La marche : une habitude, un outils

Hier soir, je regardais les stories Instagram d’une connaissance de lycée faisant un périple à travers l’Europe en marchant. Je ne sais pas ce qui a déclenché cette petite révélation en moi mais je me suis rendue compte que la marche avait, dès que j’ai eu de l’autonomie, une place prépondérante dans mes mécanismes instinctifs pour remonter mon moral.

Depuis que je peux marcher librement (c’est-à-dire sans le regard inquisiteur d’un adulte surveillant mes faits et gestes), donc depuis mon entrée au collège, j’ai pour habitude de partir vagabonder. Je ne pourrais énumérer toutes les fois où prise par le mal être adolescent, j’ai marché sans but plusieurs heures. La marche a trouvé sa place dans ma vie dans les moments difficiles comme dans les moments agréables où j’ai simplement le désir de marcher sous le ciel bleu et de m’aérer l’esprit.

Ce qui m’intéresse particulièrement est que je n’en ai jamais fait une activité à part entière. Mon envie va et vient sans même que je l’analyse. Je ne tracke pas mes distances, je n’ai aucune idée de ma fréquence. Partir marcher 20 minutes, 1 heure, 4 heures… Ca n’a aucune importance pour moi. Je ne me dis pas « maintenant, je vais toujours fait tel trajet à pieds ». Aucune obligation, aucune pression.

Marcher, c’est apprécier mon corps qui bouge. C’est la sensation d’avancer quand je me sens bloquée. C’est sentir le vent et le soleil sur ma peau. Marcher c’est prendre possession de la ville dans laquelle je me trouve. Marcher c’est aussi m’octroyer du temps et de l’espace. Je n’ai pas besoin de lieux exceptionnels. Parfois je marche, je monte une côte et pouf, un endroit banal nous donne un point de vue inattendu. Parfois cela n’arrive pas. Je ne sais combien de temps j’ai passé à errer dans les quartiers résidentiels de Nantes, ou dans mon quartier à Paris.

Je n’ai jamais théorisé sur la marche, je n’ai même pas de chaussures dédiées. Je n’ai fait que très peu de « vraies » randonnées dans ma vie (j’entends par là des randonnées qui demandent matériel spécialisé et préparation du trajet). Même à ce moment là j’ai fait preuve d’une grande ignorance en achetant le modèle premier prix pour les chaussures. Mauvaise, très mauvaise idée.

Au final, je vois mon acte de partir marcher de la même manière que je vois ma tendance à profiter d’un petit déjeuner en terrasse chez mes parents ou mes séances de lecture au parc: mon instinct est intact. Je sais profiter des petites choses, je sais ce qui me fait du bien au quotidien et je priorise ce besoin. (En plus, toutes ces petites choses sont moins coûteuses qu’un A/R à Bali 😉 )

Vous trouverez des livres, des articles, des émissions radio ou télévision vous parler des bienfaits de la marche et au final, ce n’est pas vraiment de ça dont je parle dans cet article. Je n’ai pas le souhait de perpétuer une quelconque injonction (« Marchez 45 minutes par jour et vous vous sentirez X% mieux qu’avant », « Faites du bien à votre corps, marchez ! »).

Non, je souhaite plutôt souligner tout n’a pas à être formalisé, cadré, noté, tracké, analysé. Pas besoin de se mettre dans une case. Pas besoin d’être un randonneur ou d’être sportif. Peut-être que je n’irais pas marcher dans les semaines à venir, qui sait ? Quand je me lève, je ne me dis pas « Aujourd’hui, je vais marcher ! ». Ca se décide sur l’instant. Je ne cherche pas non plus à en tirer un bénéfice. Tant mieux si c’est bien pour mes jambes, mon coeur. J’y vais juste pour le plaisir de mettre 1 pas devant l’autre et observer.

Est-ce que vous aussi vous avez des habitudes comme ça que vous faites sans même vous en rendre compte ? Par exemple, vous sentez que votre moral décline alors vous allez naturellement prendre un café en terrasse ou que sais-je ?

Je vous souhaite un bon dimanche pour ceux qui lisent cet article le jour de sa sortie et bonne journée tout court à tous les autres 🙂

A bientôt !

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Les 10 bonnes habitudes que j’ai acquises (ou presque)

Vous vous souvenez de l’article que j’avais écris il y a quelques mois se nommant « Les 10 mauvaises habitudes que j’ai perdu (ou presque) » ? Comme j’adore écrire des listes, je me suis dit que ce serait une bonne idée de continuer sur ce principe mais cette fois avec des choses positives.

Comme d’habitude, je ne suis pas un petit robot qui fait tout parfaitement donc disons que cette liste est un récapitulatif de mes améliorations sur l’année passée. Je reste toujours mal à l’aise face aux personnes présentant certains aspects obsessionnels dans leurs habitudes et qui passent de tout à rien. Disons que ce n’est pas la manière dont je fonctionne. Je fais des efforts, parfois je passe une semaine avec aucun excès, un sans faute dans une vie équilibrée et d’autres semaines où j’en fais sans me culpabiliser. L’essentiel est de prendre de la hauteur, me suis-je améliorée sur le long terme ? Oui, bon. Pas besoin de me flageller dans ce cas là.

Spoiler alert: rien de révolutionnaire mais uniquement des petites habitudes qui font un grand changement si elles sont récurrentes et faites sans sentir de contrainte

Fun fact : points pensés avec l’aide de mon copain, l’article est donc certifié et véridique 😇

Faire du yoga + méditer en veux-tu, en voilà

Non, je n’allais pas le garder pour la fin pour éviter de pousser un gros soupir de « ON A COMPRIS SIBYLLE ! ». Nah, nah, nah.

J’ai cette sensation étrange que le yoga s’ancre de plus en plus dans toutes les parcelles de ma vie. J’imagine que nous pourrions parler de philosophie du yoga mais qui suis-je pour vous en parler dans la mesure où je n’ai aucune certification, aucune lecture théorique ? Je ne peux que vous partager mon expérience.

Plus de douceur, plus de compréhension, de patience et d’acceptation envers moi même et les autres. C’est tout cela qui arrive à s’immiscer dans mon quotidien et que j’attribue à ma pratique du yoga et de la méditation. C’est toujours difficile de lier cause et effet car la vérité: c’est un ensemble. Notre quotidien, notre vie est un éco-système et tout est lié. Ces choses positives sont liées à une problématique plus large qui est de prendre soin de moi, de faire des choix pour ma vie pour être plus à ma place.

Je ne ressens plus les bienfaits du yoga et de la méditation uniquement dans la pratique elle même. Ca s’ancre et ça vit avec moi lorsque je mange, lorsque je prends le train, lorsque je marche, lorsque je discute avec mes amis…

Ma pratique n’a rien d’impressionnante, n’a rien de spectaculaire, elle n’est plus liée à un objectif. Ces derniers mois elle existe pour elle même, je n’ai plus aucun jugement. Le mot progrès ne me frôle plus l’esprit. Je fais, mon corps retrouve le mouvement et tant mieux si « je m’améliore » mais ce n’est pas l’ambiance du moment. Ma pratique me réconforte, m’accompagne en fonction de mon niveau d’énergie et de mon humeur.

J’essaye de mettre en pratique ce dicton du « Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire. » (Saint François de Sales)

Si je ne vais pas bien, c’est le moment où je dois prendre le temps de me faire du bien. Lorsque je vais bien, je dois faire de la maintenance, lorsque je vais mal, cela devient urgent et prioritaire.

Limiter les scénarii catastrophes

Vous, mes chers amis angoissés, vous me comprendrez sur ce coup-là. Ca change une vie et pourtant c’est sûrement un des points les plus durs à modifier tellement l’habitude nous rassure autant qu’elle nous draine de l’énergie.

Les scénarii catastrophes. De mon côté, un exemple typique est lorsque je prends le train, il m’est déjà arrivé d’être à la gare plus d’une heure avant, au cas où. Aucun travaux de prévus sur mon chemin, aucune grève, aucun indice m’indiquant que je devrais faire particulièrement attention, mais on ne sait jamais

Le problème c’est qu’à force de penser à tout ce qui pouvait aller mal, je perdais le contact avec la réalité et je perdais un temps fou à réfléchir à toutes les options possibles pour toutes les situations que j’allais potentiellement rencontrer. L’angoisse montait. Combien de fois ai-je réellement dû faire face à un changement de plan à la dernière minute ? Une fois.

Maintenant, je limite. Quand je sens que je me construis un film dans ma tête qui prend des proportions ingérables, je me calme. Je pense à la probabilité la plus forte de tous les scénarii, je pense à 3 solutions possibles, et je me dis « tu vois, tu aurai des solutions face à ce problème. Pas besoin de paniquer maintenant. Tu verras sur le moment si tu as besoin d’y faire face. Most likely tout ira bien »

Et c’est vrai. La grande majorité du temps, tout va bien. Plus je m’en rends compte, plus j’arrive à ne pas imaginer le pire du pire.

Je pense que cette tendance à l’angoisse est, dans mon cas, liée à la confiance en soi. Je me sentais incapable de faire face à un problème inattendu donc j’anticipais tout (même une guerre ?!). Or, plus la confiance arrive, plus on commence à se dire « Oh, ben finalement, j’arrive à trouver des solutions, j’ai des ressources, et si je tombe face à un problème je trouverais des gens pour m’aiguiller »

C’est vraiment agréable de ne pas perdre toute cette énergie, de ne pas laisser l’angoisse monter. Trouver un équilibre entre l’anticipation qui est bénéfique et la spirale de la panique qui fatigue et rend le quotidien inconfortable à chaque instant.

Limiter ma prise de caféine

2 cafés allongés maximum par jour. Adieu les 6 cafés par jour ! On évite d’en prendre à chaque moment où on est confronté à l’ennui ou à la frustration. Vous ne serez donc pas étonné que mon angoisse ait baissé avec le temps.

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Faire mon lit le matin

Innovation récente !

C’est une habitude si petite et pourtant qui a beaucoup plus d’impact que ce que je pouvais l’imaginer. Prendre quelques secondes pour faire son lit, c’est faire place nette pour la journée alors que lorsque je laisse ma couette en boule, elle me semble beaucoup trop accueillante au cours de la journée. Je risque de m’y glisser pour une petite sieste (c’est rare, mais ça peut arriver).

Après, je ne vous dis pas que mon lit ne finit pas submergé par les vêtements lorsque je m’habille ! Néanmoins, j’ai ce moment de satisfaction où je me dis que je peux commencer la journée sereinement.

Noter les gratitudes

Je pense que je ne suis pas la seule à être tombée sur des articles divers et variés mettant en avant une étude disant que nous pouvions voir une amélioration de notre bien-être en notant tous les jours 3 choses positives de notre journée pendant un certain temps. Je n’ai jamais eu envie de tester particulièrement cette méthode mais lorsque je me suis retrouvée avec un tout petit carnet se prêtant parfaitement à l’exercice, je me suis dit que ça ne coûtait rien d’essayer.

J’ai essayé pendant douze jours d’affilés et c’est vrai que l’expérience m’a semblé très intéressante. Certains jours où j’étais un peu maussade le soir dans mon lit, je me penchais sur les 3 choses (minimum) à trouver dans ma journée. Je me rendais compte que ma journée avait été beaucoup plus agréable que ce que mon humeur laissait penser. A l’inverse, certains jours, je n’arrivais plus à m’arrêter tellement je trouvais des aspects positifs. Je notais tout, même un petit détail m’ayant fait du bien.

Au fur et à mesure de l’expérience, je me sentais plus attentive aux événements, même petits, car je me disais « Oh, je pourrais le noter dans le carnet ce soir ! ».

Comme quoi, j’étais perplexe face à un exercice si simple mais cela a plutôt bien marché sur moi. Je pense recommencer dans les jours à venir.

Lire, lire, lire

J’aime lire, et cela n’est pas nouveau. J’alterne des périodes où je n’en ressens pas le besoin pendant plusieurs mois et d’autres où je rentre en boulimie de bouquins. Depuis un an, j’enchaîne les livres, qu’ils me tombent dessus sans que je les ai choisi (comme les livres déposés dans l’entrée par mes voisins) ou trouvé au gré de mes périples chez Gibert Jeune.

Pendant quelques années, je ne lisais uniquement lorsque je souhaitais me relaxer. Maintenant, je comprends que mes lectures « sérieuses » sont aussi importantes que les lectures « légères ». Ce n’est pas quelque chose de superficiel de rire. Que ce soit des livres de fictions ou des essais, je comprends que c’est une activité qui m’est nécessaire pour être heureuse et pour me développer.

Quand je lis un livre sur la vente par exemple, c’est un temps que je dois valoriser au même titre que du « vrai » travail (sic). Il y a un livre que j’ai lu récemment et qui m’a beaucoup aidé à reprendre confiance ainsi qu’à me motiver. Le temps que j’ai consacré à la lecture de ce livre a été bien utilisé car il m’a permis de faire des actions avec de la valeur par la suite alors que j’aurai pu à la place faire des choses « rassurantes » donnant la sensation d’être productive mais qui ne m’aurait pas permis de prendre le recul nécessaire pour savoir dans quelle direction mener ma barque.

Les livres restent donc mes meilleurs amis, qu’ils concernent de la fiction ou non.

Moins me plaindre, positiver, relativiser

Je ne me suis pas levé un matin en me disant que j’allais moins me plaindre, j’ai encore des montées d’angoisse, ma situation est beaucoup plus précaire que celle d’il y a 1 an et demi. Pourtant, je n’ai pas la même attitude. Pourquoi ? C’est un mix entre plusieurs constats. J’ai (enfin !) compris que dans les situations qui me rendent malade, j’ai la capacité de tourner les talons et exprimer le fait qu’elles ne me conviennent pas. Le second constat est que j’ai enfin compris que dans la grande majorité, je peux décider de la manière dont je peux aborder la situation.

Tout n’est pas rose, mais je vois bien toutes les belles choses qui m’arrivent alors je les souligne, je prends le temps de les notifier. Tant pis si je me répète.

Lorsque mes pensées partent dans une spirale négative, j’essaye de mettre le hola. Je prends du recul.

Réduction des écrans après 22h

Heyyyyyyy oui, quand je vous dis que je suis une petite mamie dans mon coeur, je ne rigole pas. Ayant un sommeil léger et avec un passif d’insomnie pendant plusieurs années, j’ai conscience de la fragilité de l’équilibre du sommeil. De mon côté, j’ai tendance à ne pas réussir à m’endormir.

J’ai longtemps essayé de trouver mon rythme. J’ai testé plusieurs heures pour aller me coucher, ce qui m’a permis de découvrir qu’une fois minuit passé, je ne m’endors pas ou seulement après plusieurs heures.

Ensuite, j’ai senti que mon utilisation des écrans faisait partie des causes de mon sommeil capricieux. Comme vous pouvez le voir, j’ai tendance à faire de petites expériences juste « pour voir » si j’obtiens un résultat. Cette fois, j’ai essayé d’éteindre mon ordinateur et de ne plus regarder mon téléphone passé 22h. Bingo ! Je dors ! Je fais des nuits complètes ! (haha, on dirait un enfant) J’ai découvert que mon corps avait besoin de 9h de sommeil !

Se coucher à 22h c’est revoir toute sa routine. C’est remettre en question la notion de relaxation et repos après le travail. Je comprends avec le temps que regarder une série par exemple me fait du bien, mais si je la regarde le soir en semaine, elle m’est négative puisqu’elle influencera mon sommeil.

Mon sommeil a été une source de problème (directement ou indirectement) pendant tant d’années, que je suis soulagée d’avoir trouvé mon rythme. Alors oui, il faut que je me couche tôt pour avoir mes 9 heures de sommeil mais je me sens moins fatiguée, j’émerge plus vite au lever, je n’ai pas ce sentiment d’être décalée qui me colle à la peau quand mon sommeil est tronqué.

Certains verront cela comme un sacrifice de ne pas me coucher tard car je ne vais moins trainer mais finalement je sais que si je regarde à plus grande échelle, je fais ce qu’il faut.

(à noter, souvent je médite ou je fais du yoga avant de dormir, dans ces moments là j’ai l’impression qu’on devrait me donner un badge de « Moine Junior », hahaha)

Moins d’achat compulsif

Je ne vais pas beaucoup parler de ce point car j’ai déjà eu l’occasion d’en parler dans plusieurs articles.

Si cela vous intéresse :

Essayer, malgré la peur

En un an, j’ai essayé tant choses petites ou grandes qui me faisaient peur. Je ne compte plus les fois où j’ai fait quelque chose en ayant les jambes flageolantes, la sensation de perdre la raison et le doute m’envahissant une fois le point de non retour atteint. Dans notre vie quotidienne, nous sommes confrontés constamment à des situations qui nous sortent de notre confort. Ce sont des propositions qui viennent à nous et nous décidons d’y aller… ou non. On les voit passer et la plupart du temps nous avons tendance à dire « Non merci ». Avant, il n’y avait pas de doute: j’ai peur ? Alors, non sans façon (sauf si j’ai une probabilité de 90% de réussir). Maintenant, je me demande simplement si je suis intéressée, même si c’est challengeant. Si ça m’intéresse, ça vaut le coup. Sinon, non.

Cela n’a pas à être des choses impressionnantes, parfois les transformations les plus profondes peuvent se manifester dans les plus petits détails du quotidien. Créer ce blog ne m’a pas fait peur, par contre en parler publiquement m’a terrorisé. Le jugement me paniquait. Je me souviens que la perspective de faire une story pour annoncer l’ouverture du blog m’a pris un temps fou et m’a provoqué une montée d’adrenaline qui a mis plusieurs heures à descendre. Je n’avais jamais fait de story Instagram avant ça, et c’est à peine si je regardais ce que les autres faisaient (alors répondre aux stories… !). A l’echelle du monde, créer une story, ce n’est rien. C’est peanuts et ce n’est même pas l’équivalent d’une poussière. Pourtant, sauter pleins d’obstacles plus ou moins grand, m’a permis de prendre petit à petit confiance en mes capacités. On se rend compte que tout va bien. On survit.

Si je devais lister des événements que j’ai surmonté malgré la peur, je dirais de manière pêle-mêle: prendre le téléphone pour prendre un rendez-vous chez la psychologue, démissionner, créer le blog, créer mon e-book, mettre en pratique des techniques pour être visible sur internet même si j’avais la sensation de ne pas comprendre ce que je faisais, demander à tous mes amis sur facebook de liker la page d’A la Roze (j’ai cru mourir sur ce point là), appeler les impôts, envoyer mes premiers mails de prospection pour le freelance, refaire mon site professionnel entièrement avec un parti pris et en parler à tout le monde publiquement, aller à des événements de networking, parler de ma pratique du yoga et de la méditation (je ressens encore et toujours un sentiment de non légitimité), me proposer pour participer au podcast de Paroles de Yogi, parler à des gens sur Instagram, rencontrer des gens « dans la vraie vie » alors que nous nous sommes parlé que quelques fois, faire mes premières factures, utiliser le terme « développement personnel » même si je ne connaissais pas les grands noms ni les grands principes, j’ai décidé de faire confiance en mon instinct qui me disait que ce terme serait le plus approprié pour qualifier le blog, toutes les missions où j’ai dit oui sans laisser le temps à mon Moi anxieux de pointer le bout de son nez… (honnêtement, la liste pourrait continuer longtemps, ce qui est une bonne nouvelle mais je vais m’arrêter ici)

Vous avez souvent dû croiser cette phrase « Quand était la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ? ». J’ai la chance de pouvoir dire que cette année j’ai fait une nombre incalculable de choses pour la première fois. C’était flippant, dur, déstabilisant mais qu’est-ce que c’est gratifiant.

Et vous, c’est quoi les bonnes habitudes que vous avez pris ces derniers temps ?

Interview Créa #5: Anouk Corolleur, prof de yoga et coach

J’ai découvert Anouk grâce à la magie d’instagram. Parfois, vous ne pouvez pas expliquer pourquoi mais vous accrochez complètement au contenu. Vous scrollez, lisez, likez. Vous vous dites « Damn, j’aimerai connaître cette personne dans la vraie vie ». C’est ce que je me suis dit avec le compte d’Anouk. J’ai tout de suite ressenti une vague de bonnes ondes.

Qu’est-ce que j’y apprécie ? Sa multiplicité. Coach, professeur de yoga, fille de la montagne, surfeuse, baroudeuse, française mais expatriée pendant de longues années,… Une vie riche en sensation et en dépaysement.

Son compte instagram, au lieu de me miner le moral en m’offrant un moyen de comparaison m’encourage à m’accepter entièrement et en douceur. Comme dirait Marie Kondo, it sparks joy.

Anouk a eu la gentillesse de répondre à mon interview créa, et je pense que vous comprendrez rapidement pourquoi cette interview me tient à coeur: on y retrouve des thématiques récurrentes dont je vous parle à travers les articles de ce blog.

Bonne lecture, et merci Anouk !

Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Anouk, j’habite à Bordeaux et j’aide ceux qui veulent sortir de leurs émotions paralysantes pour vivre la vie dont ils rêvent à travers du coaching de vie, du yoga et de la méditation. Je suis une aventurière dans l’âme et depuis petite je suis à la recherche des sensations de glisse. J’ai grandi à Chamonix avec des parents passionnés de ski et de snowboard, puis à 17 ans je suis partie en Australie pour surfer. Cette culture de la glisse et de l’aventure m’a inspirée un mode de vie qui respecte l’environnement, qui me demande de prendre soin ma santé physique, mentale et émotionnelle.

T’es-tu toujours considérée comme une personne créative ?

UN GRAND NON. J’ai une grande sœur extrêmement « créative » au sens traditionnel du terme (bonne en peinture, dessin, art plastique…) du coup je crois que petite je me suis dit que je n’étais pas la créative de la famille. Si j’avais été un Schtroumpf j’aurai été Costaud, celui qui aime le sport. J’étais très bonne en danse, et c’est plus tard, que j’ai compris plus tard que ma créativité s’exprimait à travers le mouvement. Ça a été une grande réalisation car reconnecter avec mon pouvoir créatif voulait en fait dire: arrêter de me juger. Pour moi c’est arrivé lorsque j’avais 21 ans. 

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[…] je crois que petite je me suis dit que je n’étais pas la créative de la famille.
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Dans tes activités professionnelles, comment la créativité trouve-t-elle sa place ?

Dans la façon dont j’écris mon blog, mon site internet, mes posts instagrams, mes offres de services. Je n’essaie pas de rentrer dans le moule de développement personnel ou du yoga, mais au contraire d’incarner ces messages c’est à dire d’être moi-même. 

Comment vis-tu ta créativité ?

Pour que je créer un projet, il faut que je l’ai dans le corps, que sa possibilité me fasse trépigner des pieds et que l’idée tourne presque à l’obsession. Après je crois au principe de co-création. Je m’explique: Ce n’est ni toi, ni moi qui avons créé les océans, les arbres etc… Un fœtus grandi naturellement dans le ventre de sa mère. La mère n’a pas besoin de regarder son ventre chaque jour pour lui dire: POUSSE. Si la mère apporte de l’eau, de la nourriture et reste détendu, alors le reste se fera de manière naturelle et bientôt un beau bébé naîtra au monde. Il y a donc une force puissante de création dans l’univers qui permet à un enfant de devenir un adulte, à une graine de devenir un arbre etc… Lorsque nous voulons créer un projet, nous pouvons utiliser la même force de création. C’est à dire lui apporter ce dont il a besoin pour prendre forme mais sans stress, juste par amour de ce que nous voulons mettre au monde puis laisser la magie opérer. 

La créativité me semble être une notion cousine à la Liberté car c’est grâce à ce besoin que nous affirmons des choix qui peuvent sembler étranges car en dehors du schéma. Qu’en penses-tu ?

Oui complètement ! Créer sa propre réalité basé non pas sur « ce qui a toujours été fait » mais sur le champ infini des possibles. J’adore écouter des histoires insolites de gens qui ont créé de nouvelles voies, de nouvelles façons de vivre. C’est pour ça que voyager, voir, apprendre enrichi notre vocabulaire pour pouvoir créer de nouvelles réalité encore pas explorée. 

Parmi tes clients, as-tu remarqué un blocage au niveau de leur créativité ?

Oui je vois beaucoup de blocage, j’entends beaucoup de gens qui me disent: « Oh mais moi je suis pas créatif ». Je t’avoue que ça a presque tendance à m’énerver tellement c’est une croyance qui limite l’individu ! L’Homme est créatif par nature. Après au niveau des idées il y en a certaines qui vous animeront plus que d’autres. Ce sont celles qui vous font frétiller intérieurement qu’il faut choisir de développer. Les « mauvaises idées » ce sont celles qu’on fait par peur et pour combler son manque d’amour. Par exemple: Pour faire de l’argent ou pour avoir de la reconnaissance… Pour pouvoir trouver des idées qui nous font frétiller il faut prendre soin de notre santé émotionnelle car si on est stressé ou nerveux il sera difficile de sentir l’excitation d’une idée. D’où la méditation, les ballades en natures, le yoga etc… 

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« Oh mais moi je suis pas créatif » […] c’est une croyance qui limite l’individu ! L’Homme est créatif par nature.
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Ressens-tu l’impact du mental sur ta créativité ? Si oui, comment réagis-tu dans les moments où il te freine ?

Oui comme je viens de l’écrire, nos pensées et nos émotions sont extrêmement liées et peut bloquer notre créativité. Pour prendre soin de mon monde intérieur: je médite 10mn le matin et 10mn le soir, je mange sainement, je bois beaucoup d’eau, je fais du sport tous les jours (yoga ou cardio) et je me couche tôt. ça me permet d’avoir une base saine. Je ne crée jamais rien si je ne me sens pas centrée et inspirée, si je bloque je quitte mon ordi et je pars faire un tour dans la nature, je vois des amis, bref je me ressource.

As-tu des ressources qui t’ont aidé à trouver ta voie ou qui te motivent ?

  1. Comme par Magie de Elisabeth Gilbert – Pour mieux comprendre le voyage créatif. 
  2. Daily Love, growing into grace de Mastin Kipp – Pour une dose d’inspiration, de courage, de confiance en soi. 
  3. marieforleo.com – Pour m’aider avec mon business.
  4. Le stage « Trouver votre excellence en action » de Joel Guillon à Paris 

T’arrives-t-il de douter de tes capacités ? Comment arrives-tu à surpasser ce doute ?

OUI ! Le doute fait parti du processus normal de notre expérience humaine et surtout lorsqu’on se lance dans des gros projets! Hier j’ai regardé un documentaire qui s’appelle « The Dawn Wall » (grosse recommandation d’ailleurs). ça parle du grimpeur Tommy Caldwell et de son rêve d’escalader une paroie dans le parc de Yosemite qui avait été décrite comme impossible à escalader. On l’a critiqué, jugé, traité de fou… Mais il ne se laisse pas impressionner et travaille pendant 6 ans pour pouvoir faire naître son projet. Au cours de son aventure bien sûr il doute: « Est ce que c’est vraiment possible de faire ça? », mais il ne lâche rien et sa foi et sa détermination finissent par payer ! 

Quand je me fais prendre par le doute: déjà j’en prends conscience « Ah tiens c’est toi le doute » mais je ne rentre pas dans ses histoires en remettant toute ma vie en question. La joie que mon projet me procure me donne la certitude que je suis sur le bon chemin et il me permet de me sentir chaque jour épanouie et vivante! 

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Le doute fait parti du processus normal de notre expérience humaine et surtout lorsqu’on se lance dans des gros projets !
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En règle générale, penses-tu que le bonheur se choisit ? Si oui, comment cela se traduit-il dans ta vie quotidienne ?

Oui le bonheur se choisi, mais il faut prendre le risque d’être heureux… Car comme dirait le dicton anglais: « Misery likes company » (la misère aime la compagnie). Pour moi une pratique régulière de la méditation me parait primordial, ça me permet de faire des meilleurs choix dans ma vie quotidienne au lieu d’être prisonnière de schémas d’auto sabotage etc… 

Pour conclure, quel message souhaites-tu transmettre au gens sur leur créativité ?

Commencez à émettre la possibilité que vous êtes créatif et laissez vous surprendre.

Retrouvez Anouk:
⤅ sur son site http://anoukcorolleur.com
⤅ sur Instagram @anoukcorolleur

J’ai testé: une journée de retraite… à la maison

Oui, vous avez bien lu. Une retraite chez soi, sans rien ni personne pour faire l’animation. Etrange, n’est-ce-pas ? Même maintenant que j’ai testé ce concept, je ne sais toujours pas si nous pouvons appeler ça une retraite. Laissez-moi vous expliquer d’où ça sort:

Le concept

En lisant le magazine Respire il y a quelques mois, je suis tombée sur l’article  » Petite retraite at home » expliquant que nous pouvons nous créer notre propre événement et adapter cette idée de moment hors du temps où nous prenons le temps de penser à soi uniquement et à sortir de notre routine bien huilée du weekend. Originellement, le concept semble plutôt pensé pour les personnes n’arrivant pas à se dégager plusieurs jours de vacances ou ne pouvant pas se permettre le coût d’une retraite classique.

En lisant l’article, mes sourcils se sont levés pour plusieurs raisons: en restant chez soi, il me semble compliqué de réussir à créer « un moment qui compte » dont vous vous souviendrez pendant plusieurs années. Car c’est cela qui arrive pendant les retraites, des moments tellement forts que vous pouvez vous mettre à pleurer, à réaliser que vous alliez dans le mur encore et encore sans vous en rendre compte… Nous sommes en dehors de notre environnement routinier et de notre cercle familial, sans le poids de l’organisation, ce qui permet de reprendre contact avec nos envies personnelles. On se laisse porter par le flow et c’est d’autant plus facile que vous voyez les personnes autour de vous faire de même.

Alors, comment réussir recréer cet environnement sans une tierce personne pour nous faire des ateliers ou des cours ? Comment faire alors qu’on viendra vous interrompre toutes les demi-heures pour vous poser des questions ? Franchement, je n’ai pas vu l’intérêt de la chose.

Le déclencheur

Comme souvent, une information qui m’interpelle reste au fond de mon cerveau et continue à être analysée en arrière-plan. Un vendredi après-midi alors que je me sentais particulièrement fatiguée, l’idée m’est revenue en tête. J’ai soudain décidé que le lendemain j’allais tenter une « retraite silencieuse avec moi-même et uniquement moi-même » (dans la limite du possible, puisque n’habitant pas seule, je me voyais mal tourner les talons sans répondre à une question).

Vous vous dites donc « Mais… ce n’est donc pas une retraite silencieuse ? ». Si vous me connaissez depuis quelques temps, vous savez que je préfère faire les choses à ma sauce, et ne pas m’encombrer de dogmes rigides. Je prenais simplement la décision de limiter au maximum mes interactions avec le monde extérieur et que je ne serais pas à l’origine de ces contacts.

Qu’est-ce-que j’ai fait ?

Question légitime. Pendant cette journée, je n’ai fait qu’une chose : rien.

Je ne vous parle pas du « Ohlala, je n’ai rien fait de mon dimanche, j’étais étalée à regarder Netflix toute la journée », non, je vous parle du réel Rien. Choses que nous ne faisons que très rarement puisque même dans les transports en commun nous trouvons le moyen de combler ce vide en regardant notre téléphone ou en lisant.

Téléphone éteint, ordinateur éteint, télévision éteinte, radio éteinte. Rien.

J’ai passé le plus claire de mon temps à regarder dans le vide en réfléchissant. Pourtant, cela n’a rien à voir avec la mélancolie ou la dépression où nous regardons dans le vide car plus rien ne nous fait envie. Contre toute attente, c’était une expérience très joyeuse. J’ai passé ce temps dans ma chambre, à prendre le temps d’apprécier les sensations que j’avais dans mon lit et surtout à ressentir le temps qui s’écoulait extrêmement lentement. On oublie parfois que les minutes peuvent être longues. Que les heures peuvent sembler infinies. Malgré tout, au lieu de sentir un ennui profond, je me sentais maître de mon temps. C’est rassurant de voir qu’en réalité le temps était là, disponible. Je ne manque pas de temps, je l’utilise mal.

Ce temps de conscience avec soi même sans interruption est une denrée rare. Souvent, nous pensons aux choses que pourrions être entrain de faire à la place, ou nous pensons aux choses que nous ferrons plus tard. Dans cas ci, j’étais présente. Ni plus, ni moins. Je voulais profiter de ce temps que je m’offrais.

Remise en question

Ces moments avec moi-même sans distraction m’ont fait un bien fou. Je vous parle souvent de la sensation d’être aligné, d’être exactement où nous sommes supposés être. C’est dingue de se dire qu’un moyen pour y arriver ne demande… rien. Aucune dépense. Aucun investissement. Uniquement une prise de décision.

J’aurai pu penser aux courses que je serais aller faire à la place en temps normal, j’aurai pu élaborer ma future to do list… Il y a toujours quelque chose que nous pourrions être entrain de faire sauf que dans ce cas, j’avais décidé que ce que je devais faire c’était d’être pleinement dans mon repos.

A l’échelle de votre vie, est-ce grave de prendre quelques jours dans l’année pour ce genre d’expérience ? Vos courses peuvent attendre et si elles ne peuvent pas, organisez-vous pour qu’elles ne soient pas un problème. Vous prenez la décision, vous agissez en conséquence. Vous vous faites livrer, vous posez une journée, vous demandez à quelqu’un de vous aider… Vous trouvez une solution. Acceptez de vous faire du bien, agissez en fonction.

« Tu as vraiment passé toute la journée à réfléchir ? »

Je ne suis pas là pour vous vendre du vent, et je ne suis pas non plus un moine bouddhiste. Alors je préfère vous dire la vérité. Entre ces longues heures d’introspection non interrompues, j’ai quand même fait des choses mais qui ne demandaient pas d’allumer le téléphone/ordinateur/télévision/radio. J’ai lu tranquillement un livre et j’ai cuisiné sans regarder l’heure. Une journée comme les autres ? Personnellement, je ne me souviens pas d’une journée à je n’ai ni regardé un écran, ni regardé l’heure, ni parlé avec des gens, ni été distraite.

Ce moment passé était d’une grande valeur. J’ai bien peur que mes mots n’arrivent pas à retranscrire l’expérience que j’ai vécu. Ce n’était pas de la paresse. C’était un exercice de conscience sur la longueur.

Ce que j’en pense

Ecoutez… Je suis moi-même étonnée que cela m’ait fait autant de bien. Toute la journée s’est passée avec un rythme « naturel » que j’avais oublié. Qu’est-ce-que j’entends par là ? En ne faisant rien ou uniquement des petites activités sans écran et sans but, j’ai ressenti la longueur des secondes et des minutes qui s’écoulaient. Ca fait un bien fou. Pas d’instagram qui me fait perdre 5 minutes sans que je m’en rende compte. Pas de checkage intempestif de boîte mail…

Faire cette pause te rappelle que tu as du temps et que nous avons simplement la mauvaise manie d’en perdre dans des choses sans valeurs.

J’étais perplexe au début mais j’adhère finalement à l’idée de me créer un moment particulier où je ne suis disponible pour personne.

Même sur une courte durée comme une journée, on peut ressentir un bénéfice. C’est comme faire un reboot. On laisse le temps à notre cerveau de se reposer, à faire une vraie pause. Sans même essayer d’en avoir, 3 idées me sont venues car ce calme était propice pour que mon cerveau relie des points ensemble.

Alors oui, faites le ! Décidez d’une date, prévenez votre entourage pour qu’ils ne paniquent pas si vous ne répondez pas au téléphone, assurez-vous d’avoir le thé qui vous fait plaisir, le bon livre, la bonne couette, votre tapis de yoga à portée de main, bref entourez-vous de ce qui vous fait vous sentir bien ! Entourez-vous de ces jolies choses et hop, c’est parti !

Interview Créa #4 – Sophie Trem, entrepreneur et fondatrice The Good Mood Class

Je suis excitée comme une puce à l’idée de ce que je vais écrire: Sophie Trem du blog The Other Art of Living a eu la gentillesse de répondre à mon Interview Créa #2 ! Vous la connaissez sûrement déjà car nous sommes une soixantaine de milliers de personnes à la suivre sur instagram pour sa joie de vivre, son sens de la famille, les valeurs d’amour de l’autre et de l’amour de soi qu’elle véhicule.

Sophie fait partie des personnes que je souhaitais très très fort interroger pour cette catégorie: sa créativité et son goût du développement personnel sont bien connus. Les petites mains bienveillantes dans les coulisses de l’univers s’en sont mêlées (portant cette fois le doux prénom d’Angelika) et m’ont permises de lui envoyer mes questions.

Vous êtes prêts ? Les voici !

Ce que j’apprécie dans les images que tu postes, c’est la bonne humeur omniprésente. Par exemple, le dimanche où tu fêtais tes 20 ans de relation avec ton mari et que vous avez fait des aller-retours entre le jardin et la maison: cela aurait pu être une raison de frustration pour beaucoup mais cela n’a pas semblé l’être pour toi. As-tu toujours su voir le verre à moitié plein ou est-ce un travail sur toi ?

Hahha c’était un peu relou quand même tous ces allers retours 😉 J’ai vite remarqué que ça servait pas à grand chose de voir le verre à moitié vide, donc j’ai pris l’habitude de voir le bon côté des choses, c’est comme une gymnastique, à force de pratiquer ça devient naturel!

En règle général, penses-tu que le bonheur se choisit ? Si oui, comment cela se manifeste-t-il dans ta vie quotidienne ?

Oui tout à fait, à tout moment, chaque instant tu le crées, et tu le choisis donc le bonheur c’est ce que tu souhaites en faire, on peut être heureux avec peu. Pour moi le bonheur c’est être aligné entre mes convictions / propos et ce que je fais, en gros être bien dans ma tête et dans mes pompes !

Avant tu ne te considérais pas comme étant une personne créative. Y-a-t-il eu un moment clef où tu t’es rendu compte de ton propre potentiel ?

En fait je voyais bien que j’étais toujours attirée par le côté créatif mais je me disais que ce n’était pas pour moi, je n’étais pas dans cette case, c’est moi qui ne m’autorisais pas de l’être car je ne voyais pas par ce prisme les premières années de ma vie. Je pense qu’en effet instagram a beaucoup joué dans ce déclic, car pour la première fois je faisais quelque chose de créatif par moi même de A_Z , de la photo à la mise en scène, le stylisme, instagram à ses débuts était comme un carnet vierge sur lequel je posais de jolies choses sans savoir vraiment pourquoi.

A-t-il été facile pour toi d’accepter ta part créative ? Cela a-t-il été une remise en question de ce qui te définissait par rapport aux autres ?

C’était une libération plus qu’autre chose, je pouvais enfin être de l’autre côté, là où je m’éclatais vraiment, où le job était de rendre plus joli, plus communiquant le projet, toute la partie que j’aimais en fait. C’est comme si toute ma vie j’étais joueur de foot alors que ce que j’aime c’est être cheerleader LOL tu es au même endroit, mais tu ne fais pas du tout la même chose, et pourtant l’un a besoin de l’autre.

Pour moi le bonheur c’est être aligné entre mes convictions/propos et ce que je fais

— Sophie Trem, The Other Art of Living

En discutant avec toi, nous étions en accord à propos de notre conviction que tout le monde est créatif par nature. De part ton expérience, pourquoi les gens se définissent comme étant pas créatif ?

Tout le monde peut être créatif je pense, mais tout le monde ne l’est pas forcément et n’en a peut être pas envie? Créatif a une dimension artistique, c’est-à-dire une part de mystère que l’on ne maîtrise pas vraiment en fait, et je pense que souvent les gens aiment être rassurés et faire des choses qui rentrent plus dans des cases, et pour moi il n’y a pas de problème à ça tant que ça leur plait! Mais il y a en effet de la créativité partout.

As-tu ressenti le poids des injonctions de la société lors de tes changements de vie ? As-tu ressenti une incompréhension de ton entourage ?

Evidemment , imagine a mon grand âge 😉 Au début j’ai dû me boucher les oreilles pour ne pas me laisser influencer et tenir bon, car tout le monde cherchait à me raisonner et me disait de reprendre mes esprits et un bon job.

As-tu des moments de doutes vis-à-vis de tes choix professionnels ? Des moments où ton mental se rebelle ?

Aujourd’hui plus du tout, j’avance petit à petit, un pas après l’autre en écoutant mon intuition, avec les gens qui m’accompagnent, on teste, on apprend ,on avance.

Ressens-tu l’impact de ton mental sur ta vie créative ?

Totalement tout est lié, le corps, l’esprit, la créativité se nourrit de tout ça.

As-tu toujours suivi ton intuition ou as-tu dû apprendre à l’apprivoiser ?

Avant je savais que j’avais un mode intuition et dès que je l’utilisais il fonctionnait, sauf que je n’osais pas le mettre en marche tout le temps. Dès que j’ai accepté de le mettre en mode ON tout le temps, tout a changé. Intuition vs rationalité, mais ça demande un peu de temps avec de se laisser guider comme ça je pense.

As-tu une méthode de travail précise que tu utilises pour la plupart de tes projets ?

Aucune LOL, il faudrait peut être que je m’y mette d’ailleurs.

T’arrive-t-il d’être en panne d’inspiration ? Si oui, comment arrives-tu à y remédier ?

Jamais, j’ai beaucoup trop d’imagination et j’ai une dream list tellement longue que même une vie ça suffira pas hahaha.

 T’es-tu déjà senti “coincée” dans un projet ou accepté un projet où ton intuition te disait de ne pas y aller ?

Oui, et j’essaye de percevoir dès le départ si ça vaut le coup ou pas, si je sens que ça coince dès le départ je n’insiste pas car je sais que c’est un signe que ce n’est pas la bonne direction.

As-tu des livres ou ressources qui t’ont débloqué d’un point de vue créatif ou professionnel ?

Le pouvoir de l’intention m’a totalement fait shifter.

Au début j’ai dû me boucher les oreilles pour ne pas me laisser influencer et tenir bon, car tout le monde cherchait à me raisonner et me disait de reprendre mes esprits et un bon job.

En te voyant travailler en équipe pour The Good Mood Class, je me demandais si pour toi travailler en équipe était primordial ? Est-ce une manière de fonctionner qui te plaît particulièrement ?

Oui j’adore le travail en équipe, pour moi on avance mieux, on va plus loin, et on apprend plus. Tu partages tellement plus en équipe, les bons souvenirs, les mésaventures mais au final c’est ça la vie sinon on se ferait chier ! Et puis je suis très famille donc c’est esprit que j’ai toujours connu et que j’aime.

As-tu l’impression d’avoir deux personnalités : une pour la vie pro et une pour la vie perso ? 

Non je suis trop entière je crois et c’est en général ce que les gens me disent on me retrouve partout pareille, y’a pas de surprise en général.

Je viens tout juste de décider que je lançais mon activité, as-tu un conseil pour cette période de transition ?

Félicitations! Eclates toi, écoutes toi 🙂

Things always happen for a good reason

La plénitude ne tombe pas du ciel

ou Comment ça, la plénitude ça se travaille ?

Bonjour toi,

Aujourd’hui j’écris un article pour témoigner d’un beau moment qui m’est arrivé il y a de ça quelques semaines maintenant. Sur ce blog on parle des moments difficiles mais on témoigne aussi des beaux moments qui se présentent. Voici mon article où je vous parle de plénitude et comment cela n’est pas tombé du ciel.

Agir pour son propre bien

Samedi matin, pas d’alarme, je me réveille tard car mon corps en avait besoin. J’avais prévu de me rendre à un événement qui me tenait à coeur mais y aller aurait signifié se presser pour être à l’heure, puis ensuite me presser pour mon rendez-vous suivant. Y aller aurait signifié courir toute la journée pour rattraper le temps que je ne m’étais pas accordé pour respirer.

J’ai décidé de ne pas y aller.

J’aurai pu être triste, j’aurai pu m’en vouloir de ne pas avoir réussi à me lever plus tôt mais rien de tout cela ne s’est passé. Ces pensées n’ont même pas frôlées mon esprit. Je devais me reposer, je l’ai fait, j’ai agis en conséquence sur mon emploi du temps.

J’aurai d’autres occasions d’aller à ce type d’événement et si finalement l’avenir me prouve le contraire, ce n’est pas bien grave non plus. J’ai pris la bonne décision pour ce moment précis.

Accueillir la joie

Le point le plus étonnant de cette journée était la présence d’une joie en moi. Ce n’était pas comme lorsque l’on est de bonne humeur. C’était une sensation qui me suivait partout. J’étais heureuse en allant aux toilettes. J’étais heureuse en étendant mon linge. J’étais heureuse en sortant la vaisselle. J’étais heureuse de tout, de la vie, de mon corps, de ma famille, de mes amis, de la lumière sur le mur, de la chaleur du café contre mes mains… Un moment rare.

C’était cela être aligné.

A un moment, je me suis arrêtée et je me suis fait la réflexion que c’était ça la plénitude, que je devais l’apprécier, l’identifier sans pour autant essayer de m’y accrocher. En profiter d’autant plus que j’ai conscience de son caractère passager.

Un lundi matin comme un autre

Après ce weekend d’une douceur sans précédent, je sentais que ma semaine promettait de belles choses. Pourtant, rien de particulier n’était prévu. Je n’attendais aucune réponse, aucun projet excitant n’était supposé arriver pendant ce laps de temps, vraiment rien de notable à priori. Simplement, je le sentais bien. Je me sentais prête à avancer sur mes projets sur mes objectifs.

C’est à ce moment là que j’ai décidé d’écrire cet article, surtout dans l’optique de vous montrer que ce moment de plénitude est le résultat des jours précédents.

Faire un pas de côté

Revenons en arrière. Vendredi, trois jours avant seulement donc. Je me sentais entre deux eaux: relativement contente mais avec une pointe d’anxiété que j’essayais maladroitement d’ignorer. Or, si j’ai bien appris quelque chose ces derniers mois c’est bien cela:

La cause de l’angoisse doit être travaillée et non pas ignorée

Pour ma part, je savais très bien ce qui provoquait cet inconfort. Il y avait quelque chose que je repoussais depuis des mois. Je n’ai pas miraculeusement trouvé la force de m’y mettre, c’est plus diffus que cela.

Le matin, j’ai décidé de prendre le temps de me faire une session de yoga de 40 minutes environ pour réveiller ce corps embrumé par le sommeil. Je n’ai pas choisi une session énergique pour partir sur les chapeaux de roues. Non. J’ai choisi une vidéo toute douce. J’ai pris le temps de faire les mouvements dans la lenteur. Nous avons tellement l’habitude d’être dans le mouvement, de passer d’une tâche à l’autre que je découvre la frustration que me provoque la lenteur. J’ai eu envie d’aller plus vite, j’ai eu envie de passer à l’asana suivant mais c’est exactement pour cette raison que ce jour là j’avais besoin de me limiter. Je me sentais déjà plus à même d’accomplir les choses mais à leurs rythmes naturels et non en poussant, forçant, me battant pour accélérer.

Changer de perspective

Je me suis sentie comme une plante qui commençait à se tourner vers les rayons du soleil. Je voyais le soleil baignant les arbres, je voyais ma chance dans les détails de ma journée. Je n’ai pas consciemment pris la décision de les remarquer, c’est venu sans même que je m’en rende compte.

J’ai avancé sur le fameux sujet qui devenait une épine dans le pieds à force de le reléguer sous le tapis. Déjà, je me sentais mieux d’avoir lancé le processus. Je reprenais le contrôle.

Le soir, j’avais un cours de yoga de prévu. Comme le matin, c’était une session axée sur la lenteur et le lâcher prise. J’ai senti à quel point mon corps avait accumulé de la douleur en seulement quelques jours. J’ai toujours du mal à décrire mes sensations pendant les cours tellement il y a de couches différentes de ressentis qui se superposent. Disons que cette fois ci, j’ai senti que le travail se faisait en profondeur. Mon esprit était pile poil prêt pour ça à ce moment là.

En sortant, je me sentais légère, légère, légère. Cela aurait pu m’encourager à passer une soirée tranquille sous la couette mais neni ! Une énergie autre que celle « du feu » s’était mise en route. J’ai travaillé toute la soirée dans la joie. Ce genre de moment où tu le fais entièrement pour toi, pour ton propre kiff.

Je me suis endormie heureuse et apaisée, contente d’avoir non pas eu peur devant mes angoisses et tout faire pour les ignorer mais avoir pris le temps d’abord de me calmer et ensuite de reprendre un tant soit peu le contrôle en travaillant sur ce qui me perturbait.

Le développement personnel & moi : un conflit

S’il y a bien une chose étonnante, c’est que je fasse un blog qui traite de développement personnel. N’importe lequel de mes amis pourra vous dire que je porte un regard très critique sur ce business voire que je suis pétrie de perplexité à son égard. Ai-je eu une illumination et me suis-je mise à acheter tous les livres du rayon à la Fnac ? Non.

Un business avant tout

J’ai longtemps été persuadée que ce business profitait de la faiblesse des gens pour mieux leur extorquer de l’argent, que les consommateurs de ces livres et formations cherchaient une paix intérieure qui n’existe pas et qu’ils étaient voués à chercher indéfiniment de nouvelles solutions à leurs problèmes et donc à toujours consommer de nouveaux produits.

Ma vision actuelle des choses est que ce système ne s’applique pas seulement au développement personnel mais que c’est tout simplement comment marche notre monde. Toujours créer de nouveaux produits pour non pas répondre à vos besoins mais pour en générer des nouveaux.

Mon avis n’a donc pas fondamentalement changé concernant le business mais ce qui est différent c’est que je comprends maintenant qu’il existe réellement des outils qui peuvent avoir une influence positive sur notre mental et nous aider à mieux vivre notre vie.

Le déclic

Que s’est-il passé ? C’est un mélange de plusieurs facteurs.

Il y a un peu plus d’un an maintenant, lorsque j’étais déjà au creux de la vague et que je me sentais dépérir chaque jour un peu plus, je suis tombée sur des podcasts traitant des digital nomads. La plupart étaient des hommes parlant à bâtons rompus de leurs idées d’entreprises, de leurs parcours d’entrepreneurs et comment ils se faisaient de l’argent plus ou moins passivement. Je me sentais à l’opposé de ces personnes car je n’ai jamais nourri l’envie d’être entrepreneur, et que j’étais clairement plutôt dans l’optique d’être salariée avec des revenus stables pour pouvoir acheter un appartement quelque part dans les années à venir*.

Pourtant, au fond de moi-même, sans m’en rendre compte, un déclic s’était fait. Je voyais qu’il y avait d’autres modes de vie que les gens autour de moi. Que certaines personnes avaient une relation différente avec la notion d’argent et de travail. Surtout, ce n’était pas une personne qui parlait de son expérience comme un gourou mais plusieurs personnes qui s’exprimaient et dont les expériences se ressemblaient. S’ils étaient autant c’est qu’au fond possible.

On pouvait avoir une autre conception de la vie que le chemin classique.

Une nouvelle vision des choses

A partir de là, j’ai senti que le moule dans lequel je m’étais efforcée de vouloir rentrer me faisait suffoquer. Je commençais à me demander ce qui m’importait, à moi personnellement, sans prendre en compte ce qu’on attendait de moi.

C’est en parallèle qu’a commencé mon cheminement vers le minimalisme. Je me posais des questions sur mes valeurs, mes envies, l’avenir que je voulais.

À un moment, il m’est devenu intolérable de subir la situation. Il fallait de toute urgence que je recommence à avoir du respect envers moi-même sans quoi je me mettais en danger (mentalement). J’ai pris la décision de m’écouter, coûte que coûte même si je ne savais pas où cela me mènerait. J’ai décidé d’avoir confiance en mes capacités.

Je peux vous dire que c’est un pas gigantesque, et c’est sûrement cela que tous les livres de développement personnel essayent de provoquer: la confiance. Avoir la foi en nous. Ne pas se raccrocher à un élément extérieur qui nous prendrait la main. Être sa propre boussole et prendre ce qu’il y a à prendre partout où on passe.

Je me dois de nuancier mon propos: ma décision de partir de la boîte où j’étais depuis plusieurs années a été appuyée par ma famille. Je savais que je n’étais pas seule. C’est une chance. Grâce à ça j’ai réussi à sauter dans le vide l’esprit un peu plus serein, et j’ai déployé mes ailes pendant la chute.

Ce n’est pas vivre dans le monde des bisounours

Dans les mois qui suivirent, le destin m’a mis des obstacles sur la route, mais j’avais appris la leçon. Je me respecte et je sors des situations où on ne m’en montre pas.

Bien sûr tout n’est pas rose, et j’ai pleuré, j’ai encore la boule au ventre quand je me réveille parfois, il m’arrive de douter mais maintenant je ne suis plus passive de ma situation, je me fais confiance pour trouver le chemin.

Pendant ces longs mois d’incubation, j’ai trouvé sur la route des gens inspirants, ou des livres qui m’ont ouvert l’esprit ou encore j’ai découvert une manière de penser qui m’aide à avancer au lieu de tergiverser inlassablement. C’est tout ça que je souhaitais partager avec vous dans ce blog.

Alors non, je ne connais tous les grands noms du développement personnel, et je n’en ai honnêtement pas grand chose à carrer, je ne connais pas non plus les méthodes existantes. Je ne peux parler que des sujets qui m’ont aidé à titre personnels. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai parcouru un long chemin.

Much love,

Sibylle

*C’est toujours un de mes projets, mais dans un peu plus longtemps que ce que j’imaginais.

Aligné, qu’est ce que ça veut dire ?

J’ai appelé ce blog « À la Roze – pour une vie créative alignée » mais alignée ? Qu’entends-je donc par là ?

Cette image mentale de l’alignement que je vous présente en image principale est présente dans mon esprit depuis bien longtemps. Elle a commencé à se matérialiser quand j’ai commencé ma pratique du yoga car notre professeur nous rappelait constamment de vérifier nos alignements (et je vous encourage à en faire de même). Être bien aligné c’est protéger des zones, favoriser le travail musculaire d’autres, c’est tirer le meilleur bénéfice d’une posture. Il est donc primordial sinon vous pourriez vous faire mal.

C’est la même chose dans la vie quotidienne. Si vous n’êtes pas aligné avec vous même, vous allez avoir mal. Il faudra déployer une énergie colossale pour simplement se maintenir à flot moralement.

Quand je suis alignée, je me renforce.

Quand je ne le suis pas, je m’écartèle.

 

On le sent quand on est aligné, même si la situation est compliquée, on a une énergie débordante, on sent dans nos tripes que c’est le bon chemin. On apprend, on est stimulé, on ne s’emmerde pas, on a un objectif qui nous motive et qui convient à nos besoins.

Chacun a son propre alignement, pendant que des personnes voudront vivre en adéquation avec telle ou telle valeurs, d’autres voudront vivre avec des valeurs différentes. Trouver son alignement, c’est trouver l’environnement qui nous convient.

De mon côté, ce n’est rien de très défini. Je ne peux pas dire « il me faut ceci ou cela pour être au top » mais dès que je commence à aller contre mes envies profondes, je sens que quelque chose cloche. Je suis pas motivée alors que je devrais l’être, j’ai pas envie de faire certaines choses qui me font plaisir normalement, etc. C’est à ce moment là que l’image mentale des ronds alignés entre eux me revient.

Sentant que j’étais partie beaucoup trop loin de ma base initiale, j’ai pris des décisions drastiques qui ne conviendraient pas à tout le monde mais qui étaient nécessaires pour moi. Que ce soit dans ma vie personnelle ou créative, il me fallait un nouveau départ. Entamer un chemin vers quelque chose qui me corresponde mieux. Je sens par l’énergie créative qui m’habite que je suis sur le bon chemin. Tout devient étrangement fluide. Pas simple, mais fluide.

J’imagine que d’une certaine manière, nous sommes tous dans cette recherche, même si nous ne la nommons pas de la même manière. Nous avons tous envie d’être heureux dans son travail, bien payés, être motivés dans nos projets, avoir une vie personnelle épanouie… mais j’ai l’impression que l’on repousse ça à un moment lointain.

Comme si un jour, là, à un moment très précis, tout deviendra parfait.

Nah, nah, nah. On sait tous que c’est une sottise, rien ne sera jamais parfait. On aura toujours un sujet qui nous prendra l’esprit, mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas aménager sa vie de manière à ce que le voyage soit le plus agréable possible. Pour cela, on décide de prendre les choses en main.

Je vous souhaite une belle journée,

À très vite,

Sibylle

PS. Fun fact. Concernant cette image mentale, il m’aura fallu des années avant de me rendre compte que… ça ressemblait vachement aux chakras. Pour l’image j’ai réduit à 3 points, mais d’habitude j’en ai beaucoup plus en tête. J’ai commencé à visualiser ça alors que notre professeur, dans un soucis d’éthique puisque nous étions de jeunes adolescentes, ne souhaitait pas nous faire part du côté plus théorique/spirituel du yoga.