#2: 10 vidéos de yoga et relaxation pour vous faire du bien

J’avais reçu beaucoup de retours positifs en janvier concernant mon premier article avec 10 vidéos de yoga que j’utilisais au quotidien ! C’est pourquoi, j’ai pensé vous en partager 10 autres qui m’accompagnent au fur et à mesure de mes besoins.

Vous trouverez plus de méditations dans cet article car ces derniers temps, c’est vers cette pratique que je me tourne naturellement.

J’ai besoin de douceur, de tranquillité, de lenteur voire d’immobilité.

En ce moment, je suis dans une période de retrait où je n’ai pas très envie de parler, de m’exposer et de me montrer.

C’est un cycle comme un autre. Il passera, mais il reviendra aussi alors autant que je l’accepte comme il est.

… Pour le matin

… Pour le soir

… Quand j’ai besoin de bienveillance

(souvent)

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La marche : une habitude, un outils

Hier soir, je regardais les stories Instagram d’une connaissance de lycée faisant un périple à travers l’Europe en marchant. Je ne sais pas ce qui a déclenché cette petite révélation en moi mais je me suis rendue compte que la marche avait, dès que j’ai eu de l’autonomie, une place prépondérante dans mes mécanismes instinctifs pour remonter mon moral.

Depuis que je peux marcher librement (c’est-à-dire sans le regard inquisiteur d’un adulte surveillant mes faits et gestes), donc depuis mon entrée au collège, j’ai pour habitude de partir vagabonder. Je ne pourrais énumérer toutes les fois où prise par le mal être adolescent, j’ai marché sans but plusieurs heures. La marche a trouvé sa place dans ma vie dans les moments difficiles comme dans les moments agréables où j’ai simplement le désir de marcher sous le ciel bleu et de m’aérer l’esprit.

Ce qui m’intéresse particulièrement est que je n’en ai jamais fait une activité à part entière. Mon envie va et vient sans même que je l’analyse. Je ne tracke pas mes distances, je n’ai aucune idée de ma fréquence. Partir marcher 20 minutes, 1 heure, 4 heures… Ca n’a aucune importance pour moi. Je ne me dis pas « maintenant, je vais toujours fait tel trajet à pieds ». Aucune obligation, aucune pression.

Marcher, c’est apprécier mon corps qui bouge. C’est la sensation d’avancer quand je me sens bloquée. C’est sentir le vent et le soleil sur ma peau. Marcher c’est prendre possession de la ville dans laquelle je me trouve. Marcher c’est aussi m’octroyer du temps et de l’espace. Je n’ai pas besoin de lieux exceptionnels. Parfois je marche, je monte une côte et pouf, un endroit banal nous donne un point de vue inattendu. Parfois cela n’arrive pas. Je ne sais combien de temps j’ai passé à errer dans les quartiers résidentiels de Nantes, ou dans mon quartier à Paris.

Je n’ai jamais théorisé sur la marche, je n’ai même pas de chaussures dédiées. Je n’ai fait que très peu de « vraies » randonnées dans ma vie (j’entends par là des randonnées qui demandent matériel spécialisé et préparation du trajet). Même à ce moment là j’ai fait preuve d’une grande ignorance en achetant le modèle premier prix pour les chaussures. Mauvaise, très mauvaise idée.

Au final, je vois mon acte de partir marcher de la même manière que je vois ma tendance à profiter d’un petit déjeuner en terrasse chez mes parents ou mes séances de lecture au parc: mon instinct est intact. Je sais profiter des petites choses, je sais ce qui me fait du bien au quotidien et je priorise ce besoin. (En plus, toutes ces petites choses sont moins coûteuses qu’un A/R à Bali 😉 )

Vous trouverez des livres, des articles, des émissions radio ou télévision vous parler des bienfaits de la marche et au final, ce n’est pas vraiment de ça dont je parle dans cet article. Je n’ai pas le souhait de perpétuer une quelconque injonction (« Marchez 45 minutes par jour et vous vous sentirez X% mieux qu’avant », « Faites du bien à votre corps, marchez ! »).

Non, je souhaite plutôt souligner tout n’a pas à être formalisé, cadré, noté, tracké, analysé. Pas besoin de se mettre dans une case. Pas besoin d’être un randonneur ou d’être sportif. Peut-être que je n’irais pas marcher dans les semaines à venir, qui sait ? Quand je me lève, je ne me dis pas « Aujourd’hui, je vais marcher ! ». Ca se décide sur l’instant. Je ne cherche pas non plus à en tirer un bénéfice. Tant mieux si c’est bien pour mes jambes, mon coeur. J’y vais juste pour le plaisir de mettre 1 pas devant l’autre et observer.

Est-ce que vous aussi vous avez des habitudes comme ça que vous faites sans même vous en rendre compte ? Par exemple, vous sentez que votre moral décline alors vous allez naturellement prendre un café en terrasse ou que sais-je ?

Je vous souhaite un bon dimanche pour ceux qui lisent cet article le jour de sa sortie et bonne journée tout court à tous les autres 🙂

A bientôt !

Les 10 bonnes habitudes que j’ai acquises (ou presque)

Vous vous souvenez de l’article que j’avais écris il y a quelques mois se nommant « Les 10 mauvaises habitudes que j’ai perdu (ou presque) » ? Comme j’adore écrire des listes, je me suis dit que ce serait une bonne idée de continuer sur ce principe mais cette fois avec des choses positives.

Comme d’habitude, je ne suis pas un petit robot qui fait tout parfaitement donc disons que cette liste est un récapitulatif de mes améliorations sur l’année passée. Je reste toujours mal à l’aise face aux personnes présentant certains aspects obsessionnels dans leurs habitudes et qui passent de tout à rien. Disons que ce n’est pas la manière dont je fonctionne. Je fais des efforts, parfois je passe une semaine avec aucun excès, un sans faute dans une vie équilibrée et d’autres semaines où j’en fais sans me culpabiliser. L’essentiel est de prendre de la hauteur, me suis-je améliorée sur le long terme ? Oui, bon. Pas besoin de me flageller dans ce cas là.

Spoiler alert: rien de révolutionnaire mais uniquement des petites habitudes qui font un grand changement si elles sont récurrentes et faites sans sentir de contrainte

Fun fact : points pensés avec l’aide de mon copain, l’article est donc certifié et véridique 😇

Faire du yoga + méditer en veux-tu, en voilà

Non, je n’allais pas le garder pour la fin pour éviter de pousser un gros soupir de « ON A COMPRIS SIBYLLE ! ». Nah, nah, nah.

J’ai cette sensation étrange que le yoga s’ancre de plus en plus dans toutes les parcelles de ma vie. J’imagine que nous pourrions parler de philosophie du yoga mais qui suis-je pour vous en parler dans la mesure où je n’ai aucune certification, aucune lecture théorique ? Je ne peux que vous partager mon expérience.

Plus de douceur, plus de compréhension, de patience et d’acceptation envers moi même et les autres. C’est tout cela qui arrive à s’immiscer dans mon quotidien et que j’attribue à ma pratique du yoga et de la méditation. C’est toujours difficile de lier cause et effet car la vérité: c’est un ensemble. Notre quotidien, notre vie est un éco-système et tout est lié. Ces choses positives sont liées à une problématique plus large qui est de prendre soin de moi, de faire des choix pour ma vie pour être plus à ma place.

Je ne ressens plus les bienfaits du yoga et de la méditation uniquement dans la pratique elle même. Ca s’ancre et ça vit avec moi lorsque je mange, lorsque je prends le train, lorsque je marche, lorsque je discute avec mes amis…

Ma pratique n’a rien d’impressionnante, n’a rien de spectaculaire, elle n’est plus liée à un objectif. Ces derniers mois elle existe pour elle même, je n’ai plus aucun jugement. Le mot progrès ne me frôle plus l’esprit. Je fais, mon corps retrouve le mouvement et tant mieux si « je m’améliore » mais ce n’est pas l’ambiance du moment. Ma pratique me réconforte, m’accompagne en fonction de mon niveau d’énergie et de mon humeur.

J’essaye de mettre en pratique ce dicton du « Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire. » (Saint François de Sales)

Si je ne vais pas bien, c’est le moment où je dois prendre le temps de me faire du bien. Lorsque je vais bien, je dois faire de la maintenance, lorsque je vais mal, cela devient urgent et prioritaire.

Limiter les scénarii catastrophes

Vous, mes chers amis angoissés, vous me comprendrez sur ce coup-là. Ca change une vie et pourtant c’est sûrement un des points les plus durs à modifier tellement l’habitude nous rassure autant qu’elle nous draine de l’énergie.

Les scénarii catastrophes. De mon côté, un exemple typique est lorsque je prends le train, il m’est déjà arrivé d’être à la gare plus d’une heure avant, au cas où. Aucun travaux de prévus sur mon chemin, aucune grève, aucun indice m’indiquant que je devrais faire particulièrement attention, mais on ne sait jamais

Le problème c’est qu’à force de penser à tout ce qui pouvait aller mal, je perdais le contact avec la réalité et je perdais un temps fou à réfléchir à toutes les options possibles pour toutes les situations que j’allais potentiellement rencontrer. L’angoisse montait. Combien de fois ai-je réellement dû faire face à un changement de plan à la dernière minute ? Une fois.

Maintenant, je limite. Quand je sens que je me construis un film dans ma tête qui prend des proportions ingérables, je me calme. Je pense à la probabilité la plus forte de tous les scénarii, je pense à 3 solutions possibles, et je me dis « tu vois, tu aurai des solutions face à ce problème. Pas besoin de paniquer maintenant. Tu verras sur le moment si tu as besoin d’y faire face. Most likely tout ira bien »

Et c’est vrai. La grande majorité du temps, tout va bien. Plus je m’en rends compte, plus j’arrive à ne pas imaginer le pire du pire.

Je pense que cette tendance à l’angoisse est, dans mon cas, liée à la confiance en soi. Je me sentais incapable de faire face à un problème inattendu donc j’anticipais tout (même une guerre ?!). Or, plus la confiance arrive, plus on commence à se dire « Oh, ben finalement, j’arrive à trouver des solutions, j’ai des ressources, et si je tombe face à un problème je trouverais des gens pour m’aiguiller »

C’est vraiment agréable de ne pas perdre toute cette énergie, de ne pas laisser l’angoisse monter. Trouver un équilibre entre l’anticipation qui est bénéfique et la spirale de la panique qui fatigue et rend le quotidien inconfortable à chaque instant.

Limiter ma prise de caféine

2 cafés allongés maximum par jour. Adieu les 6 cafés par jour ! On évite d’en prendre à chaque moment où on est confronté à l’ennui ou à la frustration. Vous ne serez donc pas étonné que mon angoisse ait baissé avec le temps.

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Faire mon lit le matin

Innovation récente !

C’est une habitude si petite et pourtant qui a beaucoup plus d’impact que ce que je pouvais l’imaginer. Prendre quelques secondes pour faire son lit, c’est faire place nette pour la journée alors que lorsque je laisse ma couette en boule, elle me semble beaucoup trop accueillante au cours de la journée. Je risque de m’y glisser pour une petite sieste (c’est rare, mais ça peut arriver).

Après, je ne vous dis pas que mon lit ne finit pas submergé par les vêtements lorsque je m’habille ! Néanmoins, j’ai ce moment de satisfaction où je me dis que je peux commencer la journée sereinement.

Noter les gratitudes

Je pense que je ne suis pas la seule à être tombée sur des articles divers et variés mettant en avant une étude disant que nous pouvions voir une amélioration de notre bien-être en notant tous les jours 3 choses positives de notre journée pendant un certain temps. Je n’ai jamais eu envie de tester particulièrement cette méthode mais lorsque je me suis retrouvée avec un tout petit carnet se prêtant parfaitement à l’exercice, je me suis dit que ça ne coûtait rien d’essayer.

J’ai essayé pendant douze jours d’affilés et c’est vrai que l’expérience m’a semblé très intéressante. Certains jours où j’étais un peu maussade le soir dans mon lit, je me penchais sur les 3 choses (minimum) à trouver dans ma journée. Je me rendais compte que ma journée avait été beaucoup plus agréable que ce que mon humeur laissait penser. A l’inverse, certains jours, je n’arrivais plus à m’arrêter tellement je trouvais des aspects positifs. Je notais tout, même un petit détail m’ayant fait du bien.

Au fur et à mesure de l’expérience, je me sentais plus attentive aux événements, même petits, car je me disais « Oh, je pourrais le noter dans le carnet ce soir ! ».

Comme quoi, j’étais perplexe face à un exercice si simple mais cela a plutôt bien marché sur moi. Je pense recommencer dans les jours à venir.

Lire, lire, lire

J’aime lire, et cela n’est pas nouveau. J’alterne des périodes où je n’en ressens pas le besoin pendant plusieurs mois et d’autres où je rentre en boulimie de bouquins. Depuis un an, j’enchaîne les livres, qu’ils me tombent dessus sans que je les ai choisi (comme les livres déposés dans l’entrée par mes voisins) ou trouvé au gré de mes périples chez Gibert Jeune.

Pendant quelques années, je ne lisais uniquement lorsque je souhaitais me relaxer. Maintenant, je comprends que mes lectures « sérieuses » sont aussi importantes que les lectures « légères ». Ce n’est pas quelque chose de superficiel de rire. Que ce soit des livres de fictions ou des essais, je comprends que c’est une activité qui m’est nécessaire pour être heureuse et pour me développer.

Quand je lis un livre sur la vente par exemple, c’est un temps que je dois valoriser au même titre que du « vrai » travail (sic). Il y a un livre que j’ai lu récemment et qui m’a beaucoup aidé à reprendre confiance ainsi qu’à me motiver. Le temps que j’ai consacré à la lecture de ce livre a été bien utilisé car il m’a permis de faire des actions avec de la valeur par la suite alors que j’aurai pu à la place faire des choses « rassurantes » donnant la sensation d’être productive mais qui ne m’aurait pas permis de prendre le recul nécessaire pour savoir dans quelle direction mener ma barque.

Les livres restent donc mes meilleurs amis, qu’ils concernent de la fiction ou non.

Moins me plaindre, positiver, relativiser

Je ne me suis pas levé un matin en me disant que j’allais moins me plaindre, j’ai encore des montées d’angoisse, ma situation est beaucoup plus précaire que celle d’il y a 1 an et demi. Pourtant, je n’ai pas la même attitude. Pourquoi ? C’est un mix entre plusieurs constats. J’ai (enfin !) compris que dans les situations qui me rendent malade, j’ai la capacité de tourner les talons et exprimer le fait qu’elles ne me conviennent pas. Le second constat est que j’ai enfin compris que dans la grande majorité, je peux décider de la manière dont je peux aborder la situation.

Tout n’est pas rose, mais je vois bien toutes les belles choses qui m’arrivent alors je les souligne, je prends le temps de les notifier. Tant pis si je me répète.

Lorsque mes pensées partent dans une spirale négative, j’essaye de mettre le hola. Je prends du recul.

Réduction des écrans après 22h

Heyyyyyyy oui, quand je vous dis que je suis une petite mamie dans mon coeur, je ne rigole pas. Ayant un sommeil léger et avec un passif d’insomnie pendant plusieurs années, j’ai conscience de la fragilité de l’équilibre du sommeil. De mon côté, j’ai tendance à ne pas réussir à m’endormir.

J’ai longtemps essayé de trouver mon rythme. J’ai testé plusieurs heures pour aller me coucher, ce qui m’a permis de découvrir qu’une fois minuit passé, je ne m’endors pas ou seulement après plusieurs heures.

Ensuite, j’ai senti que mon utilisation des écrans faisait partie des causes de mon sommeil capricieux. Comme vous pouvez le voir, j’ai tendance à faire de petites expériences juste « pour voir » si j’obtiens un résultat. Cette fois, j’ai essayé d’éteindre mon ordinateur et de ne plus regarder mon téléphone passé 22h. Bingo ! Je dors ! Je fais des nuits complètes ! (haha, on dirait un enfant) J’ai découvert que mon corps avait besoin de 9h de sommeil !

Se coucher à 22h c’est revoir toute sa routine. C’est remettre en question la notion de relaxation et repos après le travail. Je comprends avec le temps que regarder une série par exemple me fait du bien, mais si je la regarde le soir en semaine, elle m’est négative puisqu’elle influencera mon sommeil.

Mon sommeil a été une source de problème (directement ou indirectement) pendant tant d’années, que je suis soulagée d’avoir trouvé mon rythme. Alors oui, il faut que je me couche tôt pour avoir mes 9 heures de sommeil mais je me sens moins fatiguée, j’émerge plus vite au lever, je n’ai pas ce sentiment d’être décalée qui me colle à la peau quand mon sommeil est tronqué.

Certains verront cela comme un sacrifice de ne pas me coucher tard car je ne vais moins trainer mais finalement je sais que si je regarde à plus grande échelle, je fais ce qu’il faut.

(à noter, souvent je médite ou je fais du yoga avant de dormir, dans ces moments là j’ai l’impression qu’on devrait me donner un badge de « Moine Junior », hahaha)

Moins d’achat compulsif

Je ne vais pas beaucoup parler de ce point car j’ai déjà eu l’occasion d’en parler dans plusieurs articles.

Si cela vous intéresse :

Essayer, malgré la peur

En un an, j’ai essayé tant choses petites ou grandes qui me faisaient peur. Je ne compte plus les fois où j’ai fait quelque chose en ayant les jambes flageolantes, la sensation de perdre la raison et le doute m’envahissant une fois le point de non retour atteint. Dans notre vie quotidienne, nous sommes confrontés constamment à des situations qui nous sortent de notre confort. Ce sont des propositions qui viennent à nous et nous décidons d’y aller… ou non. On les voit passer et la plupart du temps nous avons tendance à dire « Non merci ». Avant, il n’y avait pas de doute: j’ai peur ? Alors, non sans façon (sauf si j’ai une probabilité de 90% de réussir). Maintenant, je me demande simplement si je suis intéressée, même si c’est challengeant. Si ça m’intéresse, ça vaut le coup. Sinon, non.

Cela n’a pas à être des choses impressionnantes, parfois les transformations les plus profondes peuvent se manifester dans les plus petits détails du quotidien. Créer ce blog ne m’a pas fait peur, par contre en parler publiquement m’a terrorisé. Le jugement me paniquait. Je me souviens que la perspective de faire une story pour annoncer l’ouverture du blog m’a pris un temps fou et m’a provoqué une montée d’adrenaline qui a mis plusieurs heures à descendre. Je n’avais jamais fait de story Instagram avant ça, et c’est à peine si je regardais ce que les autres faisaient (alors répondre aux stories… !). A l’echelle du monde, créer une story, ce n’est rien. C’est peanuts et ce n’est même pas l’équivalent d’une poussière. Pourtant, sauter pleins d’obstacles plus ou moins grand, m’a permis de prendre petit à petit confiance en mes capacités. On se rend compte que tout va bien. On survit.

Si je devais lister des événements que j’ai surmonté malgré la peur, je dirais de manière pêle-mêle: prendre le téléphone pour prendre un rendez-vous chez la psychologue, démissionner, créer le blog, créer mon e-book, mettre en pratique des techniques pour être visible sur internet même si j’avais la sensation de ne pas comprendre ce que je faisais, demander à tous mes amis sur facebook de liker la page d’A la Roze (j’ai cru mourir sur ce point là), appeler les impôts, envoyer mes premiers mails de prospection pour le freelance, refaire mon site professionnel entièrement avec un parti pris et en parler à tout le monde publiquement, aller à des événements de networking, parler de ma pratique du yoga et de la méditation (je ressens encore et toujours un sentiment de non légitimité), me proposer pour participer au podcast de Paroles de Yogi, parler à des gens sur Instagram, rencontrer des gens « dans la vraie vie » alors que nous nous sommes parlé que quelques fois, faire mes premières factures, utiliser le terme « développement personnel » même si je ne connaissais pas les grands noms ni les grands principes, j’ai décidé de faire confiance en mon instinct qui me disait que ce terme serait le plus approprié pour qualifier le blog, toutes les missions où j’ai dit oui sans laisser le temps à mon Moi anxieux de pointer le bout de son nez… (honnêtement, la liste pourrait continuer longtemps, ce qui est une bonne nouvelle mais je vais m’arrêter ici)

Vous avez souvent dû croiser cette phrase « Quand était la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ? ». J’ai la chance de pouvoir dire que cette année j’ai fait une nombre incalculable de choses pour la première fois. C’était flippant, dur, déstabilisant mais qu’est-ce que c’est gratifiant.

Et vous, c’est quoi les bonnes habitudes que vous avez pris ces derniers temps ?

Ca m’apporte quoi d’avoir un blog ?

Ce petit blog a été ouvert en juillet dernier si mes souvenirs sont bons et depuis j’ai la sensation d’être spectatrice d’un moment particulier où une page se tourne dans ma vie. C’est une transformation longue, inconfortable et déroutante sous bien des aspects mais la création de cet espace qu’est À la Roze est un point que nous pouvons qualifier de positif sous tous les rapports.

Pour cet article, j’avais envie de revenir sur toutes les choses que m’ont apporté ce blog depuis sa création. Même à une petite échelle, je découvre que parler, transmettre, s’exprimer me permet de découvrir de nouvelles choses en moi et en les autres. Si quelqu’un d’extérieur regardait les chiffres il se dirait probablement que ce blog n’a pas grand intérêt mais pourtant bien des choses se passent grâce à lui.

Faisons un petit peu le tour ensemble !

Des rencontres

C’est le premier point et c’est celui qui m’épate le plus. Tenir un blog c’est partager un bout de soi, c’est provoquer des réactions. Depuis juillet j’ai pu discuter, interroger voire rencontrer des personnes qui me semblent si intéressantes et avec qui je n’aurai peut-être pas eu l’occasion de parler autrement. Parler, c’est partager son point de vue avec l’Autre. En faisant cet acte j’ai pu connecter avec des personnes qui n’auraient jamais entendu parler de moi autrement. Ce blog c’est aussi ces discussions si longues et enrichissantes sur Instagram, ce sont ces mails échangés, ces commentaires interposés ! Je vous découvre autant que vous me découvrez et j’en ai les yeux pleins d’étoiles.

C’est peut-être aussi pour cela que ces derniers mois je n’ai pas continué avec autant d’assiduité ma stratégie sur Pinterest. Je me sens déjà entendue et reçue avec bienveillance par ce tout petit public. J’y trouve mon compte et j’espère que vous aussi. Vos oreilles m’écoutent et les miennes n’attendent que votre voix !

Il y a aussi le cas des personnes faisant déjà partie de votre vie et qui refont surface. Quel plaisir. Déstabilisant au début mais on s’y habitue.

Faire face à la peur du jugement

J’ai décidé de ne pas cacher ce blog aux personnes de « ma vraie vie », or pour ce faire il faut dépasser toutes ses couches de timidité pour livrer devant eux toute ma vulnérabilité. Je parle de ce qui me touche ici, alors le cerveau aurait tendance à catégoriser cela comme un risque de montrer au grand jour que… je ne suis qu’une humaine pétrie d’émotions avec un cargo d’anxiété à gérer. Sauf que la réalité, de ce que j’ai pu en voir, c’est que nous sommes tant à n’être que des humains pétris d’émotions ! Nous nous battons chaque jour pour marcher, pour trouver notre chemin. Alors j’ai décidé de baisser légèrement ces barrières, de réussir à vous montrer « Voilà ce que je vis, voilà ce que je pense, voilà qui je suis ».

Ouvrir un blog est autant déstabilisant que gratifiant. Au cours d’une discussion vos connaissances rebondissent sur un sujet que vous avez abordé dans un article, les personnes que vous venez de rencontrer trouvent ça super que vous ayez le « courage » d’en faire un…

Concernant  mon expérience, c’est changer d’état mental qui a le plus d’impact. L’état initial étant de se cacher, un état où tout le monde extérieur n’était que crainte et jugement tombant comme un couperet et le deuxième état étant une mise en lumière et acceptation de soi.

J’ai la chance de ne pas avoir eu d’expérience de moqueries qui auraient pu me déstabiliser, le pire qu’il se soit passé c’est tout simplement de n’avoir aucune réaction ! Ce n’est pas très grave.

Avoir un projet à soi

Avoir un projet qui n’est qu’à soi, c’est avoir la liberté de l’emmener où on le souhaite (ou l’abandonner dans un coin s’il le faut). C’est se créer une bulle de respiration où l’on a l’occasion de faire le point sur un sujet qui nous importe. Se rendre visible aux autres, qui est une de mes problématiques en général, n’a pu se faire qu’à travers ce projet où j’ai ressenti qu’il était « vraiment à moi« .

Comme vous avez pu le comprendre au fur et à mesure, ce que j’apprécie particulièrement dans ce projet-ci est l’aspect relationnel qui s’est développé. Rencontrer, échanger, discuter, c’est ce qui me rend aussi heureuse d’avoir ce blog. Je ne trouverais pas cela dans n’importe quel projet. Je ne suis pas étonnée si en décembre les mots qui m’est venu lorsque je réfléchissais aux décisions que je devais prendre pour 2019 aient été « Je veux transmettre ».

Que ce soit d’un point de vue professionnel avec mes séances de conseil en identité visuelle ou à propos du développement personnel (ou appelez-le comme vous le souhaitez !) sur ce blog, je découvre ce besoin d’échanger. C’est la même flamme qui s’éveille parfois lorsque je discute avec une amie et que je me dis « comme j’aimerai pouvoir lui transmettre le yoga… ».

Transmettre, transmettre, transmettre !

Se rendre compte qu’on a des choses à dire

Je réfléchis beaucoup. Bon. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, et je pense que vous réfléchissez vous-mêmes beaucoup. Mon petit soucis c’est que j’ai beaucoup de mal à verbaliser le fil de ma pensée à l’oral. Si j’ai été informée ou préparée en amont, cela se passe relativement bien mais lors d’une conversation normale, il m’arrive souvent de ne pas réussir à expliquer mon point de vue. Cette frustration récurrente m’a amené à ce mécanisme: je note mentalement l’intérêt du sujet, je n’exprime que quelques mots dessus qui n’ont pas de risques particuliers et je machouillerais toute seule ce sujet plus tard. Par contre, ce mécanisme ne m’évite pas de dire des conneries, c’est bien dommage, haha.

A force, j’ai pris l’habitude de garder beaucoup de réflexions pour moi, par peur d’être incomprise. Je ne sais pas comment mais j’en étais venue à me dire qu’au fond je n’avais peut-être pas grand chose à dire. Pourtant, regardez tous ces mots qui s’alignent naturellement les uns après les autres !

Alors s’exprimer, même si c’est par écris, et que cela me procure plus de confort, je sais que cela finalement m’apaise. J’ai des choses à dire, je vous en parle, certains d’entre vous se reconnaissent alors j’ai envie de partager encore un peu plus ma vision du monde

Prendre confiance en soi

C’est le point final logique pour tout ce que j’ai évoqué au dessus, n’est-ce pas ? S’exprimer, apaiser sa peur du jugement, rencontrer des personnes avec des mentalités similaires, se sentir validée par d’autres, tout cela ce permet de mettre une pierre à ce grand édifice à construire qu’est la confiance en soi.

Tout ce que m’a permis de mettre en place ce blog, toutes les étapes que j’ai passé à le construire, l’écrire, l’animer, que sais-je, tout cela m’amène à être plus solide que ce que je l’étais avant de l’ouvrir. Parfois, je suis fière d’avoir créé ce blog. Je ressens de la fierté d’avoir osé le faire, osé en parler autour de moi, osé faire des pubs, osé apprendre de nouvelles techniques, osé me montrer, osé.

Je ne change pas la planète, car c’est clairement moi-même que je transforme mais malgré tout, même c’est un but de guérison personnelle, je suis heureuse d’avoir lancé cette aventure. C’est beau de prendre tout ce temps pour me comprendre, m’interroger, me tester. Finalement, ce blog c’est un partie très égoïste qui était nécessaire à mon bon développement. Un endroit où je me sens en sécurité pour tomber, marcher, trébucher, courir, et tomber encore.

Cet article au fond parle surtout d’une chose: la relation avec les autres. Alors même si il y a des aspects négatifs qui peuvent être mis au jour et soulignés, ce n’est pas le but de ces lignes. Je crois qu’au fond, j’avais simplement envie de dire que créer ce blog m’a permis de m’aimer un peu plus, et c’est fou, et surtout de m’ouvrir aux autres.

Pour l’instant, A la Roze, c’est de l’amour. Pour vous. Pour moi.

Aimez-vous, et si ce n’est pas le cas, je vous envoie cette immense sensation de gratitude que je ressens en écrivant ces mots.

Merci pour tout, merci à vous.

Réflexion : le yoga, mon pèlerinage ?

Aujourd’hui, je reviens avec un article portant sur une interrogation en cours dans mon esprit. Ce n’est pas un article pour donner des conseils ou pour expliquer quoi que ce soit. Ici, c’est uniquement un questionnement, une ouverture, un point d’interrogation et non pas un point final.

Voilà, je sortais de mon cours de yoga ce matin et je me suis posé la question suivante: « Est-ce que ma pratique du yoga ne s’apparenterait-elle pas à un pèlerinage ?« .

Que je vous donne le contexte: je suis actuellement entrain de lire un livre s’intitulant « Le pèlerin désorienté qui cherchait Kyoto à Compostelle » où le narrateur nous raconte ses différentes expériences de pèlerinages. Le premier étant Saint Jacques de Compostelle en Espagne, le second Shikoku O-Henro au Japon et le dernier Roch Hachana en Ukraine (mais ce dernier se révèle complètement à part des autres).

Gideon nous décrit son introspection mais aussi la manière dont se déroule pour lui ces trois pèlerinages. Les kilomètres avalés, la résistance face à l’effort, l’acceptation qui engendre un lâcher prise face à la tâche à accomplir, le partage avec les autres pèlerins ainsi que la solitude et la remise en question.

Ce qui m’intéresse dans ce livre est l’impact qu’a cette expérience sur le corps et l’esprit. Lors de son pèlerinage au Japon qui est en forme de boucle (à l’inverse de Saint Jacques de Compostelle qui est en ligne droite), l’acte de marcher semble devenir le but. Ce n’est plus le dépassement ou le fait de réussir cet exploit mais simplement le fait de mettre un pas après l’autre qui est l’aventure même. Le mouvement est l’expérience. Il expliquera même qu’il finira par comprendre pourquoi certaines personnes y consacrent leurs vies et tournent indéfiniment dans ce circuit clos.

Rien à voir avec le yoga jusqu’ici, je vous l’accorde.

Comme je vous le disais, je sortais d’un cours de yoga (Vinyasa) lorsque la métaphore du pèlerinage m’est venue en tête. Juste avant cette pensée, je me faisais la réflexion qu’en ce moment j’avais autant envie d’essayer de nouveaux asanas que de ne pas en essayer. J’étais indifférente car aussi heureuse d’approfondir que de me challenger.

J’y ai vu le parallèle suivant : le parcours de Saint-Jacques avec sa pensée en ligne droite et son but final m’a fait penser à mon envie d’accéder à une posture particulière ou à mon envie d’un jour avoir une certification de professeur. Un début, une fin, un milieu où on en chie autant qu’on grandit. Le parcours japonais en cercle m’a fait penser à ma pratique d’un point de vue général. Je ne compte plus les tours et mon corps alterne entre révolte, abandon, acceptation, changement et chaque tours reste différent du précédent malgré que je connaisse déjà le chemin.

Tant que le corps bouge, le but est atteint. Je continue à le bouger, à circuler dans le parcours, c’est tout ce qui compte. Je continue perpétuellement à me découvrir sous un nouvel angle. Un jour je me vois sous le jour d’une guerrière inarrêtable avec le feu qui l’habite et le lendemain douce et vulnérable. J’y trouve un accès à l’instant présent comme Gideon lorsqu’il marche. On avance mais de nouvelles résistances continuent à se manifester encore et encore. Il n’y a pas de début ou de fin, le contexte se répète mais mon attitude face à ces résistances, elle, change.

Je vous pose donc la question: est-ce que cette réflexion fait écho en vous ? Voyez-vous le chemin que fait mon esprit ? Bien sûr, ma pratique du yoga n’a pas l’aspect sacrificiel et douloureux que peut l’être le pèlerinage mais j’y vois comme terrain commun un moyen d’introspection très puissant.

Dites moi ce que vous en pensez,

A bientôt,

Sibylle

Pourquoi tout le monde devrait aller chez le psy

Cela fait maintenant 1 an que j’ai des rendez-vous réguliers chez une psychologue. Il m’aura fallu plus de 10 ans avant d’accepter d’y aller. Je n’ai jamais douté de leur utilité alors pourquoi ai-je autant résisté ? Malgré les conseils de mon entourage, malgré les contacts donnés pas les médecins, je n’arrivais pas à passer le pas. Je savais que c’était un pas vers la guérison mais je n’étais pas prête, tout simplement. Je me pensais forte, battante, prête à affronter ça moi même, mais la réalité c’est que c’étaient des excuses.

Maintenant que j’ai passé le cap mental de la première année je peux le dire: tout le monde devrait pousser la porte d’un psychologue au moins une fois dans sa vie de manière voulue et non forcée.

Pourquoi ?

On avance plus vite

Commencer à parler de ses problèmes, c’est commencer à prendre le taureau par les cornes. Bien sûr, ce n’est pas un processus agréable, c’est même carrément fatiguant. C’est étrangement plus simple de se laisser envahir jour après jour par l’angoisse que de se remonter les manches pour y aller. On sort en larmes, on se sent vidé de toute once d’énergie mais c’est pour notre propre bien. Une des choses que j’ai compris c’est que l’humain est terriblement doué pour se trouver des excuses. Aller voir le psy c’est poser les armes au sol, et accepter de se faire face. C’est faire le tri entre ce qui nous sert et ce qui est le résultat de nos divers processus de protection.

Vous ne pourrez pas faire ce travail tout seul car il me semble impossible (?) de se faire face car le cerveau est bien malin et ne se laissera pas faire. Il faut quelqu’un d’en dehors qui vous pose la bonne question au bon moment, qui ne vous laisse pas vous assoupir sur vos jolis mensonges.

En gros, trouver le bon psy c’est trouver celui qui voit clair dans votre bullshit et qui a les bons mots pour vous les faire voir. Sans lui, je préfère « survivre » plutôt que de me battre face à mes « démons ». J’ai plus avancé en 1 an qu’en 10. Je ne suis pas sure que ce soit visible pour mes proches, mais j’ai la sensation de me délester petit à petit de poids qui m’encombraient. Maintenant il reste les plus costauds. Patience.

Avoir un espace neutre

Une chose étrange est qu’aller voir une psychologue me donne l’impression de pouvoir tout lui dire sans être jugée. Pourtant, ce n’est pas un endroit où je ne suis pas contre-dite. On me fait voir les choses sous un autre angle, il y a du répondant en face. Malgré tout, je n’ai pas l’impression que ma valeur dépend des mots que je dis. Ma psychologue n’a rien à voir avec ma vie quotidienne, je ne peux pas risquer « de la perdre » ou risquer « qu’elle ne m’aime pas ». Son opinion de moi n’a pas d’incidence sur ma vie. Je suis libre de voguer au coeur de mes contradictions et de mes hontes devant elle. Certaines me posent plus de réticences bien sûr, mais j’y vais quand même. « J’ai envie de parler de ça aujourd’hui ».

Les amis, la famille, nos compagnons ont tous une place importante pour notre santé mentale mais ils ne peuvent pas être notre psychologue. Certains vous donneront de précieux conseils, d’autres vous aimeront dans vos pires moments où vous leur avouez vos plus intimes secrets, et il y en a même qui seront là pour venir vous chercher n’importe où à 4h du matin quelle que soit la raison. Néanmoins, ils ne peuvent pas vous guider dans votre propre et unique parcours. Ils sont là pour être votre entourage, pas pour prendre en main votre vie.

Les coups de mou, ça arrive

Aller voir un psy, ce n’est pas être fou. Repeat after me. Aller voir un psy, ce n’est pas être fou.

Oui, j’y vais depuis 1 an. Oui, certains y vont toutes leurs vies. Ca ne veut pas dire qu’ils sont fous. Parfois, on a juste besoin d’avoir ce temps pour soi pour mieux naviguer dans la vie. Certains y vont pour un problème précis, d’autres car ils ne savent pas trop mais ils sentent bien qu’il y a un truc qui cloche.

Par contre, c’est aussi possible de n’y aller que quelques fois et ont éclairci le soucis qui les pesaient.

Et même si finalement votre problème mérite plus de séances mais que vous ne le sentez pas: rien ne vous empêche de ne pas y retourner.

Quels qu’ils soient, nous avons tous des obstacles qui se mettent en travers de notre chemin, de la colère que l’on enterre car nous nous sommes tus, des émotions que nous avons mis sous le tapis pour nous protéger car nous ne savions qu’en faire. On avance coûte que coûte, nous ne sommes pas faibles, n’est-ce pas ? J’ai mis mes pieds devant l’autre même lorsque tout mon être criait « non ! », ça me semblait être ça le courage à l’époque, non ? Peut-être en partie, mais maintenant je me dis que le courage c’était de prendre les choses en main et les régler une bonne fois « pour toute » (j’aimerais que ce soit aussi simple).

Si quelque chose vous empêche d’avancer, si vous ressentez un cailloux dans la chaussure, pourquoi ne pas tenter une séance ? Cela peut déjà vous faire sacrément du bien.

Je vais finir cet article en vous souhaitant de prendre soin de vous pendant cette nouvelle année. Nous sommes fort·e·s et courageux·ses alors faisons nous face, laissons derrière nous ce qui ne nous sert plus ! Prenons de la place, ouvrons nos ailes, foutez au sol toutes les merdes qui vous encombraient. On peut le faire !

10 vidéos de yoga et relaxation pour vous faire du bien

Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien en ce dimanche matin 🙂

Aujourd’hui, un article un peu particulier où je vais rassembler les vidéos de yoga et de relaxation que j’utilise au quotidien. Je recommande souvent des vidéos à mes amis, alors pourquoi ne pas les partager avec vous ? Vous pourriez aussi en avoir besoin ! De cette manière vous aurez toujours la sélection à disposition et non pas perdue au fin fond d’une conversation Messenger 😉

Si vous cherchez des petits comptes Youtube qui ne sont pas connus, vous serez déçus de cette sélection car malgré en avoir cherché, testé et aimé, je reviens toujours à des comptes connus comme celui de Yoga with Adriene. Malgré tout, j’ai eu une longue période où j’ai beaucoup utilisé le site Do Yoga With Me mais n’ayant pas trouvé comment insérer leurs vidéos dans ce post, je suis donc en incapacité de vous partager mes préférées. Si vous souhaitez découvrir des plus petits comptes, je peux vous recommander l’article de Laura Cardoso « Yoga : les chaines Youtube françaises »

Ma pratique à la maison est une pratique très douce (à part pour quelques postures qui me challengent que je travaille régulièrement) surtout pensée comme un petit cocon tout doux. Je ne suis pas là pour me dépasser car je préfère faire cela en cours collectif mais plutôt pour me relaxer et apaiser mes angoisses. Si vous cherchez un compte plus tonique, je peux vous conseiller le compte youtube de Yoga by Candace.

Maintenant que tout cela est dit, vous êtes prêts pour votre petit moment cocooning ? C’est parti.

 

Voici les vidéos que je regarde…


… Quand j’ai besoin de me relaxer avant de dormir

 


… Quand j’ai des crampes à cause de mes règles

 


… Quand j’ai un coup de mou

 


… Quand je n’arrive pas à émerger le matin

 


… Quand l’anxiété me fait mal au ventre

 


… Quand une crise de panique se fait sentir

Les bases #3 – Faire les choses à sa manière

ou Comment apprendre à se faire confiance

Vendredi soir, 22 heures, j’ai besoin d’écrire un article dans la catégorie Les bases qui me semble fondamental et qui doit absolument trouver sa place sur ce blog.

Dans ma vie, c’est honnêtement un des piliers fondateurs.

C’est la thématique qui revient tout au long de ma vie, que j’aborde constamment avec ma psychologue et qui guide beaucoup de mes pas.

Comment vivre lorsqu’on se sent différent ?

C’est ça ma problématique. La mienne. Celle qui est la cause de mes angoisses, celle qui me met constamment des obstacles sur la route. Mon challenge personnel. La route que je vais devoir débroussailler pour aller mieux.

Je pense que nous sommes très nombreux à avoir la même.

Depuis ma plus tendre enfance je suis tourmentée par ça. Les fois où je me suis sentie à ma place quelque part sont très rares. J’ai la sensation de toujours avoir eu conscience des modèles sociaux préconçus qui sont les plus confortables, ceux qui me permettraient de passer incognito mais je suis tiraillée entre mon envie d’être aimée et donc de ne pas faire de vague et mon besoin d’être moi même sans concession.

Pour donner des exemples de « modèles »: tu es une fille donc tu aimes ça, si tu veux que tes parents t’aiment tu devrais agir de telle manière ou dans l’autre sens, tu vois bien que ta timidité t’est reprochée et non valorisée, donc tu comprends que tu ne rentres pas dans le modèle qui plait aux professeurs ou aux amis de tes parents, etc.

C’est un déchirement permanent. Une douleur qui est toujours là, où que tu ailles, quoi que tu fasses, qu’importe la distraction.

La sensation d’avoir toujours été en compromis par rapport à ma propre personnalité provoque un conflit puisque sur « les grandes lignes » je me suis accrochée aux schémas traditionnels pensant que de cette manière je serais aimée mais dès que j’en avais l’opportunité je reprenais le contrôle sur les petites choses qui étaient à ma portée.

Je vous parle de ma douleur pour vous expliquer le contexte de mon témoignage.

Mon expérience a un pendant négatif comme vous avez pu le constater mais a aussi un aspect que je n’échangerais pour rien au monde.

Je suis un électron libre.

Je ne peux pas faire partie d’un groupe aveuglément. Je fais confiance en mon esprit critique. Je vois d’un mauvais oeil tout ce qui a des règles très strictes sans raison. Je remets constamment l’autorité en question.

Pourquoi je vous parle de ça ? Et pourquoi ça peut vous aider ?

Je vous en parle parce que ce blog parle de Développement Personnel. Parce que je parle de Minimalisme. Parce que je suis Féministe. Parce que je fais du Yoga. Parce que je suis Végétarienne. Parce que j’ai fait des études de Design. Pleins de petites cases toutes prêtes, bien lisses, bien propres.

Dans tous ces domaines, j’ai rencontré quelque chose qui me terrifie sincèrement. Y penser me provoque des angoisses. Des gens qui cherchent La Vérité, immuable, écrite dans le marbre. Des préceptes à suivre. Prends ce chemin, et c’est là que tu trouveras ta libération ou ta consécration. Il faut faire ci, il faut faire ca. Pas autrement. C’est ainsi. Ce sont les règles.

Vous savez pourquoi cela me met autant mal à l’aise ? Parce que ces personnes qui recherchent une réponse préconçue à leurs problèmes me semblent fragiles et influençables.

Faites vous confiance. Vous n’avez pas besoin d’une Figure, d’un Guide tout puissant ou d’un mode d’emploi sous forme de livre pour savoir ce qui serait bon pour vous. Bien sûr il faut demander de l’aide, bien sûr il faut être le moteur de sa guérison mais justement, gardez bien ce pouvoir entre vos mains, ne laissez pas quelqu’un vous faire croire qu’il peut porter ce fardeau à votre place ou le faire disparaître.

Ce n’est pas un coup de baguette magique.

Je suis beaucoup de comptes instagram parlant des thèmes évoqués ci-dessus, surtout Minimalisme, Zéro Déchet et Yoga. Chaque groupe a ses propres règles et j’ai pu constater une autre facette de cette recherche de faire rentrer tout le monde dans le moule: le scrutement des « erreurs » des autres. J’en ai vu passer des commentaires assassins pour dire que la personne ne respectait pas ses propres engagements, qu’elle ne devrait pas dire haut et fort qu’elle était de telle mouvance, que c’était une vendue…

Come on.

Vous n’êtes pas des saints. Je ne suis pas une sainte. On redescend tous ensemble sur terre quelques minutes.

Pour le besoin de rendre la ligne éditoriale de ce blog claire auprès des lecteurs il a bien fallu que j’utilise des étiquettes mais sachez que si vous êtes intéressés par quelque chose, rien ne vous oblige à embrasser les préceptes à la lettre. Réfléchissez en fonction de vos valeurs, de vos envies, de ce qui vous semble juste. La vie n’est pas une solution mathématique où vous devrez forcément appliquer telle méthode pour arriver à tel but. Faites les choses à votre sauce, appropriez les vous.

Il vaut mieux que ça vienne de votre coeur, que vous avanciez à votre rythme en passant les étapes les unes après les autres en choisissant celles qui vous semblent importantes. C’est votre cheminement.

Au début, je n’ai parlé à personne de mon intérêt pour le Minimalisme ou le Zéro Déchet car justement, je ne voulais pas que l’on projette sur moi l’image mentale qu’avait la personne du mouvement et que l’on commence à me faire remarquer toutes les choses « qu’ils me restaient à faire » selon eux.

Pour conclure cet article où j’ai un peu divagué à droite à gauche, je voudrais donc vous le redire: on s’en fout de pas remplir la case. Avoir une individualité n’est pas une mauvaise chose. Ne pas être une copie conforme du voisin aussi. N’ayez pas peur de suivre vos envies même si elles peuvent sembler un peu bizarres et surtout ne perdez jamais votre esprit critique, c’est important. Devenez votre propre boussole.

A bientôt,

Sibylle

Minimalisme #4: 30 choses qui ont changé dans ma vie [1/2]

Bonjour tout le monde 🙂

Voici un article en deux parties sur le Minimalisme ! Je continue la série d’articles qui avaient été commencé au début du blog où nous avions parlé des livres, des blogs et comptes instagram qui m’ont inspiré et d’actions toutes simples à mettre en place dans votre vie car gratuites. Ce mouvement est rentré dans ma vie depuis plus d’un an maintenant et avec cette fin d’année propice aux bilans, j’ai décidé de prendre un peu de recul pour observer les changements qui se sont opéré dans mon quotidien.

L’idée n’est pas de vous montrer « Hey, regardez tout ce que je fais ! » (car je suis très très loin de l’idéal et c’est pas grave) mais plutôt pour vous donner des idées que vous pouvez vous même appliquer si l’envie vous dit.

N’oubliez pas que c’est un cheminement, et que n’ayant pas un caractère obsessif du type « tout ou rien », je vais tranquillement pas à pas vers ce qui me semble mieux par rapport à mes valeurs. J’avance à mon rythme, je lis des articles sans me flageller, j’apprends, je découvre, j’essaye. Je ferais peut-être un article pour contrebalancer ceux-ci où je noterais mes axes d’amélioration pour l’année à venir.

Je vous avais déjà expliqué que ma découverte du Minimalisme m’a mené au mouvement zéro déchet. Les deux, même s’ils ne sont pas équivalents, sont fortement liés dans mon quotidien.

Les problématiques qui ont été soulevées quand j’ai découvert le Minimalisme ont trouvé écho dans le zéro déchet car j’ai commencé à remettre en question ma consommation et mon impact sur l’environnement.

Cet article mélangera les deux, ne soyez pas surpris.

Donc, au final, qu’est-ce-que j’ai changé dans ma vie ?

Réduction drastique des achats inutiles (vêtements, décoration, accessoires)
Le fait le plus marquant est mon arrêt quasi complet des achats compulsifs liés aux vêtements ou aux accessoires divers et variés. Pourtant, ce n’était pas gagné. J’avais l’habitude d’acheter pleins de petites choses de petits montants pour « me faire plaisir » et je faisais régulièrement des virées shopping après le travail seule ou accompagnée. Comment y suis-je parvenu ? Je liste au fur et à mesure ce qui me fait envie ou ce dont j’ai besoin. C’est uniquement après réflexion que je décide de passer à l’achat.

Je vous en avais déjà abordé la problématique dans cet article : Restreindre mes achats vestimentaires: 1 an après

Cycles menstruels zéro déchet
Il est étonnant que ce point vienne en second, on pourrait penser que c’est quelque chose qui passerait au second plan mais c’est ce qui m’est venu en tête naturellement. C’est vrai que c’est un véritable changement de faire ça. Avoir une approche différente vis-à-vis de ses règles est un travail de fond. On remet en question plus d’une décennie (pour moi) d’habitudes liées aux règles. Aussi, changer ce point permet de voir à l’oeil nu ses déchets diminuer. Ca fait plaisir ! Plus de confort et meilleur pour la planète. Bingo ! L’utilisation des toilettes dans la salle de bain est devenue quasiment inexistante, c’est fou.

A noter: je n’ai pas encore vécu le cycle menstruel zéro déchet en voyage, car cela aussi demandera de revoir mes habitudes. 

Achats alimentaires en magasin bio
J’habite à Paris et j’ai la chance d’avoir à proximité 2 Bio C Bon, 1 Biocoop et 1 Naturalia où je peux aller à pieds. J’ai choisi le Biocoop qui n’est pas le plus près car dans celui là ils ne mettaient pas d’étiquette collante pour la pesée des fruits et légumes.

Est-ce que ça me coûte plus cher ? Non. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas tentée par toutes les m*rdes que j’achetais dans ma supérette (sucreries principalement). Mon budget a naturellement diminué. Bien sûr, vous pouvez succomber de la même manière dans le Biocoop pourtant j’ai remarqué que je garde la tête froide lorsque j’y vais sans me sentir frustrée, je ne saurais l’expliquer !

Je complète mes courses en allant dans ma supérette mais j’y achète des choses précises. Les écarts se font moindre.

Changement dans ma salle de bain
Bon. Je ne me suis jamais maquillée donc je peux pas savoir ce que c’est de devenir minimaliste lorsqu’on avait l’habitude d’avoir plusieurs dizaines de produits de beauté. Néanmoins, il y a eu du nouveau dans cette pièce.

Adieu coton tige, bonjour oriculi.

J’ai aussi opté pour une alternance entre shampoing solide et shampoing en bouteille plastique (je vous avais prévenu que je n’étais pas là pour montrer ma perfection). Le shampoing solide est acheté en vrac dans des magasins spécialisés (ex. O bocal à Nantes où j’adore faire un tour). Concernant cette fameuse bouteille en plastique, elle dure depuis… le mois de juin si mes souvenirs sont bons et j’écris ces lignes fin novembre. Je n’utilise qu’une petite lichette à chaque fois. Pour le gel douche, je suis passée au pain de savon sans aucun soucis.

Autre point, le déodorant. J’essaye de n’en mettre uniquement lorsque je risque d’en avoir besoin (chaleur, cours de yoga, rendez-vous qui m’inquiète, etc). Au début mon corps a semblé émettre encore plus d’odeur. SOS. J’ai eu l’impression ensuite qu’il avait retrouvé son équilibre. J’ai utilisé pendant des mois l’huile essentielle de Palmarosa, et j’utilise un non recommandable quand je n’en ai plus.

(autres détails: brosse à dent compostable, je n’ai mis du vernis à ongle uniquement 3 fois en 2018)

Penser à l’impact de mes achats
Acheter c’est tellement agréable, c’est tellement fun. J’aime cette sensation d’être une nouvelle personne avec un charisme tout neuf lorsque je porte un nouveau manteau… alors pourquoi irais-je me poser des questions sur sa fabrication ? On a pas envie de penser à la réalité derrière le produit lorsqu’on fait du shopping. Treat yo’self ! Ce dont j’ai envie c’est de ne penser qu’à ma pomme, n’est-ce pas ? Plus maintenant.

J’évolue. J’apprends à ne pas uniquement penser à mon petit plaisir. Je pense à ce qu’impliquent mes achats. J’essaye de penser plus à la vision globale et au cycle de vie du produit. Création, production, acheminement, traitement des déchets… Voir cela de manière plus globale et non pas uniquement mon utilisation. J’essaye de favoriser le seconde main quand c’est possible (saviez-vous qu’il était compliqué de trouver des diffuseurs d’huiles essentielles pas chers sur Le Bon Coin Paris ? Parcours du combattant).

Comprendre que j’ai un rôle à jouer
Au final, le minimalisme m’a apporté l’envie d’être responsable de ma vie, de reprendre le contrôle de mon bateau. En me penchant sur mes possessions matérielles, tout un mécanisme s’est mis en route. Je faisais le tri dans mes affaires, oui. C’est bien. Mais j’ai eu besoin de faire le tri dans ma vie en conséquence. Analyser ce qui devait être gardé ou ce qui devait être mis de côté. Se débarrasser de ce qui ne nous élève pas comme pourrait le formuler certains. Je n’avais plus à être victime des circonstances, il existait des choses qui pouvaient être modifiées de mon côté.

Certes j’ai compris que je pouvais devenir le moteur de ma vie, mais j’ai aussi compris l’importance que nous avions de manière individuelle. C’est nous souvent qui décidons où nous mettons notre argent.

Voir les emballages, le plastique, les déchets partout
Une fois que vous vous êtes un peu penché sur le mouvement zéro déchet et que cela résonne en vous, les emballages ainsi que les déchets abandonnés dans l’espace public vous sautent aux yeux. Je ne sais pas comment il est possible que pendant tant d’années tout ce qui traînait au sol ne m’agressait pas visuellement. Je ne trouvais pas Paris propre, ça c’est sûr, mais il y a toute une partie que je ne voyais pas. Les mégots par exemple. Je ne supporte plus de voir les gens les balancer au sol comme si de rien n’était. Certains jettent un rapide coup d’oeil dans leur périmètre immédiat, ne considérant même pas les poubelles à plus de trois mètres d’eux puis abandonnent leur clope au sol. Ca.me.rend.malade. Vous êtes des millions à faire ce geste de manière quotidienne, vous êtes importants à échelle individuelle.

Idem, révolte lorsque je constate que des gens abandonnent leurs déchets en forêt, sur la plage, à l’arrêt de bus, sur le bord d’une fenêtre… Nous, adultes, donnons l’exemple de gamins mal éduqués. Nous devons changer.

Me sentir oppressée dans les hyper ou supermarchés
Je ne pensais pas que ce changement de vie aurait un tel impact concernant ma sensibilité aux lieux de consommation. J’ai toujours détesté aller dans les hypermarchés (comme une majorité des français qui qualifient ce moment de « corvée ») mais ce n’était pas un moment aussi désagréable que ça. Maintenant, j’ai envie que le moment s’arrête le plus vite possible. Je ne m’y sens pas à ma place. Qu’est-ce-que je fous là ?

J’ai toujours eu un intérêt particulier pour le circuit de distribution alimentaire, je ne pourrais pas vous expliquer pourquoi mais déjà pendant mes études de Design c’est vers ces problématiques que je me penchais. Elles m’intriguent. J’ai même fait mon mémoire de fin d’études sur le Commerce de Proximité Alimentaire à Nantes.

Pendant de longues années, j’arrivais à mettre mon cerveau en « off » lorsque j’allais faire un tour là bas. Je n’arrive plus à faire ça. Acheter de la nourriture nécessite une confiance dans la personne/l’endroit où vous l’achetez. Cette confiance est partie.

Idem pour les supérettes car les produits sont les mêmes. Il est vrai que je m’y sens plus à l’aise puisque souvent la personne qui tient l’endroit est présente. On peut mettre un visage humain. Bien sûr, je vois bien l’impact économique des grandes surfaces sur l’emploi, mais si nous pensons à l’échelle d’un éco système, ces mêmes grandes surfaces peuvent aussi sonner le glas des petites villes et étonnement les rendre moins attractives. Elles donnent de l’emploi mais en même temps peuvent finalement devenir un fardeau pour la ville.

Bref, rien n’est complètement noir. Rien n’est complètement blanc.

Je ne fais que survoler des points qui méritent d’être abordés très, très longuement. Si c’est un sujet qui vous intéresse vous trouverez énormément de livres, d’essais ou de thèses sur le sujet. C’est passionnant et abordent des thématiques extrêmement différents. Psychologie, Social, Economique, Urbanisme, Politique..

Galérer pour les picnics
Après m’être emportée sur le point précédent, voici une remarque plus légère. J’ai fait plusieurs picnics cette année, que ce soit pour déjeuner dans le train ou en vadrouille lors de randonnées pédestres. Je n’ai pas encore de beeswrap j’ai donc utilisé du plastique pour les emballer.

Aussi, j’ai eu du mal à anticiper mon besoin, je me suis donc retrouvée à plusieurs reprises à acheter des ingrédients dans une supérette avec des emballages autour (ex. Concombre sous vide, la joie !). Il faudrait que je me fasse une liste d’idées de sandwichs que je pourrais faire de manière zéro déchet (et sans tomate, sans salade car je n’arrive jamais à la finir, sans viande, sans ceci sans cela… bref, je suis compliquée)

Lessive maison qui ne coûte rien du tout
Je suis vraiment heureuse d’avoir commencé à faire ma lessive maison. Au début, j’étais un peu perplexe. J’avais peur que cela me coûte finalement plus cher ou que cela me demande beaucoup de temps pour la préparer. Cela fait plus d’un an que j’ai commencé à l’utiliser et pour l’instant je ne compte pas revenir à l’ancienne lessive.

J’utilise la recette de Lily Fairly mais je rajoute des gouttes d’huile essentielle d’Ylang Ylang. Je sais que certaines personnes ont tellement l’habitude des lessives avec des odeurs fortes qu’elles n’arrivent pas à passer le cap sur le long terme. Elles ne retrouvent pas cette odeur de « propre » (raccourci de l’esprit) et donc ont l’impression que leurs vêtements sont … sales.

Chez mes parents les lessives n’ont jamais eu des odeurs très fortes donc je ne connais pas ce problème. J’avais déjà du savon de Marseille qui attendait d’être utilisé, j’ai uniquement acheté le bicarbonate de soude ainsi que les cristaux de soude. Pour l’instant je suis très, très loin d’avoir fini ces ingrédients. J’en suis à mon deuxième savon de Marseille de l’année dont je fais les copeaux moi même et je vais sûrement devoir racheter de l’huile essentielle dans les mois à venir.

Résultat: 1 an, environ 10€ de dépensés pour la lessive.

Combien de temps je mets ? Je passe environ 20 minutes auprès de ma casserole, et je laisse refroidir quelques temps (25 minutes je dirais).

Avoir des sacs en tissus pour les fruits et légumes, c’est trop bien
Oui. Un détail qui fait une véritable différence chez moi. J’utilise mes sacs en tissu pour les ingrédients que j’achète en vrac mais aussi pour les fruits et légumes. De cette manière, je n’utilise pas les sacs en patates ou les sacs en papier lorsque je fais les courses. C’est vraiment un geste qui ne demande aucun effort, vous pouvez l’adopter dès demain !

A noter: j’étais triste de voir que ceux que j’avais commandé avaient été fabriqués au Bangladesh alors ne faites pas la même que moi 🙂 Vous trouverez pleins de petits comptes instagram vous en proposant faits mains en France. Je n’ai pas testé mais je trouve les sacs Apop trop mignons !

On a le choix de choisir entre Zara, une option slow fashion, de la seconde main voire rien du tout
Comme vous aviez pu le voir dans mon article sur mon budget de fringue, je n’ai pas réussi à atteindre mon but. Ce n’est pas grave car mon résultat est déjà meilleur comparé à ce que c’était avant. Personne ne nous force la main à acheter des vêtements issus de la fast fashion, c’est quelque chose que j’ai mis beaucoup de temps à comprendre. Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours aimé acheter de seconde main surtout pour la décoration, non pas pour le côté écolo mais uniquement pour la joie de partir à la chasse et arriver à mes fins dans le budget que je m’étais fixé.

Après quelques années à m’en éloigner, j’y reviens donc. Mes dernières baskets sont de seconde main ainsi que mes affaires de « ski », ma cafetière à piston, mon pull marin tant attendu, etc. Je dois retrouver la patience qu’implique le processus mais je retrouve aussi la joie de tomber sur pile poil la chose qu’il me fallait.

La semaine dernière, je ne sais pas pourquoi l’idée d’un nouveau pull qui me tiendrait chaud m’a traversé l’esprit. J’en ai même vu en dépôt vente qui correspondait à mon envie et qui était à un prix accessible. Pourtant, la pensée suivante m’est venue en tête « Sibylle, tu n’as pas besoin de pulls, tu en as déjà bien assez. Mets les tiens d’abord avant d’en acheter de nouveaux ». Cette petite voix avait raison.

J’ai certes le choix de là où je mets mon argent, mais j’ai aussi le choix… de ne pas dépenser. Cela aussi est quelque chose qui m’est difficile à comprendre. Tant d’années sans se poser de questions, ça laisse des réflexes. Si je peux payer, pourquoi ne le ferais-je pas ? Damn.

Prendre le temps de cuisiner même si je n’aime pas ça. Mon estomac me remercie.
Je n’aime pas cuisiner. Vraiment pas. D’autant plus que j’adore les plats préparés. Sincèrement. Pendant plusieurs années j’ai mangé tous les midis le même petit plat de chez Picard. La perspective d’être nourrie sans faire d’effort m’emplit de joie. Le problème, c’est que j’ai une digestion difficile et les maux de ventres très fréquents. Depuis que je cuisine mes plats, je n’ai quasiment plus à me plaindre de ces douleurs. Elles sont devenues rares. Je me souviens avoir passé des après midis entiers au travail à avoir envie de rentrer chez moi tellement j’avais mal (mais travailler quand même tel le petit robot que je suis). C’est à priori de l’histoire ancienne.

On peut aussi noter que c’est une bonne chose de savoir d’où viennent chacun de vos ingrédients et surtout de savoir qu’il n’y a rien de rajouté autre que ce qui était nécessaire. (A écouter si cela vous intéresse: l’émission Grand bien vous fasse de France Inter « Comment débusquer les mensonges de l’agro-alimentaire ?« )

Je me mouche avec des mouchoirs en tissu. J’ai une pochette pour les ranger, ne paniquez pas.
Pour certains, les mouchoirs pourraient être un bien petit détail. Ils n’en utilisent presque jamais car ils ont la chance d’avoir les nasaux rarement obstrués. Ce n’est point mon cas. J’ai toujours besoin d’avoir des mouchoirs à disposition et quand j’attrape un rhume c’est souvent très violent, bref, j’utilise beaucoup de mouchoirs. Je suis passée aux mouchoirs en tissu comme lorsque j’étais enfant. Ma mère s’inquiétant de l’aspect hygiénique de la chose (enfin… de manière relative. Elle a quand même vu l’état de ma chambre lorsque j’utilisais des mouchoirs en papier et ce n’était clairement pas hygiénique) je me suis cousu une petite pochette pour pouvoir glisser mes mouchoirs utilisés dedans. Mon nez vit maintenant au paradis. Pourquoi ? Parce que les mouchoirs en papiers étaient beaucoup trop rugueux pour ma pauvre petite peau. Vous vous souvenez des gerçures autour des narines lors d’un gros rhume ? Eh bien, je n’en ai plus car le coton est tout doux.

Mes tenues ressemblent à des uniformes et je m’en fous.
Comme beaucoup de personnes, j’avais l’habitude de mettre qu’une infime partie de mes vêtements. J’ai maintenant accepté que mes tenues soient devenus mes uniformes et que je n’ai pas tout le temps besoin d’avoir de nouvelles pièces. Je répète les tenues et mélange à l’infini car ce n’est pas grave. J’avais l’habitude de me prendre la tête le matin pour m’habille car mes tenues étaient répétitives et peu créatives et travaillant en entreprise avec des personnes de mon âge, je ne pouvais m’empêcher de me dire que les gens devaient me juger. Spoiler alert: on s’en fout.

On se revoit la semaine prochaine pour la deuxième partie de cet article 🙂

A bientôt !

Sibylle