ce que c’était avant. Personne ne nous force la main à acheter des vêtements issus de la fast fashion, c’est quelque chose que j’ai mis beaucoup de temps à comprendre. Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours aimé acheter de seconde main surtout pour la décoration, non pas pour le côté écolo mais uniquement pour la joie de partir à la chasse et arriver à mes fins dans le budget que je m’étais fixé.

Après quelques années à m’en éloigner, j’y reviens donc. Mes dernières baskets sont de seconde main ainsi que mes affaires de « ski », ma cafetière à piston, mon pull marin tant attendu, etc. Je dois retrouver la patience qu’implique le processus mais je retrouve aussi la joie de tomber sur pile poil la chose qu’il me fallait.

La semaine dernière, je ne sais pas pourquoi l’idée d’un nouveau pull qui me tiendrait chaud m’a traversé l’esprit. J’en ai même vu en dépôt vente qui correspondait à mon envie et qui était à un prix accessible. Pourtant, la pensée suivante m’est venue en tête « Sibylle, tu n’as pas besoin de pulls, tu en as déjà bien assez. Mets les tiens d’abord avant d’en acheter de nouveaux ». Cette petite voix avait raison.

J’ai certes le choix de là où je mets mon argent, mais j’ai aussi le choix… de ne pas dépenser. Cela aussi est quelque chose qui m’est difficile à comprendre. Tant d’années sans se poser de questions, ça laisse des réflexes. Si je peux payer, pourquoi ne le ferais-je pas ? Damn.

Prendre le temps de cuisiner même si je n’aime pas ça. Mon estomac me remercie.
Je n’aime pas cuisiner. Vraiment pas. D’autant plus que j’adore les plats préparés. Sincèrement. Pendant plusieurs années j’ai mangé tous les midis le même petit plat de chez Picard. La perspective d’être nourrie sans faire d’effort m’emplit de joie. Le problème, c’est que j’ai une digestion difficile et les maux de ventres très fréquents. Depuis que je cuisine mes plats, je n’ai quasiment plus à me plaindre de ces douleurs. Elles sont devenues rares. Je me souviens avoir passé des après midis entiers au travail à avoir envie de rentrer chez moi tellement j’avais mal (mais travailler quand même tel le petit robot que je suis). C’est à priori de l’histoire ancienne.

On peut aussi noter que c’est une bonne chose de savoir d’où viennent chacun de vos ingrédients et surtout de savoir qu’il n’y a rien de rajouté autre que ce qui était nécessaire. (A écouter si cela vous intéresse: l’émission Grand bien vous fasse de France Inter « Comment débusquer les mensonges de l’agro-alimentaire ?« )

Je me mouche avec des mouchoirs en tissu. J’ai une pochette pour les ranger, ne paniquez pas.
Pour certains, les mouchoirs pourraient être un bien petit détail. Ils n’en utilisent presque jamais car ils ont la chance d’avoir les nasaux rarement obstrués. Ce n’est point mon cas. J’ai toujours besoin d’avoir des mouchoirs à disposition et quand j’attrape un rhume c’est souvent très violent, bref, j’utilise beaucoup de mouchoirs. Je suis passée aux mouchoirs en tissu comme lorsque j’étais enfant. Ma mère s’inquiétant de l’aspect hygiénique de la chose (enfin… de manière relative. Elle a quand même vu l’état de ma chambre lorsque j’utilisais des mouchoirs en papier et ce n’était clairement pas hygiénique) je me suis cousu une petite pochette pour pouvoir glisser mes mouchoirs utilisés dedans. Mon nez vit maintenant au paradis. Pourquoi ? Parce que les mouchoirs en papiers étaient beaucoup trop rugueux pour ma pauvre petite peau. Vous vous souvenez des gerçures autour des narines lors d’un gros rhume ? Eh bien, je n’en ai plus car le coton est tout doux.

Mes tenues ressemblent à des uniformes et je m’en fous.
Comme beaucoup de personnes, j’avais l’habitude de mettre qu’une infime partie de mes vêtements. J’ai maintenant accepté que mes tenues soient devenus mes uniformes et que je n’ai pas tout le temps besoin d’avoir de nouvelles pièces. Je répète les tenues et mélange à l’infini car ce n’est pas grave. J’avais l’habitude de me prendre la tête le matin pour m’habille car mes tenues étaient répétitives et peu créatives et travaillant en entreprise avec des personnes de mon âge, je ne pouvais m’empêcher de me dire que les gens devaient me juger. Spoiler alert: on s’en fout.

On se revoit la semaine prochaine pour la deuxième partie de cet article 🙂

A bientôt !

Sibylle