Un café s’il vous plait #1 – Définir des priorités, Yoga & Méditation, Faire un break, Résolutions 2020

Une année de Freelance bien remplie

Décembre commence à tirer sa révérence et la nouvelle décennie montre le bout de son nez. J’ai moins écrit cette année pour plusieurs raisons et l’une d’entre elle est que j’ai dû constamment prioriser, prioriser, prioriser.

J’ai compris il y a quelques années que pour que je sois bien dans ma tête, je devais faire attention à ce que j’acceptais dans mon agenda. C’est un réel problème de mon côté: je suis contente que l’on me propose des choses et lorsque j’entame une nouvelle semaine je découvre que j’ai plusieurs deadlines, plusieurs rendez-vous, plusieurs engagements, qu’ils soient pro ou perso. Je finis essorée, triste, une serpillière. Pour éviter cela, j’ai donc décidé de PRIORISER. Toujours, tout le temps. Même si cela a créé des frictions (et pas qu’un peu) autour de moi car cette année j’ai priorisé ma vie professionnelle.

C’est ma première année de freelance complète et j’avais des objectifs précis concernant la prospection, des stratégies à mettre en place, et bien sûr l’aspect financier.

Ce ne fut pas simple. Loin de là.

En Septembre j’ai dépassé le premier palier que je m’étais fixé.

Fin décembre, j’ai dépassé le deuxième palier.

Donc oui, j’ai fait face à de l’incompréhension dans ma vie personnelle, même peut-être à un peu de méchanceté sur certains bords, mais tant pis. Je ne pouvais juste pas tout faire pour tout le monde, et je savais que mes projets pro passaient cette année avant les desiderata des uns et des autres.

Cette année fut tellement riche à ce sujet. J’ai eu des projets intéressants, stimulants et de véritables rencontres humaines se sont passées. Je m’aventure dans 2020 avec le coeur rempli de joie avec la preuve que « le monde du travail » n’est pas un monde avec des personnes sans foi ni loi si vous arrivez à bien vous entourer. En 2019 j’avais eu de grandes déceptions mais 2020 m’a rassuré: les belles personnes existent, partout autour de moi et travailler ensemble est un régal.

La confiance en moi prend petit à petit racine et c’est un pas de géant.

A noter, si vous êtes intéressés par le sujet, je ne vais spécialement en parler beaucoup sur ce blog car j’en parle déjà beaucoup sur mon compte instagram professionnel ! Là aussi, dans la création de contenu, j’ai dû prioriser !

Du silence, de la méditation, et peu d’Asanas

Ces derniers mois marquent un tournant dans ma pratique du yoga. En 2018 j’avais besoin de feu, de suer, de me prouver que j’étais capable alors que 2019 m’a amené doucement vers l’introspection. Des moments de recueillement, de silence pour être plus à l’écoute de mon intuition. Le yoga nidra a pris une place de choix dans mon quotidien. Allongé, je me laisse emporter par les visualisations.

Je fais des pratiques près du sol, douces, qui me calment et me réconfortent. C’est comme si je n’avais plus envie de me prouver quoi que ce soit. Je sais que la force est là et ce dont j’avais besoin c’était surtout un long moment de calme. J’ai principalement pratiqué dans l’intimité de ma chambre (parfait pour une bonne chialade sur un Chien Tête en Bas bien placé) alors que l’année précédente était sous le signe de l’énergie collective.

En 2020 je chercherai peut être un peu plus l’équilibre en alternant plus souvent mes pratiques. Néanmoins, je ne peux que souligner l’importance de créer du temps pour être en silence avec soi même, sans bouger, sans se distraire dans le mouvement. J’ai connu des cours incroyables où le Vinyasa m’amenait dans un état de méditation complet mais je trouve ça tellement plus challengeant de faire cela sans bouger. On a tendance à fuir ces moments et la méditation m’aide à faire face finalement. Assise, je sens mon corps qui se tortille, ma tête qui se balance de droite à gauche, j’éprouve beaucoup de résistance à rester immobile.

Pour la période de Noël que j’ai passé auprès de mes parents, je me suis offert un pass dans un studio de yoga où j’ai pu prendre autant de cours que je le souhaitais pendant 10 jours. J’en ai profité pour tester les différentes alternatives et j’étais heureuse de voir dans le planning un cours de kundalini et de nidra disponible ! Je sais que je me répète mais dès que je recommence à faire du yoga plusieurs fois par semaine, j’ai cette sensation d’être de « retour à la maison » (-> dans mon corps). Il m’arrive parfois de ressentir à la fin du cours une chaleur qui se répand légèrement au dessus de mon nombril, une joie légère et innocente. La joie d’être là, rien de plus.

Faire un break

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être que j’ai eu plusieurs problèmes techniques de natures différentes me forçant à réécrire partiellement cet article. Ce qui est étonnant c’est que ces problèmes surviennent à un moment où j’ai reçu plusieurs messages m’encourageant à faire une pause, une vraie. Une où je passe la journée à ne rien faire, à recharger mes forces pour l’année à venir. Pourtant, mon cerveau se dit plutôt l’inverse: pourquoi est-ce que je ne pourrais pas profiter de cette pause pour justement écrire un article ? Comme cela fait des mois qu’ils arrivent au compte goutte, cela semblait plutôt opportun d’utiliser ce temps libre.

Cette année j’ai eu beaucoup de mal à poser des mots sur les changements profonds en train de se faire. Je vois bien que j’ai fait énormément de progrès avec ma psychologue mais je n’ai pas le recul nécessaire pour écrire à ce sujet. Au début du processus, tout changeait tellement rapidement, tellement radicalement, qu’il n’était pas difficile de l’expliquer ou d’en parler: c’était visible, concret, tangible. C’était là et les changement étaient compréhensibles par tout le monde. Là, on rentre dans une zone beaucoup plus grise. Il n’y a pas de grand changement radical à la surface dont je peux témoigner car je suis dans une partie difficile à modifier.

Disons que j’imagine souvent ma vie comme un jardin. Au début, je désherbais, je taillais, je faisais des grands travaux en surface alors le résultat bien que demandant beaucoup d’efforts, donnait très vite des résultats dans l’esthétique du jardin. Je voyais bien qu’il était beaucoup mieux qu’avant, que je m’y sentais plus à l’aise. Là, je ne fais plus du jardinage paysager, je suis plutôt en train de changer l’éco système en profondeur et cela nécessite de mettre en jachère certaines partie du jardin, de retourner la terre, de remodeler tout ce qui s’y trouve. Donc c’est plus difficile de noter les avancements. Ils sont souvent de l’ordre du ressenti.

Par exemple, j’ai l’impression d’avoir une vision beaucoup plus tranchée des choses. Dans des moments d’intense émotions, une partie de moi se laisse encore emporter mais une autre reste de marbre, toujours stable et analyse la situation avec un recul étonnant. Ce n’est encore qu’un balbutiement, certes.

Des résolutions pour la nouvelle année ?

J’ai beaucoup aimé l’année dernière de décider d’un mot pour donner l’intention de l’année à venir. Le mot que j’avais choisi à l’époque était Libération, ce qui a très souvent trouvé écho au fil des mois. Il y a mille manières de se libérer… des idées reçues, des pensées limitantes, des habitudes qui ne vous apportent plus rien, des choses en trop dans votre vie, des injonctions que vous entendez autour de vous… C’était un mot assez fort et assez vaste pour me porter dans les moments de doute. Je savais que j’étais sur ma route et que je faisais ce qu’il fallait (pour moi).

Pour l’année prochaine, j’ai demandé à avoir du Courage.

Malgré toutes mes avancées cette année (je ne suis définitivement pas la même personne que celle de janvier dernier), je commence à rentrer dans une zone de forte turbulence dans ce grand chapitre de ma vie qu’est celui que je vis depuis quelques années et que nous pourrions appeler « Grand Ménage de Printemps ».

J’ai pu faire un bon état des lieux cette année et mieux comprendre certains endroits où le bat blesse dans mon cas pour me sentir bien.

Bien sûr, il y a en a certains qui me paraissent insurmontables.

C’est trop grand, ça me fait trop peur. Certains sujets me terrifient, je ne rigole pas.

Affronter ces situations me ramène illico à l’état d’un enfant apeuré, et c’est assez ridicule (mais faut pas avoir honte).

Donc voilà.

Après cette magnifique année où j’ai pu commencer à déployer mes ailes de manière assez fulgurante, j’espère que cette année m’amènera le courage nécessaire pour trier là où je dois trier, couper là où je dois couper, et dire non quand il le faut.

Et vous, c’est quoi le mot que guidera votre année 2020 ?

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27 ans : mes envies pour l’année à venir

Hey ! Cela fait déjà plus d’un an que vous suivez mes pérégrinations sur ce blog ! C’est fou, non ? Je vous avais déjà écris pour mes 26 ans, une année qui fut charnière. Comment seront mes 27 ans ? Prospère, je l’espère. J’espère que la transformation sera aussi juste que l’année précédente et aussi riche en apprentissages.

J’avais commencé à écrire l’article il y a quelques jours mais j’avais d’emblée adopter un ton beaucoup trop sombre pour un article que je souhaitais léger. Ma peur du temps qui passe avait de toute évidence pris le contrôle de mes doigts tapant sur le clavier.

Oui, aujourd’hui j’ai simplement envie de partager mes espoirs pour l’année à venir. Je n’ai pas envie de grande réflexion, introspection, doute, ou émotions. Mon anniversaire reste pour moi un sujet aussi joyeux que sensible (comme pour beaucoup je l’imagine), je préfère donc me rouler dans l’aspect positif comme s’il s’agissait d’une couette protectrice.

Que dit-on à la nostalgie de l’enfance sans responsabilité ? NOT TODAY. (mais reviens demain)

J’ai commencé l’année de mes 26 ans pouvoir imaginer ce qui m’attendrait. C’était bien, c’était challengeant, c’était frustrant et gratifiant. Rien n’a été simple et pourtant j’ai pu voir de belles augures régulièrement. Je pense avoir plus grandi entre mes 25 et 27 ans qu’entre mes 20 à 25. Même si la différence était sûrement là, j’imagine qu’elle fut beaucoup moins marquante.

Bon alors, je veux quoi ?

(à noter : pour garder la spontanéité dans l’écriture de cet article, les listes ne sont pas faites par ordre d’importance)

Pour l’année à venir, j’aimerais + de

…de musique

Ces dernières années, pour protéger mes oreilles, j’ai écouté beaucoup moins de musique. Pourtant, je me rends compte ces dernières semaines que l’émotion que procure la musique serait sûrement la bienvenue. Lors de la première écriture de cet article, j’écoutais le mix Haim de Spotify, et je me suis souvenu que cela me faisait toujours beaucoup de bien.

…de danse

J’ai une relation très conflictuelle avec la danse depuis mon adolescence. J’adore danser dans les foules compactes, me sentant happée dans le mouvement, sautant et me dandinant comme un seul homme avec ces inconnus autour de moi. Par contre, ces dernières années, la danse presque rituelle que je pratiquais surtout en concert, comme la musique, a perdu de l’importance dans ma vie. Je me suis éloignée de ce corps qui se perd et sue à l’unisson. Ce n’est que récemment que je me suis rendue compte à quel point mes pieds étaient vissés au sol. J’ai perdu une certaine connexion avec mon corps et il me semble important de la retrouver. Je pensais essayer de danser seule chez moi, mais pour l’instant je n’ai même pas réussi à faire ça. Affaire à suivre.

…d’océan ou d’eau en général

Plus le temps passe, plus je ressens un appel à l’eau. Pourtant, je suis la dernière personne que vous verrez à la piscine municipale. Je n’y arrive plus. L’eau froide. L’odeur. Le regard de l’autre. La sensation de devoir faire des longueurs alors que j’ai juste envie de profiter de ce moment. Juste le corps dans l’eau. Je suis remplie de peurs autour de l’eau, pourtant il fut un temps où j’étais « un petit poisson ». L’eau était un élément où je me sentais bien et l’environnement autour m’importait peu. Après tant d’années, je re-découvre cet appel. Cet été, j’ai eu envie de me jeter dans l’eau, de m’y glisser de sentir le poids, l’immersion, les vagues mais je n’ai pas réussi à céder. Pas encore. A noter: l’année dernière, à la veille de mes 26 ans, j’avais réussi à me baigner dans une piscine privée. Cela faisait probablement 10 ans que je n’avais pas réussi à faire ça. C’était un très grand moment d’émotion de retrouver cette sensation.

Je pense que cet appel de l’eau n’est pas uniquement lié à l’expérience dans l’eau. Etre à proximité d’une grande zone d’eau où je peux tremper les pieds me rend déjà très heureuse.

… »Trust your fucking guts Sibylle« 

Ce que j’ai appris cette année, c’est que je peux vraiment me faire confiance. Avant, je ne pouvais pas me fier à ma boussole interne car l’anxiété l’avait complètement déréglé. Avec plus d’un an de travail avec ma psychologue, je commence à enfin être à l’écoute de mon intuition (et non pas de mes peurs). Apprendre à s’écouter, à sonder ce qu’on ressent et prendre des décisions en conséquence.

Il faut que je continue à aller vers là où je sens que je dois aller car il y a quelque chose en chemin que j’ai envie d’apprendre. Toutes les expériences n’ont pas été positives, mais tous ces moments désagréables m’aident à aiguiser la finesse de mon intuition.

C’est un soulagement de se rendre compte qu’on peut se faire confiance.

On est capable.

…Connaissance de soi

Ahlalala. Encore beaucoup de temps passé avec moi même en perspective ! Qu’il est intéressant de se découvrir. Faire des choses dont on ne se croyait pas capable. Remettre en question les mots avec lesquels on se définie. Se demander pourquoi on fait tel ou telle chose. Pour qui je le fais ? Apprendre à se connaître est une étape étrangement simple et compliquée (simple : tout est déjà là en nous, compliqué : il faut être honnête avec soi même et je découvre que l’humaine aime se berner de narrations pour éviter de se regarder droit dans les yeux). L’exploration du Soi est fascinant. J’aime autant que ça me rend inconfortable. J’aime donc beaucoup ça.

…Prendre plus de photos

Je me rends compte que j’ai aussi perdu cette habitude : prendre des photos souvenirs avec mon téléphone. J’ai bien compris l’année dernière que je n’avais plus envie de trimbaler un réflex avec moi, mais j’ai vraiment envie d’avoir plus de photos du monde extérieur. Finalement, je ne prends des photos que chez moi ou pour montrer quelque chose qui m’a étonné dans la rue.

J’aimerai donc reprendre le pli d’immortaliser les jolis moments ou les jolies choses que je croise.

…Trouver mon style

Bon. En soi, c’est un peu trop radical dit comme ça. J’ai déjà un style vestimentaire mais certaines choses ne me conviennent plus. L’année dernière j’avais envie de ré-équilibrer un vestiaire majoritairement noir, bleu marine, vert foncé. J’avais envie d’inviter la lumière avec des éléments plus clairs. Un pantalon blanc est venu égayer ma penderie, par exemple. Avec mon changement capillaire, radical lui pour le coup, certaines tenues que j’adorais ne me plaisent plus autant qu’avant. Je vais garder l’oeil sur mon envie pour comprendre ce qui doit changer.

Pour l’année à venir, j’aimerais – de …

…Sorties à l’extérieur (restaurant + verres)

LE pôle de dépense que je n’arrive pas à gérer. Ca me rend folle. Je n’ai aucun self control sur ce point. J’ai envie de blâmer en partie Paris puisqu’il y est assez difficile d’avoir une vie sociale épanouissante sans se couper un bras mais c’est bel et bien moi qui fait le code de ma carte bancaire et non la ville de Paris…

Pour l’année à venir, j’aimerais autant de …

  • de yoga (mon allié contre vents et marées)
  • de temps pour moi (pour savoir où aller)
  • de lectures (pour m’inspirer)
  • d’avion (c’est-à-dire zéro)