J’ai testé: une journée de retraite… à la maison

Oui, vous avez bien lu. Une retraite chez soi, sans rien ni personne pour faire l’animation. Etrange, n’est-ce-pas ? Même maintenant que j’ai testé ce concept, je ne sais toujours pas si nous pouvons appeler ça une retraite. Laissez-moi vous expliquer d’où ça sort:

Le concept

En lisant le magazine Respire il y a quelques mois, je suis tombée sur l’article  » Petite retraite at home » expliquant que nous pouvons nous créer notre propre événement et adapter cette idée de moment hors du temps où nous prenons le temps de penser à soi uniquement et à sortir de notre routine bien huilée du weekend. Originellement, le concept semble plutôt pensé pour les personnes n’arrivant pas à se dégager plusieurs jours de vacances ou ne pouvant pas se permettre le coût d’une retraite classique.

En lisant l’article, mes sourcils se sont levés pour plusieurs raisons: en restant chez soi, il me semble compliqué de réussir à créer « un moment qui compte » dont vous vous souviendrez pendant plusieurs années. Car c’est cela qui arrive pendant les retraites, des moments tellement forts que vous pouvez vous mettre à pleurer, à réaliser que vous alliez dans le mur encore et encore sans vous en rendre compte… Nous sommes en dehors de notre environnement routinier et de notre cercle familial, sans le poids de l’organisation, ce qui permet de reprendre contact avec nos envies personnelles. On se laisse porter par le flow et c’est d’autant plus facile que vous voyez les personnes autour de vous faire de même.

Alors, comment réussir recréer cet environnement sans une tierce personne pour nous faire des ateliers ou des cours ? Comment faire alors qu’on viendra vous interrompre toutes les demi-heures pour vous poser des questions ? Franchement, je n’ai pas vu l’intérêt de la chose.

Le déclencheur

Comme souvent, une information qui m’interpelle reste au fond de mon cerveau et continue à être analysée en arrière-plan. Un vendredi après-midi alors que je me sentais particulièrement fatiguée, l’idée m’est revenue en tête. J’ai soudain décidé que le lendemain j’allais tenter une « retraite silencieuse avec moi-même et uniquement moi-même » (dans la limite du possible, puisque n’habitant pas seule, je me voyais mal tourner les talons sans répondre à une question).

Vous vous dites donc « Mais… ce n’est donc pas une retraite silencieuse ? ». Si vous me connaissez depuis quelques temps, vous savez que je préfère faire les choses à ma sauce, et ne pas m’encombrer de dogmes rigides. Je prenais simplement la décision de limiter au maximum mes interactions avec le monde extérieur et que je ne serais pas à l’origine de ces contacts.

Qu’est-ce-que j’ai fait ?

Question légitime. Pendant cette journée, je n’ai fait qu’une chose : rien.

Je ne vous parle pas du « Ohlala, je n’ai rien fait de mon dimanche, j’étais étalée à regarder Netflix toute la journée », non, je vous parle du réel Rien. Choses que nous ne faisons que très rarement puisque même dans les transports en commun nous trouvons le moyen de combler ce vide en regardant notre téléphone ou en lisant.

Téléphone éteint, ordinateur éteint, télévision éteinte, radio éteinte. Rien.

J’ai passé le plus claire de mon temps à regarder dans le vide en réfléchissant. Pourtant, cela n’a rien à voir avec la mélancolie ou la dépression où nous regardons dans le vide car plus rien ne nous fait envie. Contre toute attente, c’était une expérience très joyeuse. J’ai passé ce temps dans ma chambre, à prendre le temps d’apprécier les sensations que j’avais dans mon lit et surtout à ressentir le temps qui s’écoulait extrêmement lentement. On oublie parfois que les minutes peuvent être longues. Que les heures peuvent sembler infinies. Malgré tout, au lieu de sentir un ennui profond, je me sentais maître de mon temps. C’est rassurant de voir qu’en réalité le temps était là, disponible. Je ne manque pas de temps, je l’utilise mal.

Ce temps de conscience avec soi même sans interruption est une denrée rare. Souvent, nous pensons aux choses que pourrions être entrain de faire à la place, ou nous pensons aux choses que nous ferrons plus tard. Dans cas ci, j’étais présente. Ni plus, ni moins. Je voulais profiter de ce temps que je m’offrais.

Remise en question

Ces moments avec moi-même sans distraction m’ont fait un bien fou. Je vous parle souvent de la sensation d’être aligné, d’être exactement où nous sommes supposés être. C’est dingue de se dire qu’un moyen pour y arriver ne demande… rien. Aucune dépense. Aucun investissement. Uniquement une prise de décision.

J’aurai pu penser aux courses que je serais aller faire à la place en temps normal, j’aurai pu élaborer ma future to do list… Il y a toujours quelque chose que nous pourrions être entrain de faire sauf que dans ce cas, j’avais décidé que ce que je devais faire c’était d’être pleinement dans mon repos.

A l’échelle de votre vie, est-ce grave de prendre quelques jours dans l’année pour ce genre d’expérience ? Vos courses peuvent attendre et si elles ne peuvent pas, organisez-vous pour qu’elles ne soient pas un problème. Vous prenez la décision, vous agissez en conséquence. Vous vous faites livrer, vous posez une journée, vous demandez à quelqu’un de vous aider… Vous trouvez une solution. Acceptez de vous faire du bien, agissez en fonction.

« Tu as vraiment passé toute la journée à réfléchir ? »

Je ne suis pas là pour vous vendre du vent, et je ne suis pas non plus un moine bouddhiste. Alors je préfère vous dire la vérité. Entre ces longues heures d’introspection non interrompues, j’ai quand même fait des choses mais qui ne demandaient pas d’allumer le téléphone/ordinateur/télévision/radio. J’ai lu tranquillement un livre et j’ai cuisiné sans regarder l’heure. Une journée comme les autres ? Personnellement, je ne me souviens pas d’une journée à je n’ai ni regardé un écran, ni regardé l’heure, ni parlé avec des gens, ni été distraite.

Ce moment passé était d’une grande valeur. J’ai bien peur que mes mots n’arrivent pas à retranscrire l’expérience que j’ai vécu. Ce n’était pas de la paresse. C’était un exercice de conscience sur la longueur.

Ce que j’en pense

Ecoutez… Je suis moi-même étonnée que cela m’ait fait autant de bien. Toute la journée s’est passée avec un rythme « naturel » que j’avais oublié. Qu’est-ce-que j’entends par là ? En ne faisant rien ou uniquement des petites activités sans écran et sans but, j’ai ressenti la longueur des secondes et des minutes qui s’écoulaient. Ca fait un bien fou. Pas d’instagram qui me fait perdre 5 minutes sans que je m’en rende compte. Pas de checkage intempestif de boîte mail…

Faire cette pause te rappelle que tu as du temps et que nous avons simplement la mauvaise manie d’en perdre dans des choses sans valeurs.

J’étais perplexe au début mais j’adhère finalement à l’idée de me créer un moment particulier où je ne suis disponible pour personne.

Même sur une courte durée comme une journée, on peut ressentir un bénéfice. C’est comme faire un reboot. On laisse le temps à notre cerveau de se reposer, à faire une vraie pause. Sans même essayer d’en avoir, 3 idées me sont venues car ce calme était propice pour que mon cerveau relie des points ensemble.

Alors oui, faites le ! Décidez d’une date, prévenez votre entourage pour qu’ils ne paniquent pas si vous ne répondez pas au téléphone, assurez-vous d’avoir le thé qui vous fait plaisir, le bon livre, la bonne couette, votre tapis de yoga à portée de main, bref entourez-vous de ce qui vous fait vous sentir bien ! Entourez-vous de ces jolies choses et hop, c’est parti !

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Pourquoi tout le monde devrait aller chez le psy

Cela fait maintenant 1 an que j’ai des rendez-vous réguliers chez une psychologue. Il m’aura fallu plus de 10 ans avant d’accepter d’y aller. Je n’ai jamais douté de leur utilité alors pourquoi ai-je autant résisté ? Malgré les conseils de mon entourage, malgré les contacts donnés pas les médecins, je n’arrivais pas à passer le pas. Je savais que c’était un pas vers la guérison mais je n’étais pas prête, tout simplement. Je me pensais forte, battante, prête à affronter ça moi même, mais la réalité c’est que c’étaient des excuses.

Maintenant que j’ai passé le cap mental de la première année je peux le dire: tout le monde devrait pousser la porte d’un psychologue au moins une fois dans sa vie de manière voulue et non forcée.

Pourquoi ?

On avance plus vite

Commencer à parler de ses problèmes, c’est commencer à prendre le taureau par les cornes. Bien sûr, ce n’est pas un processus agréable, c’est même carrément fatiguant. C’est étrangement plus simple de se laisser envahir jour après jour par l’angoisse que de se remonter les manches pour y aller. On sort en larmes, on se sent vidé de toute once d’énergie mais c’est pour notre propre bien. Une des choses que j’ai compris c’est que l’humain est terriblement doué pour se trouver des excuses. Aller voir le psy c’est poser les armes au sol, et accepter de se faire face. C’est faire le tri entre ce qui nous sert et ce qui est le résultat de nos divers processus de protection.

Vous ne pourrez pas faire ce travail tout seul car il me semble impossible (?) de se faire face car le cerveau est bien malin et ne se laissera pas faire. Il faut quelqu’un d’en dehors qui vous pose la bonne question au bon moment, qui ne vous laisse pas vous assoupir sur vos jolis mensonges.

En gros, trouver le bon psy c’est trouver celui qui voit clair dans votre bullshit et qui a les bons mots pour vous les faire voir. Sans lui, je préfère « survivre » plutôt que de me battre face à mes « démons ». J’ai plus avancé en 1 an qu’en 10. Je ne suis pas sure que ce soit visible pour mes proches, mais j’ai la sensation de me délester petit à petit de poids qui m’encombraient. Maintenant il reste les plus costauds. Patience.

Avoir un espace neutre

Une chose étrange est qu’aller voir une psychologue me donne l’impression de pouvoir tout lui dire sans être jugée. Pourtant, ce n’est pas un endroit où je ne suis pas contre-dite. On me fait voir les choses sous un autre angle, il y a du répondant en face. Malgré tout, je n’ai pas l’impression que ma valeur dépend des mots que je dis. Ma psychologue n’a rien à voir avec ma vie quotidienne, je ne peux pas risquer « de la perdre » ou risquer « qu’elle ne m’aime pas ». Son opinion de moi n’a pas d’incidence sur ma vie. Je suis libre de voguer au coeur de mes contradictions et de mes hontes devant elle. Certaines me posent plus de réticences bien sûr, mais j’y vais quand même. « J’ai envie de parler de ça aujourd’hui ».

Les amis, la famille, nos compagnons ont tous une place importante pour notre santé mentale mais ils ne peuvent pas être notre psychologue. Certains vous donneront de précieux conseils, d’autres vous aimeront dans vos pires moments où vous leur avouez vos plus intimes secrets, et il y en a même qui seront là pour venir vous chercher n’importe où à 4h du matin quelle que soit la raison. Néanmoins, ils ne peuvent pas vous guider dans votre propre et unique parcours. Ils sont là pour être votre entourage, pas pour prendre en main votre vie.

Les coups de mou, ça arrive

Aller voir un psy, ce n’est pas être fou. Repeat after me. Aller voir un psy, ce n’est pas être fou.

Oui, j’y vais depuis 1 an. Oui, certains y vont toutes leurs vies. Ca ne veut pas dire qu’ils sont fous. Parfois, on a juste besoin d’avoir ce temps pour soi pour mieux naviguer dans la vie. Certains y vont pour un problème précis, d’autres car ils ne savent pas trop mais ils sentent bien qu’il y a un truc qui cloche.

Par contre, c’est aussi possible de n’y aller que quelques fois et ont éclairci le soucis qui les pesaient.

Et même si finalement votre problème mérite plus de séances mais que vous ne le sentez pas: rien ne vous empêche de ne pas y retourner.

Quels qu’ils soient, nous avons tous des obstacles qui se mettent en travers de notre chemin, de la colère que l’on enterre car nous nous sommes tus, des émotions que nous avons mis sous le tapis pour nous protéger car nous ne savions qu’en faire. On avance coûte que coûte, nous ne sommes pas faibles, n’est-ce pas ? J’ai mis mes pieds devant l’autre même lorsque tout mon être criait « non ! », ça me semblait être ça le courage à l’époque, non ? Peut-être en partie, mais maintenant je me dis que le courage c’était de prendre les choses en main et les régler une bonne fois « pour toute » (j’aimerais que ce soit aussi simple).

Si quelque chose vous empêche d’avancer, si vous ressentez un cailloux dans la chaussure, pourquoi ne pas tenter une séance ? Cela peut déjà vous faire sacrément du bien.

Je vais finir cet article en vous souhaitant de prendre soin de vous pendant cette nouvelle année. Nous sommes fort·e·s et courageux·ses alors faisons nous face, laissons derrière nous ce qui ne nous sert plus ! Prenons de la place, ouvrons nos ailes, foutez au sol toutes les merdes qui vous encombraient. On peut le faire !

Les bases #3 – Faire les choses à sa manière

ou Comment apprendre à se faire confiance

Vendredi soir, 22 heures, j’ai besoin d’écrire un article dans la catégorie Les bases qui me semble fondamental et qui doit absolument trouver sa place sur ce blog.

Dans ma vie, c’est honnêtement un des piliers fondateurs.

C’est la thématique qui revient tout au long de ma vie, que j’aborde constamment avec ma psychologue et qui guide beaucoup de mes pas.

Comment vivre lorsqu’on se sent différent ?

C’est ça ma problématique. La mienne. Celle qui est la cause de mes angoisses, celle qui me met constamment des obstacles sur la route. Mon challenge personnel. La route que je vais devoir débroussailler pour aller mieux.

Je pense que nous sommes très nombreux à avoir la même.

Depuis ma plus tendre enfance je suis tourmentée par ça. Les fois où je me suis sentie à ma place quelque part sont très rares. J’ai la sensation de toujours avoir eu conscience des modèles sociaux préconçus qui sont les plus confortables, ceux qui me permettraient de passer incognito mais je suis tiraillée entre mon envie d’être aimée et donc de ne pas faire de vague et mon besoin d’être moi même sans concession.

Pour donner des exemples de « modèles »: tu es une fille donc tu aimes ça, si tu veux que tes parents t’aiment tu devrais agir de telle manière ou dans l’autre sens, tu vois bien que ta timidité t’est reprochée et non valorisée, donc tu comprends que tu ne rentres pas dans le modèle qui plait aux professeurs ou aux amis de tes parents, etc.

C’est un déchirement permanent. Une douleur qui est toujours là, où que tu ailles, quoi que tu fasses, qu’importe la distraction.

La sensation d’avoir toujours été en compromis par rapport à ma propre personnalité provoque un conflit puisque sur « les grandes lignes » je me suis accrochée aux schémas traditionnels pensant que de cette manière je serais aimée mais dès que j’en avais l’opportunité je reprenais le contrôle sur les petites choses qui étaient à ma portée.

Je vous parle de ma douleur pour vous expliquer le contexte de mon témoignage.

Mon expérience a un pendant négatif comme vous avez pu le constater mais a aussi un aspect que je n’échangerais pour rien au monde.

Je suis un électron libre.

Je ne peux pas faire partie d’un groupe aveuglément. Je fais confiance en mon esprit critique. Je vois d’un mauvais oeil tout ce qui a des règles très strictes sans raison. Je remets constamment l’autorité en question.

Pourquoi je vous parle de ça ? Et pourquoi ça peut vous aider ?

Je vous en parle parce que ce blog parle de Développement Personnel. Parce que je parle de Minimalisme. Parce que je suis Féministe. Parce que je fais du Yoga. Parce que je suis Végétarienne. Parce que j’ai fait des études de Design. Pleins de petites cases toutes prêtes, bien lisses, bien propres.

Dans tous ces domaines, j’ai rencontré quelque chose qui me terrifie sincèrement. Y penser me provoque des angoisses. Des gens qui cherchent La Vérité, immuable, écrite dans le marbre. Des préceptes à suivre. Prends ce chemin, et c’est là que tu trouveras ta libération ou ta consécration. Il faut faire ci, il faut faire ca. Pas autrement. C’est ainsi. Ce sont les règles.

Vous savez pourquoi cela me met autant mal à l’aise ? Parce que ces personnes qui recherchent une réponse préconçue à leurs problèmes me semblent fragiles et influençables.

Faites vous confiance. Vous n’avez pas besoin d’une Figure, d’un Guide tout puissant ou d’un mode d’emploi sous forme de livre pour savoir ce qui serait bon pour vous. Bien sûr il faut demander de l’aide, bien sûr il faut être le moteur de sa guérison mais justement, gardez bien ce pouvoir entre vos mains, ne laissez pas quelqu’un vous faire croire qu’il peut porter ce fardeau à votre place ou le faire disparaître.

Ce n’est pas un coup de baguette magique.

Je suis beaucoup de comptes instagram parlant des thèmes évoqués ci-dessus, surtout Minimalisme, Zéro Déchet et Yoga. Chaque groupe a ses propres règles et j’ai pu constater une autre facette de cette recherche de faire rentrer tout le monde dans le moule: le scrutement des « erreurs » des autres. J’en ai vu passer des commentaires assassins pour dire que la personne ne respectait pas ses propres engagements, qu’elle ne devrait pas dire haut et fort qu’elle était de telle mouvance, que c’était une vendue…

Come on.

Vous n’êtes pas des saints. Je ne suis pas une sainte. On redescend tous ensemble sur terre quelques minutes.

Pour le besoin de rendre la ligne éditoriale de ce blog claire auprès des lecteurs il a bien fallu que j’utilise des étiquettes mais sachez que si vous êtes intéressés par quelque chose, rien ne vous oblige à embrasser les préceptes à la lettre. Réfléchissez en fonction de vos valeurs, de vos envies, de ce qui vous semble juste. La vie n’est pas une solution mathématique où vous devrez forcément appliquer telle méthode pour arriver à tel but. Faites les choses à votre sauce, appropriez les vous.

Il vaut mieux que ça vienne de votre coeur, que vous avanciez à votre rythme en passant les étapes les unes après les autres en choisissant celles qui vous semblent importantes. C’est votre cheminement.

Au début, je n’ai parlé à personne de mon intérêt pour le Minimalisme ou le Zéro Déchet car justement, je ne voulais pas que l’on projette sur moi l’image mentale qu’avait la personne du mouvement et que l’on commence à me faire remarquer toutes les choses « qu’ils me restaient à faire » selon eux.

Pour conclure cet article où j’ai un peu divagué à droite à gauche, je voudrais donc vous le redire: on s’en fout de pas remplir la case. Avoir une individualité n’est pas une mauvaise chose. Ne pas être une copie conforme du voisin aussi. N’ayez pas peur de suivre vos envies même si elles peuvent sembler un peu bizarres et surtout ne perdez jamais votre esprit critique, c’est important. Devenez votre propre boussole.

A bientôt,

Sibylle

Interview Créa #4 – Sophie Trem, entrepreneur et fondatrice The Good Mood Class

Je suis excitée comme une puce à l’idée de ce que je vais écrire: Sophie Trem du blog The Other Art of Living a eu la gentillesse de répondre à mon Interview Créa #2 ! Vous la connaissez sûrement déjà car nous sommes une soixantaine de milliers de personnes à la suivre sur instagram pour sa joie de vivre, son sens de la famille, les valeurs d’amour de l’autre et de l’amour de soi qu’elle véhicule.

Sophie fait partie des personnes que je souhaitais très très fort interroger pour cette catégorie: sa créativité et son goût du développement personnel sont bien connus. Les petites mains bienveillantes dans les coulisses de l’univers s’en sont mêlées (portant cette fois le doux prénom d’Angelika) et m’ont permises de lui envoyer mes questions.

Vous êtes prêts ? Les voici !

Ce que j’apprécie dans les images que tu postes, c’est la bonne humeur omniprésente. Par exemple, le dimanche où tu fêtais tes 20 ans de relation avec ton mari et que vous avez fait des aller-retours entre le jardin et la maison: cela aurait pu être une raison de frustration pour beaucoup mais cela n’a pas semblé l’être pour toi. As-tu toujours su voir le verre à moitié plein ou est-ce un travail sur toi ?

Hahha c’était un peu relou quand même tous ces allers retours 😉 J’ai vite remarqué que ça servait pas à grand chose de voir le verre à moitié vide, donc j’ai pris l’habitude de voir le bon côté des choses, c’est comme une gymnastique, à force de pratiquer ça devient naturel!

En règle général, penses-tu que le bonheur se choisit ? Si oui, comment cela se manifeste-t-il dans ta vie quotidienne ?

Oui tout à fait, à tout moment, chaque instant tu le crées, et tu le choisis donc le bonheur c’est ce que tu souhaites en faire, on peut être heureux avec peu. Pour moi le bonheur c’est être aligné entre mes convictions / propos et ce que je fais, en gros être bien dans ma tête et dans mes pompes !

Avant tu ne te considérais pas comme étant une personne créative. Y-a-t-il eu un moment clef où tu t’es rendu compte de ton propre potentiel ?

En fait je voyais bien que j’étais toujours attirée par le côté créatif mais je me disais que ce n’était pas pour moi, je n’étais pas dans cette case, c’est moi qui ne m’autorisais pas de l’être car je ne voyais pas par ce prisme les premières années de ma vie. Je pense qu’en effet instagram a beaucoup joué dans ce déclic, car pour la première fois je faisais quelque chose de créatif par moi même de A_Z , de la photo à la mise en scène, le stylisme, instagram à ses débuts était comme un carnet vierge sur lequel je posais de jolies choses sans savoir vraiment pourquoi.

A-t-il été facile pour toi d’accepter ta part créative ? Cela a-t-il été une remise en question de ce qui te définissait par rapport aux autres ?

C’était une libération plus qu’autre chose, je pouvais enfin être de l’autre côté, là où je m’éclatais vraiment, où le job était de rendre plus joli, plus communiquant le projet, toute la partie que j’aimais en fait. C’est comme si toute ma vie j’étais joueur de foot alors que ce que j’aime c’est être cheerleader LOL tu es au même endroit, mais tu ne fais pas du tout la même chose, et pourtant l’un a besoin de l’autre.

Pour moi le bonheur c’est être aligné entre mes convictions/propos et ce que je fais

— Sophie Trem, The Other Art of Living

En discutant avec toi, nous étions en accord à propos de notre conviction que tout le monde est créatif par nature. De part ton expérience, pourquoi les gens se définissent comme étant pas créatif ?

Tout le monde peut être créatif je pense, mais tout le monde ne l’est pas forcément et n’en a peut être pas envie? Créatif a une dimension artistique, c’est-à-dire une part de mystère que l’on ne maîtrise pas vraiment en fait, et je pense que souvent les gens aiment être rassurés et faire des choses qui rentrent plus dans des cases, et pour moi il n’y a pas de problème à ça tant que ça leur plait! Mais il y a en effet de la créativité partout.

As-tu ressenti le poids des injonctions de la société lors de tes changements de vie ? As-tu ressenti une incompréhension de ton entourage ?

Evidemment , imagine a mon grand âge 😉 Au début j’ai dû me boucher les oreilles pour ne pas me laisser influencer et tenir bon, car tout le monde cherchait à me raisonner et me disait de reprendre mes esprits et un bon job.

As-tu des moments de doutes vis-à-vis de tes choix professionnels ? Des moments où ton mental se rebelle ?

Aujourd’hui plus du tout, j’avance petit à petit, un pas après l’autre en écoutant mon intuition, avec les gens qui m’accompagnent, on teste, on apprend ,on avance.

Ressens-tu l’impact de ton mental sur ta vie créative ?

Totalement tout est lié, le corps, l’esprit, la créativité se nourrit de tout ça.

As-tu toujours suivi ton intuition ou as-tu dû apprendre à l’apprivoiser ?

Avant je savais que j’avais un mode intuition et dès que je l’utilisais il fonctionnait, sauf que je n’osais pas le mettre en marche tout le temps. Dès que j’ai accepté de le mettre en mode ON tout le temps, tout a changé. Intuition vs rationalité, mais ça demande un peu de temps avec de se laisser guider comme ça je pense.

As-tu une méthode de travail précise que tu utilises pour la plupart de tes projets ?

Aucune LOL, il faudrait peut être que je m’y mette d’ailleurs.

T’arrive-t-il d’être en panne d’inspiration ? Si oui, comment arrives-tu à y remédier ?

Jamais, j’ai beaucoup trop d’imagination et j’ai une dream list tellement longue que même une vie ça suffira pas hahaha.

 T’es-tu déjà senti “coincée” dans un projet ou accepté un projet où ton intuition te disait de ne pas y aller ?

Oui, et j’essaye de percevoir dès le départ si ça vaut le coup ou pas, si je sens que ça coince dès le départ je n’insiste pas car je sais que c’est un signe que ce n’est pas la bonne direction.

As-tu des livres ou ressources qui t’ont débloqué d’un point de vue créatif ou professionnel ?

Le pouvoir de l’intention m’a totalement fait shifter.

Au début j’ai dû me boucher les oreilles pour ne pas me laisser influencer et tenir bon, car tout le monde cherchait à me raisonner et me disait de reprendre mes esprits et un bon job.

En te voyant travailler en équipe pour The Good Mood Class, je me demandais si pour toi travailler en équipe était primordial ? Est-ce une manière de fonctionner qui te plaît particulièrement ?

Oui j’adore le travail en équipe, pour moi on avance mieux, on va plus loin, et on apprend plus. Tu partages tellement plus en équipe, les bons souvenirs, les mésaventures mais au final c’est ça la vie sinon on se ferait chier ! Et puis je suis très famille donc c’est esprit que j’ai toujours connu et que j’aime.

As-tu l’impression d’avoir deux personnalités : une pour la vie pro et une pour la vie perso ? 

Non je suis trop entière je crois et c’est en général ce que les gens me disent on me retrouve partout pareille, y’a pas de surprise en général.

Je viens tout juste de décider que je lançais mon activité, as-tu un conseil pour cette période de transition ?

Félicitations! Eclates toi, écoutes toi 🙂

Things always happen for a good reason

Comment j’ai compris que j’étais mon propre problème (parfois)

Note: Même si cela peut sembler évident je préfère préciser que la réflexion que je vais vous partager m’est personnelle et qu’elle s’applique uniquement à une situation où il n’y a pas d’abus de la part de la personne en face.

Je parle d’un contexte ordinaire type relation avec des amis, relation avec des collègues, ou encore relation avec la famille, des personnes avec qui j’aurai à la base une relation relativement saine. Exemple: tu étais persuadé qu’un professeur te détestait et te tyrannisait alors qu’en fait tu comprends des décennies plus tard que tu avais un mauvais comportement avec lui.

Par contre, si vous êtes dans une situation où vous vous sentez manipulé ou abusé, c’est très important que vous alliez demander conseil ou aide, que ce soit auprès de vos proches, vos amis, associations ou même police s’il le faut. Prenez soin de vous.


Là, c’est un sujet compliqué. C’est dur. Ca pique. L’ego hurle de douleur. Non, je fais de mon mieux, laissez moi tranquille. Je doute bien assez constamment, pas besoin de me faire douter encore plus, pas besoin de me montrer du doigt.

Je suis entrain de me poser beaucoup de questions sur le sujet et je vais essayer de rendre compréhensibles les pensées qui prennent forment dans ma tête.

Nous sommes beaucoup à douter des autres, de nous même, de notre valeur ainsi que de nos capacités, n’est-ce pas ? Je fais partie de votre team ! Pourtant, je me demande si parfois ces doutes ne sont pas une manière de nous distraire pour ne pas regarder du bon côté, celui qui demanderait de nous remettre réellement en question.

J’en entends déjà se dire « Ah non, non, non mais je passe mon temps à me remettre en question, c’est justement mon problème » mais j’ai l’impression que dans la majorité des cas… ça nous semble vrai, mais au fond… c’est faux ?

Je vais essayer de vous expliquer avec un bon vieil exemple, vous direz ce que vous en pensez.

Je travaillais sur quelque chose et la fatigue m’a fait baisser la garde. Le doute a vu la brèche et s’est engouffré. Beaucoup de frustration et d’énervement en sont sorti. Je me sentais mal, je doutais et j’étais énervée contre le monde autour de moi. Une mauvaise énergie. Celle qui emporte vers le fond en un rien de temps.

J’étais donc là, entrain de ruminer, ronchonner, ronger mon frein. A un moment, je discute avec une amie et elle me demande une question toute simple: « Comment tu vas? ». Je lui explique je me sens mal, je verse ma bile sur moi et sur le monde. Soudain, j’ai une épiphanie: je suis le moteur de mon propre problème.

Les circonstances ne sont pas parfaites, tout ne va clairement pas dans le meilleur des mondes dans mon quotidien mais quelques semaines plus tôt avec les mêmes circonstances voire des circonstances encore plus compliquées j’allais clairement mieux. Je me sentais toute légère et heureuse alors que le contexte n’était pas favorable.

Pourquoi ?

Parce que j’avais la bonne énergie et ce n’est pas quelque chose qui vous tombe dessus. Vous avez votre mot à dire. Dans mon cas, il m’arrive de me laisser aller dans l’énergie négative car elle me permet de repousser le problème soit sur les autres soit sur quelque chose que je ne peux pas changer, ce qui me déresponsabilise de mon « malheur »: j’ai l’impression d’être victime des circonstances.

Qu’est-ce que ça change de se rendre compte de ça ?

C’est se regarder en face. Voir son comportement non pas sous un angle exagéré (trop laxiste ou trop exigeant) ce n’est pas simple à vivre. Me regarder sous un autre angle m’a  fait dire « Putain, j’ai vraiment eu un sale comportement dans cette histoire ». Or, quelques minutes plus tôt, je balançais tout mon malheur sur le reste du monde. On aime pas se rendre compte que nous ne sommes pas des oies blanches avançant avec innocence et éthique sur notre chemin de vie.

A ce moment là, les doutes que j’avais me concernant ou sur les autres ne m’ont pas aidé à me remettre en question. Ils m’ont aveuglé. Je n’ai pas vu que j’étais aussi responsable de la situation. Je n’ai pas vu ma manière d’être ou mon réflexe de mettre le blâme sur quelqu’un d’autre. J’étais occupée à douter de mes capacités, des intentions de la personne en face, du monde en général.

Me rendre compte que j’avais mon rôle à jouer m’a fait instantanément du bien. Certes, je ne pouvais pas rendre la situation 100% meilleure mais la part qui m’incombait pouvait être améliorée grandement. J’ai tout de suite compris ce que je pouvais faire de mon côté. Je ne peux pas tout contrôler mais je me dois d’être active concernant ce qui peut l’être.

La réalisation que je pouvais reprendre le contrôle ne serait-ce que 50% d’une situation au lieu de me placer en personne impuissante m’a permis d’aller de l’avant, de faire un reality check de mon propre comportement.

Pour conclure, je pense que c’est une étape dans mon cheminement car j’ai justement l’habitude de trouver des excuses pour les mauvais comportements des autres envers moi. Ayant conscience de cette tendance, je m’étais en parallèle confortée dans l’idée que j’étais une petite chose naïve et toute douce qui n’a pas de mauvais comportement. Je me suis donc rendue compte que je n’étais pas cette colombe blanche trop gentille avec les autres. Parfois, je peux être une p*tain de pain in the *ss.

Soudain, surgit le trauma

Bon. Aujourd’hui ce ne sera pas un billet doux et optimiste. Si c’est ce dont vous avez besoin au moment où vous lisez cet article, je vous recommande de remettre à plus tard votre lecture. Ce ne sera pas triste non plus, un simple témoignage de mon parcours.

Il y a du décalage dans la publication des articles pour me permettre d’avoir une activité régulière mais une des conséquences positive de cette organisation est la possibilité de se détacher du contenu grâce au temps.

Il y a quelques jours j’ai vécu un épisode que ne m’était encore jamais arrivé. Je me doutais que j’y passerais un jour ou l’autre mais j’imaginais que ce serait dans l’enceinte du cabinet de ma psychologue.

Nous sommes avec * et nous entamons une discussion sur un sujet de discorde. C’est toujours le même sujet qui revient, inlassablement. Les questions restent les mêmes, les réponses aussi. Pas de solution, frustration. Toujours la même histoire, les mêmes problèmes, la même conclusion.

Cette fois, une phrase est formulée différemment, je tique dessus car je ne suis pas d’accord. Je commence à expliquer ma vision des choses. Ma gestuelle est parlante: je plis mes genoux, j’enlace mes jambes. Je commence à me gratter les jambes compulsivement. Chose qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps. Mes mots ont du mal à sortir. Je bredouille des bouts de phrases, je cherche à garder le fil de ma pensée malgré mon esprit qui souhaite s’arrêter là.

Je suis en lutte, comme chez la psy. Je continue, je m’acharne.

Soudain, le gouffre s’ouvre. Je ne suis plus dans le monde réel. Je me retrouve en une fraction de seconde au fond de l’abysse. Lors d’une séance chez le psychologue vous descendez en vous par étape, votre cerveau profite de quelques minutes d’adaptation avant de se plonger dans l’introspection. Là, aucune préparation. C’est un raz de marée.

Je me trouve au fond de l’océan, là où la lumière ne passe pas. La nuit y est épaisse et permanente. On n’y distingue à peine les silhouettes, on sent des présences autour de nous. Elles nous frôlent mais il est impossible de complètement les voir. C’est un autre monde. Toutes les choses que votre cerveau a cherché à chasser s’y trouvent.

Tout craque. La brèche s’ouvre, tout explose. Les larmes qui ont tant de mal à couler librement normalement sont des torrents qui dévalent mes joues avec violence. Je me roule sur le côté, je ne peux pas lutter, je gémis de douleur, de tristesse.

Ai-je déjà vécu ce moment ? Peut-être à l’annonce de l’accident de * et *… Pourtant, j’avais gardé un pied dans la réalité à cette fois-ci. Là, je ne suis plus nul part.

Le traumatisme que je cherchais est là. Je le piste depuis janvier. En octobre, il se montre mais je n’y comprends rien. Pas de flashback, pas de réminiscence mais la douleur insoutenable, témoin, résidu du passé. Je ne suis même pas sûre de vouloir savoir. J’ai peur de la découverte autant que j’ai peur que l’on me mette des faux souvenirs dans la tête.

La question persiste: que s’est-il passé ? C’est une enquête policière. J’ai un dossier complet débordant de preuves mais aucun suspect, aucun mobile pour le crime.

C’est terrifiant à vivre mais je suis soulagée de voir que j’avance.

Note: au cas où, je préfère préciser que ce n’est que l’image de l’article représente une douleur/un trauma mais ce n’est qu’une métaphore.

Comment j’ai trouvé le psy qu’il me fallait

Bonjour tout le monde 🙂

Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet qui me tient particulièrement à coeur car j’ai mis beaucoup de temps à accepter d’aller voir un psychologue, et quand le jour est venu, j’ai eu la chance de trouver dès le premier coup une personne avec qui les séances se déroulent dans la confiance.

Trouver le psy qui nous convienne, je le souhaite à tout le monde.

J’ai erré plusieurs fois sur Doctolib ou sur google pour en trouver un mais toutes mes recherches se sont conclues que par un doute encore plus fort qu’avant de les commencer. Qui choisir ? Pourquoi est-ce que j’en prendrais un plus que l’autre ? Quel est le bon prix ? Je n’avais clairement pas envie d’aller de personne en personne pour les « tester ». Cela aurait impliqué recommencer le travail à chaque fois en expliquant ma situation douloureuse sans avancer dans le processus et de débourser une somme astronomique dans ces essais. Je voulais me sentir en confiance avant même de le rencontrer.

Comment faire ? Je n’exclue pas le facteur chance que j’ai eu dans ma recherche mais de mon côté je vois deux manières de procéder*:

Demander à son entourage

C’est de cette manière que j’ai trouvé la personne qui allait me suivre.

Je peux tout à fait comprendre que certaines personnes aient du mal à le faire : on peut avoir honte de se sentir mal ou on peut ne pas avoir envie que les gens autour « nous voient différemment » ou encore être dans un milieu où aller voir un psychologue n’est pas accepté. Dans ce cas, essayez de voir s’il n’y a pas au moins une personne dans votre entourage qui se trouve plus sur la même longueur d’onde que vous, quelqu’un avec qui vous ne ressentirez pas cette gêne et demandez lui si elle ne connaîtrait pas quelqu’un. Même si elle n’aura peut-être pas de recommandation directement, elle peut avoir entendu parler autour d’elle d’un bon psychologue et pourra se renseigner pour vous pour récupérer son nom, on ne sait jamais !

De mon côté, je suis partie du principe que quelqu’un suivant une de mes amies avec une sensibilité similaire aurait plus de chance de me convenir et je n’ai pas eu peur d’en parler autour de moi. Ce n’est pas honteux d’aller voir un psy et chacun peut en avoir besoin à un moment dans sa vie. Ce n’est en aucun cas un signe de faiblesse.

Demander à son médecin traitant

Si vous avez un médecin traitant qui vous connait bien, c’est une bonne chose de se tourner vers lui pour avoir son avis sur la question. D’abord il saura mieux si vous avez besoin d’un psychologue ou d’un psychiatre, et ensuite il pourra vous recommander des praticiens pouvant coller à votre personnalité.

Cela peut sembler étrange de le formuler de la sorte mais mon ancien médecin traitant, celui qui m’a suivi de la fin de mon enfance jusqu’à la fin de mes études supérieures, essayait toujours de m’envoyer chez des personnes douces, quelle que soit leur spécialité, car avec ma sensibilité accrue, il y avait de fortes chances que je me retrouve en larmes avant la fin d’un rendez-vous. Une phrase brutale ou mal formulée et les grandes eaux arrivaient. C’est ce médecin qui a utilisé le terme « hyper sensible » pour la première fois et elle a travaillé en fonction de ça.

C’est vraiment génial d’avoir pu être accompagné aussi longtemps sans être jugée et je l’en remercie. (J’ai beaucoup pleuré en allant chez des spécialistes quand même… mais c’est une autre histoire 🙂 )

En conclusion, essayez d’en parler avec des personnes en qui vous avez confiance, il y a sûrement plus de gens autour de vous qui vont chez un psy que vous ne l’imaginez. Ils pourront répondre aux questions que vous vous posez, vous dire comment se déroule une séance, combien ils payent, quelle est leur fréquence de RDV…

En espérant que vous trouverez chaussure à votre pied,

À bientôt !

Sibylle


*si vous en avez d’autres, je pourrais les rajouter 🙂

Le développement personnel & moi : un conflit

S’il y a bien une chose étonnante, c’est que je fasse un blog qui traite de développement personnel. N’importe lequel de mes amis pourra vous dire que je porte un regard très critique sur ce business voire que je suis pétrie de perplexité à son égard. Ai-je eu une illumination et me suis-je mise à acheter tous les livres du rayon à la Fnac ? Non.

Un business avant tout

J’ai longtemps été persuadée que ce business profitait de la faiblesse des gens pour mieux leur extorquer de l’argent, que les consommateurs de ces livres et formations cherchaient une paix intérieure qui n’existe pas et qu’ils étaient voués à chercher indéfiniment de nouvelles solutions à leurs problèmes et donc à toujours consommer de nouveaux produits.

Ma vision actuelle des choses est que ce système ne s’applique pas seulement au développement personnel mais que c’est tout simplement comment marche notre monde. Toujours créer de nouveaux produits pour non pas répondre à vos besoins mais pour en générer des nouveaux.

Mon avis n’a donc pas fondamentalement changé concernant le business mais ce qui est différent c’est que je comprends maintenant qu’il existe réellement des outils qui peuvent avoir une influence positive sur notre mental et nous aider à mieux vivre notre vie.

Le déclic

Que s’est-il passé ? C’est un mélange de plusieurs facteurs.

Il y a un peu plus d’un an maintenant, lorsque j’étais déjà au creux de la vague et que je me sentais dépérir chaque jour un peu plus, je suis tombée sur des podcasts traitant des digital nomads. La plupart étaient des hommes parlant à bâtons rompus de leurs idées d’entreprises, de leurs parcours d’entrepreneurs et comment ils se faisaient de l’argent plus ou moins passivement. Je me sentais à l’opposé de ces personnes car je n’ai jamais nourri l’envie d’être entrepreneur, et que j’étais clairement plutôt dans l’optique d’être salariée avec des revenus stables pour pouvoir acheter un appartement quelque part dans les années à venir*.

Pourtant, au fond de moi-même, sans m’en rendre compte, un déclic s’était fait. Je voyais qu’il y avait d’autres modes de vie que les gens autour de moi. Que certaines personnes avaient une relation différente avec la notion d’argent et de travail. Surtout, ce n’était pas une personne qui parlait de son expérience comme un gourou mais plusieurs personnes qui s’exprimaient et dont les expériences se ressemblaient. S’ils étaient autant c’est qu’au fond possible.

On pouvait avoir une autre conception de la vie que le chemin classique.

Une nouvelle vision des choses

A partir de là, j’ai senti que le moule dans lequel je m’étais efforcée de vouloir rentrer me faisait suffoquer. Je commençais à me demander ce qui m’importait, à moi personnellement, sans prendre en compte ce qu’on attendait de moi.

C’est en parallèle qu’a commencé mon cheminement vers le minimalisme. Je me posais des questions sur mes valeurs, mes envies, l’avenir que je voulais.

À un moment, il m’est devenu intolérable de subir la situation. Il fallait de toute urgence que je recommence à avoir du respect envers moi-même sans quoi je me mettais en danger (mentalement). J’ai pris la décision de m’écouter, coûte que coûte même si je ne savais pas où cela me mènerait. J’ai décidé d’avoir confiance en mes capacités.

Je peux vous dire que c’est un pas gigantesque, et c’est sûrement cela que tous les livres de développement personnel essayent de provoquer: la confiance. Avoir la foi en nous. Ne pas se raccrocher à un élément extérieur qui nous prendrait la main. Être sa propre boussole et prendre ce qu’il y a à prendre partout où on passe.

Je me dois de nuancier mon propos: ma décision de partir de la boîte où j’étais depuis plusieurs années a été appuyée par ma famille. Je savais que je n’étais pas seule. C’est une chance. Grâce à ça j’ai réussi à sauter dans le vide l’esprit un peu plus serein, et j’ai déployé mes ailes pendant la chute.

Ce n’est pas vivre dans le monde des bisounours

Dans les mois qui suivirent, le destin m’a mis des obstacles sur la route, mais j’avais appris la leçon. Je me respecte et je sors des situations où on ne m’en montre pas.

Bien sûr tout n’est pas rose, et j’ai pleuré, j’ai encore la boule au ventre quand je me réveille parfois, il m’arrive de douter mais maintenant je ne suis plus passive de ma situation, je me fais confiance pour trouver le chemin.

Pendant ces longs mois d’incubation, j’ai trouvé sur la route des gens inspirants, ou des livres qui m’ont ouvert l’esprit ou encore j’ai découvert une manière de penser qui m’aide à avancer au lieu de tergiverser inlassablement. C’est tout ça que je souhaitais partager avec vous dans ce blog.

Alors non, je ne connais tous les grands noms du développement personnel, et je n’en ai honnêtement pas grand chose à carrer, je ne connais pas non plus les méthodes existantes. Je ne peux parler que des sujets qui m’ont aidé à titre personnels. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai parcouru un long chemin.

Much love,

Sibylle

*C’est toujours un de mes projets, mais dans un peu plus longtemps que ce que j’imaginais.