6 mini-habitudes qui changent le quotidien

C’est la rentrée, vous en avez entendu partout, vous ne pouvez pas passer à côté. Même en étant partie en juillet et n’ayant donc pas de « réelle » rentrée, je vois que le rythme change. La douceur qui s’était installée ces deux derniers mois se fait balayer d’un revers de main. Ca y est, les objectifs reviennent reviennent sur le devant de la scène et le monde se met à prendre de la vitesse.

Pour éviter de partir tête baissée dans cette nouvelle énergie, je me suis demandé quelles habitudes j’avais eu ces derniers mois et qui me faisaient du bien alors qu’elles n’ont pas demandé de grands changements dans mon quotidien ? Parfois c’est bien de faire de grands bouleversements mais si vous ne vous sentez pas très à l’aise dans votre en vie ce moment, vous pouvez vous sentir paralysé face à l’idée de faire un grand remue-ménage.

Je comprends que l’on puisse se dire « mais changer des choses infimes dans sa vie n’aura pas d’impact, c’est impossible » mais me concernant, c’est faux. Changer une petite chose dans son quotidien sans difficulté et ressentir rapidement une amélioration nous encourage à continuer de changer, petit à petit.

La chose à laquelle je réfléchis en ce moment est la suivante: en me coupant les cheveux, j’ai découvert à ma grande surprise qu’ils occupaient une place indéniable dans « mon espace mental ». Pourtant, cela était tellement ancré (puisque je n’ai jamais eu les cheveux courts auparavant) que je ne pouvais pas voir à quel point ils étaient présents dans mon quotidien: Ne plus faire rétro planning mental pour savoir quand les laver, quand ma frange va être grasse, anticiper le temps pour les sécher avant de sortir…

En partant de ce constat, je me rends compte qu’il y a sûrement des dizaines de choses qui, de la même manière, prennent beaucoup de place dans ma vie sans que je puisse avoir le recul nécessaire pour le voir.

Dans cet article, je partage avec vous les quelques points sur lesquels j’ai changé mes habitudes et qui une fois accumulé, me rendent plus sereine.

Instagram sur l’ordinateur

Peut-être vous souvenez-vous de l’article que j’avais écrit à propos de mon utilisation du téléphone. Je n’arrivais pas à trouver de point d’équilibre à ce sujet et ce surtout à cause d’Instagram. J’avais même envie de ne plus avoir de « smartphone » à un certain point.

Entre temps, j’ai tout simplement enlevé Instagram du téléphone et je ne le réinstallais qu’au moment de poster des photos. Ce n’était pas franchement pratique pour être tout à fait honnête.

Maintenant, j’en suis arrivée à ce point là: j’ai installé l’application sur mon ordinateur pour ne pas avoir de vilain geste de scroller et recharger par réflexe. Si j’en ressens l’envie le weekend, je m’autorise à le réinstaller mais le dimanche soir je lui dis bye-bye. Avec le temps, je passe de moins en moins de temps dessus grâce à ce changement de plateforme. Il est clairement moins agréable de naviguer dessus sur mon ordi qu’avec le téléphone. J’ai aussi fait un tri relativement impitoyable dans mes abonnements. Cela n’est pas à sous-estimer puisqu’être abonné à moins de compte réduit le débit de nouveautés.

Relire ses livres

Ma manière de lire des livres est la suivante : j’alterne entre boulimie de livres et des périodes creuses. Ces trois derniers mois ont été justement à l’image de cette envie insatiable de lire plus, plus, plus. Malheureusement je ne trouve pas de livres récents dans ma bibliothèque et encore moins sur les sujets qui m’intéressent… Me voilà donc obligée d’en acheter et je ne trouve pas toujours ce que je souhaite dans les librairies de seconde main. Les livres neufs représentent un sacré budget… surtout lorsque vous avez un rythme d’un bouquin tous les deux jours (sans parler que les livres que je cherche sont rarement des formats poches…).

Et là, étrangement, j’ai eu envie de relire 1 livre qui m’avait beaucoup plus l’année dernière… et puis un deuxième… un troisième… J’ai dû relire 5 ou 6 bouquins déjà présents dans ma bibliothèque et ce fut une expérience étonnement agréable. Je comprends que ce qui m’a inspiré la première fois était toujours là. D’autant plus que ces livres sont ceux qui m’ont aidé à remodeler ma vie pour qu’elle colle mieux à mes aspirations.

Ce que j’apprécie aussi est de remarquer qu’à la deuxième lecture, ce ne sont pas toujours les mêmes informations qui restent avec nous. J’ai la sensation qu’en relisant ces livres, je m’en suis encore plus imprégnée et que ces relectures m’ont permis de confirmer une fois encore que je savais quel chemin prendre.

Marcher dès que possible

Ai-je vraiment besoin d’en dire plus ?

Même 15 minutes.

Juste, le faire. Tranquillement. Faire ne serait-ce qu’un tour de paté de maison.

Être seul avec soi même.

Simplifier

Bon, ce point est assez vague car il peut s’appliquer à énormément de choses dans votre vie quotidienne. Simplifier: faire de le tri dans ses activités quotidiennes: qu’est-ce-qui est nécessaire ? Qu’est-ce-que je fais par obligation alors que personne ne me l’a demandé ? Qu’est-ce-que je peux déléguer ? Si je ne devais faire que 3 choses aujourd’hui, qu’est-ce-que c’est ? Qu’-est-ce qui me fait du bien ? Quels sont les sujets qui peuvent attendre ? Y-a-t-il une date butoir ou peut-on tout simplement l’annuler ?

Je vous en parlais dans un post instagram la semaine dernière: en relisant Dominique Loreau, j’en suis venue à enlever un tapis qui cachait la moquette que je trouve si vilaine dans ma chambre. Cela faisait quelques semaines que je me disais « mmh. Il m’emmerde ce tapis à toujours glisser, à s’enrouler autour du pieds de mon lit, à prendre les saletés dans les franges… » mais je n’arrivais pas à l’enlever car c’était plus joli ainsi.

En relisant un passage du livre en question, je me suis dit que j’allais essayer sans. Juste pour voir s’il se passerait quelque chose… ou pas.

Une fois le fameux tapis sous le lit, je ne faisais bien sûr qu’une fixette sur cette étendue maronnasse de moquette. Et puis mon oeil s’est habitué à voir ma chambre plus épurée. Tant pis pour l’esthétique (qui l’eût cru que je dirais ça un jour). Ce tapis disparu enlevait en même temps une source supplémentaire stimulation pour mon cerveau (idem: qui l’eût cru que j’écrirai cette phrase un jour).

J’ai donc découvert la chose suivante: ce tapis faisait de la liste « des parasites mentaux » comme l’étaient mes cheveux. Ca prend de la place dans mon esprit. Pourtant, ce n’est RIEN à l’échelle de la vie. Rien, rien, rien. Je découvre donc que ces petits cailloux, riquiqui, forment finalement des petits dos d’ânes sur la route de notre vie quotidienne. Ils ne sont pas assez grands pour qu’ils nous empêchent réellement d’avancer mais on doit quand même se concentrer dessus. Moins de dos d’ânes, moins d’encombrement « mental ».

Pas de cheveux, pas d’problème.

Pas de tapis, pas d’problème.

Ce petit exemple très précis est à l’image de notre vie : encombrée de mille milliards de petites actions que nous pensons « inoffensives » (on s’entend, elles ne vont pas se mettre à nous attaquer hein) mais qui finalement ont un impact sur notre mental car elles nous alourdissent.

Cela me rappelle lorsque j’avais décidé de passer mon téléphone en « Ne Pas Déranger » de manière permanente et d’enlever toute notification autre que les appels et les messages. Je m’étais rendue compte à quel point ces micros-demandes constantes polluaient mon environnement. Je pouvais enfin passer des heures ininterrompus sur un sujet. Pas de bruit, pas de distraction. Je retrouvais ma capacité de concentration.

Idem en ce qui concerne les informations que j’avais pour habitude de regarder plusieurs fois par jour. Il y a quelques années déjà, j’avais décidé de simplement écouter à la radio le midi et le soir et maintenant j’en suis rendue à uniquement surveiller les gros titres de Le Monde 1 fois par jour (ou 2) et à lire des articles sur lesquels je souhaite de plus amples détails.

Chose incroyable s’il en est : les informations importantes viennent jusqu’à moi malgré tout. Plus besoin de ce flux d’informations quasi permanente (qui ne faisait qu’augmenter mon anxiété et me mettait la tête dans le guidon de l’information plutôt que de me permettre une prise de recul).

Simplifier, c’est donc un principe que vous pouvez adapter à des domaines très divers de votre vie. Chacun ses besoins et ses envies. Faites-vous confiance. Et surtout, même si ça vous semble ridicule (hello j’ai enlevé 1 tapis et je vous en parle), n’ayez pas honte. C’est votre vie, votre expérience.

10 minutes à soi

Je pense que je vous en avais déjà parlé dans un autre article mais en écoutant une émission de radio il y a quelques années, une personne conseillait de s’octroyer 10 minutes de repos sans rien faire. Pas forcément dans l’optique de méditer mais d’avoir simplement 10 minutes de silence (idéalement), de pause, d’immobilité pour soi. Etre assis dans un fauteuil, sur une chaise et simplement être pendant 10 minutes. Pas d’objectif. Pas de but et surtout pas de stimulii externe… Juste se faire un cadeau, de soi à soi, de dix minutes. Une durée faisable pour tout le monde.

En général je le fais quand je prends mon café. Je suis là, la tasse entre les mains et je regarde dans le vide. Je ne fais rien. Je regarde la lumière, mon environnement, le ciel… Je suis passive et observatrice.

10 minutes, c’est tout (mais c’est déjà ça).

Ecrire ses envies

Dernier point, mais pas des moindres.

Si vous êtes comme moi, rêver n’est pas vraiment un problème. J’en ai pleins et je m’amuse à en parler à qui veut l’entendre. J’ai envie de pleins de choses différentes, parfois même contradictoires. En parler à l’oral me fait plaisir, m’euphorise. Par contre, les noter avec intention dans un carnet, m’est beaucoup plus compliqué. J’ai longtemps eu peur de ne pas utiliser les bons termes, d’être trop vague ou trop précise. J’avais la sensation en prenant mon stylo que je faisais un pacte avec moi même. Bref, j’avais du mal à lâcher prise.

Maintenant, c’est toujours une épreuve à laquelle je m’efforce de m’habituer.

Régulièrement, je prends le temps de prendre un stylo, un carnet qui est dédié aux affaires « personnelles » et je me demande « Qu’est-ce-que je souhaite pour les mois à venir ? », « Les années à venir ? », « Si je pouvais avoir + de quelque chose dans ma vie, ce serait quoi ? », « et en moins ? », « De quoi n’ai-je plus besoin ? », « Quelle est la vie à laquelle j’aspire maintenant ? », « Qu’est-ce-que je veux ?« 

Puis je fais une liste.

Sans trop me prendre la tête.

Plus ça va, moins je pèse mes mots, plus je laisse les envies jaillir dans les remettre en question.

Je passe 10 minutes, concentrée sur ma feuille. J’écris, puis je laisse l’exercice germer dans ma tête. Je ne relis quasiment jamais ce qui y est écrit car je pars du principe que les choses importantes feront leur propre chemin jusqu’à mon cerveau. J’ai la sensation que cet exercice m’aide à trouver mon chemin, celui qui me correspond. Si je m’éloigne trop longtemps de ce que je souhaite, je me retrouve à faire seulement ce que j’imagine que les gens veulent de moi.



Bonne rentrée à vous tous,

Prenez soin de vous.

On se revoit vite !

Sibylle

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Se réinventer n’est pas se trahir

Peut-être êtes-vous dans une période où vous vous remettez en question. Peut-être êtes-vous à un moment de votre vie où vous voyez bien qu’il y a quelque chose qui cloche mais vous ressentez une forte inertie à faire quoi que ce soit. Changer est une nécessité pour avancer dans sa vie, pour aller vers ses envies, rêves, objectifs. Pourtant, rien n’est plus dur. On se confronte à cette image qu’on renvoie à l’autre, à ces adjectifs qui nous définissent (enfin… on pensait qu’ils nous définissaient). L’envie de changer peut se faire sentir mais comment passer le cap de l’action ? Après l’envie et la conviction que l’on doit changer, c’est la peur qui prend la place. « Que dirons les autres si je ne fais plus ça ? », « Est-ce que ma famille me reconnaîtra ? », « Qui suis-je si je ne suis plus ce personnage dans le schéma familial/amical ? »

Nous nous mettons tout seul dans des cases. On se convainc que les gens autour de nous souhaitent que nous remplissions tel ou tel rôle. Pourtant, nous pouvons changer si nous nous l’autorisons d’abord. J’ai la chance d’avoir autour de moi des personnes qui se sont toujours ré-adapté à mes changements, sans heurts. Des questionnements, des doutes, de la crainte, bien entendu, mais je suis assez têtue pour savoir quand m’écouter, et quand écouter les autres.

J’ai eu très peur de changer car je pensais que changer d’avis était la preuve de ma stupidité, de mon manque de conviction, alors que c’était tout l’inverse. Rester curieux et avoir envie d’essayer de nouvelles choses, c’est justement la preuve que l’on évolue. Mais ça, il m’a fallu du temps pour l’accepter. On a le droit de changer, et c’est même primordial. Je pensais pourtant que si je m’accrochais à ce que je pensais être, je trahirais mes principes. Or, lorsqu’on pense aux personnes que l’on connaît, celles qui sont le plus énervantes sont justement celles hermétiques à toute possibilité de changement.

Notre identité n’est pas fixe, elle est même plutôt difficile à verbaliser. Quand j’y pense, c’est plutôt une sensation qui me vient à l’esprit. C’est une conviction profonde que « Je Suis » et que cela suffit. Disons qu’au lieu de penser à moi en terme de mots, je pense à moi comme un être sensible, point. Je ressens une forte présence, une connexion à moi-même et qu’il n’y a plus à chercher bien loin (enfin, on s’entend hein, ça dépend des jours).

Les mots viennent sceller un concept sur ce que nous imaginons de nous même. C’est aussi pour ça que j’ai eu une étape où je me suis mentalement débattue avec les termes « Minimalisme, Zéro-déchet, Développement Personnel » lors de l’ouverture du blog. Je me sentais frustrée de devoir me mettre des étiquettes pour mieux être visible. Mais ce n’est pas grave. Ca changera avec le temps, comme tout le reste.

En acceptant les changements qui se sont offerts à moi ces dernières années, j’ai compris que mon identité était polymorphe et qu’il n’y avait aucun mérite à s’accrocher coûte que coûte à l’image que l’on se faisait de soi. On change, c’est tout. C’est normal. Potentiellement c’est le signe qu’on ouvre son horizon. Ne pas changer c’est continuer à avoir les mêmes problèmes. Rien de plus frustrant que de regarder quelqu’un se plaindre continuellement de la même chose sans qu’elle ne change quoi que ce soit, n’est-ce pas ?

Au fond, il faut juste garder notre regard sur notre propre route. Ne pas jalouser le voisin (je suis la première à échouer à cette épreuve mais j’essaye de m’améliorer). Ne pas se comparer, juste s’accepter. Aller de l’avant, essayer de résoudre ses problèmes un par un. S’encourager, se donner des petites tapes dans le dos. Et puis changer, ne plus être la même personne qu’il y a 1 mois ou 1 an. Les choses autour de nous évolueront en fonction de nos changements.

De l’amour sur vous,
On se revoit vite !

Comment je sais que je suis sur le bon chemin ?

Ce matin, je crois que j’ai compris une chose : toutes les choses que je n’arrive pas à nommer dont je vous parle régulièrement depuis plusieurs mois, que je ressens d’une manière pourtant très fortes, quelles soient confortables ou non, sont le signe que les pièces de mon puzzle personnel se mettent enfin ensemble. Elles commencent à former un tout, mais si on ne regarde que chaque pièce, on ne peut pas comprendre ce qu’elles signifient. Elles semblent si petites. Ne contiennent qu’un tout petit morceau de l’image.

Lorsque j’ai commencé ce blog, je me doutais que j’étais au début de quelque chose, potentiellement assez grand (et il l’est déjà à sa manière pour ce qu’il m’a déjà offert). Je savais que ce blog et tout ce qu’il enclencherait mentalement et socialement m’aiderait à prendre le chemin qui me correspond. Ecrire ces articles me permet de verbaliser ces sensations diffuses, de me mettre à la place de l’observateur et d’être constamment dans un questionnement face à ce que je vis. Je ne suis pas plus dans la position de celui qui reçoit ou qui est passif. Je savais qu’en faisant ce mouvement vers mes envies, je prenais donc la place de celui qui fait, qui va de l’avant.

La question que je me suis posée est la suivante: comment je fais pour savoir que je suis sur le bon chemin ? Qu’est-ce qui me fait dire que j’ai fait les bons choix ? Qu’est-ce qui au quotidien me fait penser que la route est celle qu’il me faut ?

L’apaisement

La chose la plus étonnante la suivante: malgré les eaux troubles, malgré les changements permanents, les difficultés, le doute et les défis qui se présentent, je ressens au fond de moi un apaisement. Mes angoisses sont toujours là, parfois trop présentes mais elles ne remettent pas en doute toute ma vie. Je n’ai plus l’impression d’être piégée. A la limite, j’ai peur des vastes possibilités qui s’offrent à moi (comment choisir ?). C’est une sensation profonde qu’une lutte a pris fin à chaque moment où j’ai fait des choix. C’est l’indécision qui me torturait. Je devais prendre des actions mais j’avais peur. Pourtant, accepter « mon sort » ne me convenait pas. C’est la prise de décision qui m’a aidé à mettre fin à cette sensation de « mourir de l’intérieur ».

L’apaisement c’est aussi mon esprit, mon corps, qui savent que je les écoute (du moins, j’essaye). Je prête l’oreille à leurs demandes. Je m’arrête régulièrement pour observer quand je sens qu’il se « passe des trucs ». Ils n’ont pas besoin de déchaîner des tsunamis d’émotions pour que je daigne y prêter attention. J’ai compris que ce que je ressens d’un point de vue émotionnel ou physique est souvent une réponse à quelque chose qui me tracasse. Exemple: j’ai découvert qu’il arrive souvent que les angoisses qui me paralysent dès le réveil soient le signe qu’il y a un sujet où je n’ai pas encore fait face à mes responsabilités, qu’il y a quelque chose que j’essaye de mettre sous le tapis, d’oublier parce que je crains d’y faire face. Ca peut être quelque chose d’aucun con que prendre un rendez-vous chez le gynéco… Quelque chose que je repousse et dont je souhaiterais très fort qu’il disparaisse. Or, on sait tous que c’est n’est pas possible. J’essaye de ne plus prendre ces symptômes comme une entité à part entière qui m’habite: j’ai compris que dans mon cas, c’était un signal et rien de plus.

L’apaisement que je ressens n’est pas un déni de la réalité, où je ne vois que ce que je veux. C’est plutôt une conviction que je peux me faire confiance pour trouver le chemin. Une confiance en mes capacités, en mon esprit critique, en mon instinct pour aller plus loin que l’endroit confiné où me garde la peur. Je fais face au doute, à la désillusion, à la difficulté de ne pas atteindre ses objectifs dans les délais que je m’étais imparti. Pourtant, lorsque je me pose, que je m’écoute longuement, je vois bien que je ne souhaite pas abandonner. Le voyage que je fais me convient.

La joie

Chose étrange (enfin, qui ne devrait pas) j’ai des poussées de joies. Oui, j’utilise le terme « poussée » comme on le dirait pour des boutons. Ce sont des irruptions incontrôlables de bonheur. A quoi ça ressemble ? Pour vous donner un exemple, il m’en est arrivé une ce matin. Je me suis autorisée une petite pause de lecture (pour remplacer la fameuse pause de 11h de mon ancienne vie de salariée). J’ai déplacé ma chaise jusqu’au rebord de la fenêtre où je peux profiter du soleil. La fameuse « poussée de joie » m’est venue au moment où je me suis rendue compte que j’étais là, entrain de lire tranquillement au soleil, sans un bruit autour de moi (à part ceux auxquels nous sommes habitués à Paris). La réalisation de ce moment m’a provoqué une sorte de chaleur dans la poitrine, une joie sincère de pouvoir m’octroyer ce plaisir sans devoir demander à quiconque. Apprécier la douceur de l’instant. Je savais qu’à ce moment là, je faisais les choses de la manière dont elles me faisaient du bien, que j’étais au bon endroit au bon moment. J’étais heureuse de pouvoir me créer un environnement qui était propice au calme et à l’introspection, comme j’en ai tant besoin.

Quels sont les moments qui vous feront ce genre d’effet ? Cela dépend de chacun, bien sûr. Tout le monde n’est pas sensible aux mêmes choses, j’imagine bien.

Parfois, je travaille en legging avec un podcast en fond sonore, et quand je m’en rends compte, je glousse de joie. Je suis bien quoi, alors une joie assez « pure » digne d’une gamine s’empare de moi. Je suis contente, je souris, je rigole toute seule et je continue de travailler le coeur léger.

D’ailleurs, cela ne revêt pas toujours un aspect physique. Parfois la joie est là, tranquille, présente mais elle n’a pas besoin de se montrer par des rires ou des sourires. Un calme précieux m’habite.

Ce particulier dans cette joie, c’est qu’elle n’est pas voulue. Je n’essaye pas de la provoquer, de la faire venir. Elle me tombe dessus, puis repart tranquillement sans faire de vague. Je ne m’arroche pas à elle, j’ai bien conscience qu’elle est d’une nature passagère. Il ne sert à rien d’avoir l’intention de la garder auprès de soi. Je la ressens régulièrement à pleins de petits, tout petits moments, qui semblent si futiles. Pourtant, c’est un indicateur révélateur que je suis pour l’instant sur de bons rails.

Le corps en paix

Les mals de ventre divers et variés sont un peu mes spécialités (en écrivant ces mots, je me rends compte qu’on a vraiment un soucis à ce niveau dans la famille). Que ce soit lié à la digestion, au stress ou aux règles, j’ai toujours eu des problèmes au niveau du ventre. Il y a bien sûr d’autres problèmes récurrents qui viennent d’ajouter comme ces fameuses migraines qui me tombent dessus, et une vie à me balader avec des mouchoirs car je suis toujours un peu enrhumée, quoi qu’il arrive.

C’est à ce sujet que les choses ont sûrement le plus changé depuis que j’ai commencé à me prendre en main. Moi qui avait l’habitude d’avoir toujours mal quelque part et qui avait vraiment accepté cet état de fait, j’ai découvert (sans même le demander !) qu’autre chose était possible.

Mes douleurs ont drastiquement baissé. Elles n’ont pas toutes disparues mais j’ai l’impression d’avoir été gâtée d’un nouveau corps tout neuf. Comment aurais-je pu me rendre compte que ces foutus jeans me faisaient autant mal et empêchaient une bonne digestion ? Comment peut-on éviter ça dans un environnement où venir en legging ferait lever les sourcils (car associé à de la flemmardise ?!) ?

Bien sûr, je ne peux témoigner que de mon expérience, donc elle ne peut pas être généralisée. Néanmoins, je constate que mon corps que je voyais comme quelque chose qui me faisait mal semble lui aussi apaisé. J’ai découvert que je n’avais en réalité pas de problème de digestion, juste un problème à rester à angle droit pendant des heures dans un pantalon qui serre mon bide alors que je viens de manger.

Même si nous ne sommes pas encore complètement réconciliés lui et moi, je suis heureuse de constater une telle harmonie avec mon corps. Je l’ai toujours chéri, lui qui me porte, qui me permet de vivre une vie aussi libre mais j’ai engrangé une sorte de rancune malgré tout, surtout à cause des douleurs de règles qu’il me causait. Un sentiment d’injustice m’a souvent habité « Pourquoi n’ai-je pas des règles moins douloureuses ? Pourquoi les hommes n’ont ils pas à endurer ni cette douleur ni celle de l’enfantement ? ». Enfin, vous voyez le tableau.

Mon corps donc, comme mon mental, semblent apprécier le chemin de manière commune et c’est sûrement à cela que je me dis « C’est la bonne route, le feu est au vert ». Je garde toujours en tête que les situations sont temporaires: si dans un an les choses ne me conviennent plus, je pourrais changer de cap, essayer autre chose. Je n’ai plus cette sensation de pieds et poings liés. Je marche, j’apprends, parfois je gambade gaiement, parfois je perdue, il m’arrive même de revenir sur mes pas mais j’ai toujours cette intuition que je n’ai pas encore tout vu.

Et voilà, ce sont toutes ces petites choses qui m’aident à penser qu’en ce moment je suis là où je dois être. A l’instant, tout va bien. Demain ? Je ne sais pas. Mais aujourd’hui, oh oui.

Couper ses cheveux longs pour une coupe garçonne: EP.1

Il y a encore un mois, j’arborais fièrement une tignasse de cheveux longs, avec une frange qui me suivait depuis bien longtemps. J’ai passé un cap que je n’avais jamais envisagé : j’ai tout coupé. J’ai maintenant les cheveux très courts. Alors que je ne n’avais jamais eu les cheveux au dessus des épaules auparavant ! C’est un changement qui est radical et qui pourtant ne change rien du tout… Cette expérience me fait vivre quelque chose de très étonnant et c’est pour ça que j’avais envie de vous en parler ! Elle me questionne, m’intrigue et je n’arrive même pas à comprendre la profondeur du changement qu’elle provoque.

Pourquoi je me suis coupé les cheveux ?

Un jour, l’idée de me couper les cheveux m’est venue en tête. A partir de là, je n’ai pas réussi à m’en débarrasser. Mon intuition me disait « essaye, il faut que tu saches ce que ça fait ». Tout couper est devenu en quelques semaines une véritable idée fixe. Je sentais que c’était une étape dans mon cheminement. C’était un moment particulier où ma vie semblait trop statique et j’attendais un « message » de mon intuition me disant quelle était la prochaine étape à suivre. Ma réaction lorsque j’ai pensé à tout couper était tellement forte que je ne pouvais pas la laisser dormir dans un coin de ma tête. Il fallait que je ressente ce que ça fait de laisser derrière soi des années de cheveux. Avoir une nouvelle tête à offrir au monde. Je ressentais le besoin de découvrir quelle serait ma réaction face à un tel changement. J’y pensais constamment. Est-ce que je le vivrais difficilement ? Est-ce que je regretterais ? Est-ce que je me sentirais légère ? Est-ce que ce serait facile à vivre ? Il fallait que je sache. Est-ce que j’étais vraiment prête ?

J’en parlais autour de moi à qui voulait bien l’entendre. Mon premier élan fut de partir du principe que j’allais couper moi même avec une tondeuse. Étrangement, je n’avais pas plus peur que ça et je me disais qu’il fallait simplement qu’on m’aide pour faire la partie arrière. La réaction de mon entourage étant unanime « Ne le fais pas toi même », j’ai accepté de me plier à la sagesse collective pour finalement les faire couper par quelqu’un.

Chose étrange: c’est au moment où j’ai décidé que j’irai chez le coiffeur que le doute est apparu. Le faire moi même comporte un risque que j’arrive à anticiper. Oui, je me doute que ça ne sera pas joli joli dès le début. J’en ai conscience. Par contre, confier cette tâche à une tierse personne et donc lui donner la responsabilité de ma coupe rendait la prise de risque plus grande dans ma tête car je n’allais pas contrôler cette partie.

Alors qu’initialement je comptais juste assouvir mon désir de raser la tête, j’étais soudain face à ce que je déteste : devoir exprimer mes envies clairement à autrui. Je déteste errer mille ans sur Pinterest pour trouver les 2 seules coupes qui ne me débectent pas, je déteste observer chaque détail pour réussir à définir ce que j’aime ou ce que je n’aime pas. J’ai passé un temps fou à chercher des photos pour donner une direction claire à ma demande. Et surtout ça a commencé à me faire encore plus peur : il y avait tellement de coupes que je détestais au cours de mes recherches que je commençais à me demander si je n’allais pas me retrouver avec l’une d’elle sur la tête.

Alors que j’avais sereinement décidé de me couper les cheveux, les moments de préparation n’ont pas été agréables. J’allais devoir déléguer, donner le contrôle de cette expérience et je n’appréciais pas cette perspective.

Finalement, j’ai saturé. Je suis arrivée au point du « fuck it, je voulais juste tout couper, moi ! » et j’ai seulement gardé quelques photos qui me semblaient cohérentes. (NB: Ce point sans retour du « fuck it » est vraiment un outils précieux dans ma vie, je suis heureuse d’en être naturellement dotée, je devrais lui consacrer un article d’ailleurs)

Les cheveux et la féminité

C’est un point central dans cette expérience. Mes cheveux, avec le recul, ont toujours eu une double utilité : exprimer ma féminité tout autant que celle de la cacher. J’utilisais ce code social accepté de tous qu’avec les cheveux longs j’étais de sexe féminin, mais ces mêmes cheveux me permettaient aussi de me sentir en sécurité derrière eux. Ils cachaient ma poitrine, ils étaient un rempart face au monde extérieur. Mes longs cheveux me donnaient l’impression d’être moins visible, protégée, à l’abris des regards de ces vieux bonhommes qui m’ont emmerdé tout au long de ma vie dans l’espace public. Ma frange, elle, cachait ce front et plus largement cette peau acnéique qui en gardera toujours les traces.

Pour simplifier, je dirais que ces cheveux me permettaient d’envoyer au monde « là, ça va, vous comprenez bien que je suis une fille là ? Vous allez pas m’emmerder comme ça ? » tout en me donnant accès à des manières de dissimuler cette féminité qui m’a toujours malheureusement donné le sentiment d’être vulnérable.

Si comme moi, vous avez une longue histoire conflictuelle avec votre féminité (ou ce qu’il en reste), vous vous reconnaîtrez sûrement dans cette ambivalence. Répondre juste assez aux codes sociaux pour passer sous le radar, tout en se protégeant des attaques possibles. Ne pas se faire voir, ne pas se faire remarquer. Eviter les ennuis. (spoiler: ça ne marche pas)

Je sais bien que je n’étais pas seule à ne pas réussir à marcher sereinement dans la rue avec une queue de cheval. Cette peur viscérale de me faire empoigner par ces cheveux qui quelques secondes avant virevoltaient, innocemment. Étonnement, les chignons ne me provoquaient pas la même peur, alors enfin je pouvais gagner quelques degrés en fraîcheur et en praticité.

Il y aurait bien trop de choses à dire sur mes peurs (fondées ou non), ma condition de femme, et mes cheveux.

J’aimerai néanmoins aborder encore un point : en discutant avec ma mère, j’ai remarqué un changement entre les générations. Lorsqu’elle était dans sa vingtaine voire même avant, ce n’était pas un événement qu’une fille se fasse une coupe garçonne. Cet acte ne semblait pas revêtir la même symbolique que ce j’ai pu constater aujourd’hui. Dans la mesure où elle habitait Paris, j’imagine que ce n’était pas pareil dans la reste de la France, mais en tout cas, dans son milieu, se couper les cheveux courts était assez habituel.

Pourtant, en discutant avec mon propre entourage, j’ai découvert une crainte qui m’a étonnée. « Ohlala, mais t’es sûre… vraiment sûre ? », « Tu n’as pas peur ? », « Tu as vraiment du courage, je n’aurai jamais osé ! », « Tu as eu de la chance que ça t’aille, car ça ne va pas à tout le monde, et sûrement pas à moi »…

Or, vous voyez bien que cela n’est à priori pas logique. Je suis bien heureuse de vivre dans la société actuelle et non pas celle dans laquelle ma mère a grandi. Sur certains points nous faisons des avancées incroyables. Naturellement, à chaud, j’aurai dit que forcément nous avions aussi avancé à propos de nos cheveux. On peut les teindre, on peut en faire ce qu’on veut. Sur le principe. Rien ne nous empêche… à part nous même (dans mon milieu ndlr).

Est-ce que le cheveux est devenu encore plus symbolique qu’il l’était auparavant ?

Je ne m’attendais pas à découvrir autant de peur chez mes soeurs (je n’ai pas d’autres idées de mots. Paires ?). Pourquoi avons-nous si peur d’explorer ? Pourquoi arrive-t-on à encourager les autres dans leurs singularité mais pas à nous l’autoriser nous même ?

Nous avançons sur tant de choses. Où est ma révolution capillaire ?

Pour finir, je répondrais à la question que tout le monde me pose: et mon mec dans l’histoire ?

Peu de surprise à ce niveau, il adorait mes cheveux longs. Plus ils l’étaient, plus il les aimait. Quand je lui ai parlé de mon envie de couper (enfin, que je l’ai littéralement bassiné pendant des semaines), sa réaction fut la suivante : « j’aime tes cheveux longs, mais si t’as envie de couper, coupe. ». A noter: c’est finalement la seule réponse qui aurait pu convenir dans mon cas. Il me fait part de sa préférence mais m’encourage à suivre mon envie.

Vous savez ce qui me rend dingue ? C’est que j’ai eu peur qu’il ne m’aime plus à cause de mes cheveux courts. Qu’il me repousserait, qu’il me dirait « c’est fini » à cause de putain de cheveux, DE POILS sur ma tête.

Donc oui, nous en sommes encore là, mes amis. Une fille qui a peur d’être rejetée pour son apparence physique. Au moins, j’ai su débusquer la pensée et l’exposer à la lumière et c’est grâce à cette réalisation que je peux la mettre à mal.

Il va bien falloir conclure ce premier article ! J’espère que ce petit voyage au fin fond de mes doutes, de mes peurs, de mes réflexions vous auront parlé, interrogé. Bien sûr, je ne fais part que de ma vision biaisée des choses (comme nous le sommes tous à notre manière), donc n’hésitez pas à venir enrichir le propos avec vos propres expériences et pistes de réflexion !

Conseils pour commencer à méditer sereinement

Aaaaah, méditer. Cette activité si mystérieuse dont vous entendez parler absolument partout. Vous vous demandez si vous n’allez pas essayer, à force d’entendre parler des bénéfices à la radio, sur instagram, sur les blogs…

Le problème c’est que dans la méditation, vous allez vous confronter à quelque chose qui n’est pas habituel dans notre quotidien: il n’y a pas de mauvaise manière de faire. Il n’y a pas de résultat à atteindre. Il n’y a aucune manière de mesurer si vous êtes « dans la norme » voire « doué » car, à mon sens, c’est absurde d’utiliser ces notions dans le cadre de la méditation (tout comme pour le yoga. Oui. Je vous jure).

Aujourd’hui, j’aimerai partager avec vous des conseils que je donne parfois à mes amis qui débutent leur pratique. J’ai envie de démystifier le processus pour que vous puissiez tester cet outil sans vous mettre une pression injustifiée. Vous n’êtes pas là pour résoudre un problème, pour vous forcer à vous plier à une nouvelle injonction « du cool ». Non, méditer c’est simplement faire une pause. Un moment en dehors du quotidien où vous êtes seul avec vous même. Tranquillement. Une vraie pause où votre cerveau va pouvoir commencer à décrocher pour se reposer. Et surtout, n’oubliez pas : vous ne pouvez pas réussir ou rater.

Rien à payer

Vous faire du bien sans dépenser un centime, c’est pas mal non ?

Vous n’avez pas à payer une application ou un atelier pour commencer à méditer. Simplement mettre un minuteur de 10 minutes sur votre téléphone tout en restant assis dans le silence, à l’écoute de votre respiration naturelle, c’est être dans une pratique de pleine conscience. C’est une activité qui ne demande rien à part la volonté de s’arrêter dans sa course effrénée. Elle peut se pratiquer n’importe où (soyons honnête: je me suis déjà éclipsée aux toilettes pour méditer 5 minutes) et aucun matériel n’est nécessaire car même le minuteur est, au fond, accessoire.

Je comprends tout à fait que méditer dans le silence puisse être déstabilisant si l’on a jamais médité (ou si on aime être guidé). La magie de l’internet nous permet d’avoir accès à des vidéos sur Youtube pour que vous puissiez essayer différentes méditations et la plupart des applications vous en offrent même des disponibles gratuitement. Vous n’avez donc pas à vous engager dans quoi que ce soit pour tester !

« You think, you loose »

La méditation n’est pas un challenge youtube où vous perdez si vous n’arrivez pas à stopper vos pensées. Il est normal que des pensées viennent vous titiller, hey, on est humains, non ? Si mes souvenirs sont bons, une métaphore qui est utilisée sur l’application Headspace est la suivante : imaginons nos pensées comme une route avec beaucoup de traffic. Chaque voiture représente une pensée. Vous pouvez décider entre deux choses: 1/ de la laisser passer devant vous ou 2/ vous pouvez décider de monter dedans. Lorsque vous méditez et qu’une pensée se présente, il faut essayer de laisser la pensée passer sans rebondir dessus. Une pensée qui se présente en appelle une autre qui en appelle une autre, et cela à l’infini. L’idée est donc de ne pas continuer la chaîne. Vous « voyez » la pensée, mais vous la laissez mourir car vous ne l’enrichissez pas d’une autre pensée ensuite. Parfois vous y arriverez, parfois vous monterez dans la voiture. Ca arrive, c’est normal, c’est pas grave. L’essentiel c’est d’essayer.

Votre rythme est le bon

Vous lirez partout que le mieux c’est de méditer régulièrement, voire quotidiennement. Bien sûr ! J’avais même lu que pour le cerveau il est plus bénéfique de pratiquer 10 minutes par jour tous les jours plutôt qu’une heure par semaine (ndlr: mes souvenirs sont approximatifs). En gros, on recommande une pratique ancrée dans une routine quotidienne. C’est comme le sport: c’est mieux de marcher tous les jours 10 kms mais nous n’y arrivons pas tous.

Je peux parler d’un point de vue personnel: vous savez peut être déjà que j’ai du mal à m’imposer un rythme strict dans ma sphère personnelle. J’adapte constamment mes activités avec mes humeurs et mon niveau d’énergie. Mes activités sont aussi cycliques que mon corps. Je sais que c’est mon rythme et vous avez pu remarquer que je refuse de m’imposer de la pression productiviste dans ma vie personnelle (dont la méditation fait partie donc).

Est-ce que je médite tous les jours ? Je n’en sais rien car je n’ai pas de rituel lié à la méditation. Un moment de calme dans une journée ? Méditation. J’ai du mal à dormir ? Je médite. J’ai un moment de stress avant un RDV ? Méditation express dans le métro. Période d’angoisse en vue (ou installée) ? Je sors les gros moyens avec des méditations de 45 minutes. Je ne tracke pas, je ne peux donc pas comparer. Résultat: je ne peux pas culpabiliser… ou me féliciter.

La méditation est un outil que j’utilise quand j’en ressens le besoin ou l’envie. A force, cela devient un réflexe. Je n’aime pas l’idée de me mettre la pression pour en faire ou non. Mes journées sont à l’image de la vie: une structure relativement fixe pourtant aucune n’est identique, et je l’accepte. C’est plus fluide, cela correspond à mon caractère.

Alors si vous êtes du genre à en faire tous les jours 10 minutes et non pas à en faire une heure de 45 minutes, c’est génial ! Si vous êtes justement le profil qui préfère enfiler 2 heures de méditation le weekend mais qui n’arrive pas à en faire en semaine, c’est génial aussi ! Et si vous en faites 5 minutes par ci par là, c’est tout aussi génial.

Faisons simple: vous en faites à votre rythme ? C’est génial. Ca évoluera avec le temps. Soyez patients avec vous même.

N’oublions pas: on est pas là pour prouver quoi que ce soit à l’Autre, on est là pour soi.

Différentes méditations

Il existe différents types de méditation donc si vous ne trouvez pas ce qu’il vous faut lors de vos premiers essais, peut-être devriez essayer d’autres manières.

J’apprécie particulièrement être face au silence et écouter ma respiration, mais dans les périodes de fortes angoisses les techniques de visualisation me sont d’une grande aide. On peut aussi atteindre un état méditatif dans d’autres pratiques comme lors d’un cours de yoga grâce aux postures ou aux chants de mantras. Il m’est aussi arrivé d’assister à des méditations utilisant du son (comme des gongs), ou encore des méditations où nous commencions avec de la marche où nous devions aller le plus lentement possible.

Je ne connais pas assez les différentes techniques pour vous en parler en détail. Les miennes (simples) me suffisent, je n’ai donc pas cherché plus loin. Si vous commencez, les applications comme Calm, Petit Bambou, et Headspace me semblent excellentes.

Je ne vais pas vous cacher que pour moi la méditation est un exercice de lâcher prise. C’est pour ça que j’aime l’idée de mettre un minuteur et d’attendre dans le silence. Je n’attends rien de particulier. L’exercice se suffit en soi, et je n’attends pas de lui qu’il me transforme. Les effets se font certes sentir (apaisement, bien être) mais je ne sais même pas si je suis là pour le bénéfice. Je pense qu’à force, je le fais pour être présente à moi même, pour me créer du temps en dehors des stimulis innombrables de notre vie connectée. C’est un moment où on est simplement présent, ce qui est rare et me semble précieux.

Parfois on réussit, parfois pas

Ce n’est pas parce que dans une méditation vous allez « finalement » réussir à atteindre un stade sans pensée parasite que cela veut dire que vous avez atteint un stade qui vous garantit que vous ne retournerez pas à la case départ après. C’est pour cela que je ne vois pas la méditation comme « un début/une fin » ou encore avec un objectif à atteindre. J’ai cette sensation que l’exercice en lui même est la finalité de l’acte. Cela est-il dans la tradition ? Je n’en sais rien. Je ne connais pas les méthodes, je ne connais pas les textes, je connais à peine la philosophie derrière.

Alors, pourquoi j’en parle si je suis aussi illégitime ? Parce que je suis convaincue qu’il n’y a pas besoin de tout cela pour s’y essayer et avoir une expérience forte. Pas besoin d’objet, pas besoin d’appli, pas besoin de connaissance « secrète », pas besoin de règle.

Restez seuls avec vous même pendant 1h, dans le silence, à écouter votre respiration en laissant l’expérience glisser sur vous, vous verrez bien que vous aurez vécu quelque chose qui est aussi juste et valable que votre voisin.

Dans le doute, revenez à votre respiration

L’ultime conseil, celui sur lequel nous allons nous quitter: dans le doute, écoutez votre souffle. Les pensées afflues et vous vous rendez compte que vous vous êtes laissé embarquer par l’une d’elles ? Eh bien c’est top car vous avez pris conscience que vous vous êtiez détourné de votre exercice ! Vous commencez à prendre la place de l’observateur !

Une fois cette réalisation passée, vous pouvez vous recentrer en vous concentrant sur votre inspiration puis expiration. Se concentrer là dessus permet de reprendre le contrôle et d’éviter de se laisser divaguer.

Voilà, j’ai déjà beaucoup écris, j’espère que vous trouverez des choses qui font échos en vous. Si cela vous fait penser à votre propre expérience ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les écrire en commentaire ! Je serais contente d’avoir votre retour sur cette pratique de plus en plus répandue 🙂

On se voit vite ?

Sibylle

L’importance du silence

Un pause nécessaire

Cela fait maintenant plusieurs semaines que je n’ai pas écris de nouvel article, entre temps j’ai pris la décision d’arrêter la Lettre du Weekend et je ne poste pratiquement pas sur le compte instagram. Est-ce la fin d’A la Roze ? Est-ce que cela signifie que j’abandonne le projet ? Je ne peux pas prédire l’avenir, mais ce n’est pas mon impression.

Je suis donc silencieuse depuis quelques temps.

J’ai pris peur en voyant que j’avais besoin d’espace, car nous savons tous que les projets qui durent dans le temps prennent l’ampleur qu’ils méritent, le font uniquement grâce à la persévérance voire l’abnégation de son créateur.

Alors, je me suis demandé pourquoi je n’arrivais pas à écrire ces temps-ci et pourquoi communiquer à propos de la période que je suis en train de vivre m’est si difficile.

Je n’ai pas grand chose à cacher, et s’il vous est arrivé de lire certains de mes articles les plus personnels, vous savez que je pars du principe qu’il est important de partager avec vous les aspects les moins agréables de mon cheminement dans l’espoir qu’un jour, quelqu’un, s’autorise à ressentir ce qu’il vit sans avoir honte. Mon silence n’est donc pas dû à un souhait de garder pour moi une période compliquée, loin de là.

Je répète souvent qu’il est important de s’écouter, de ne pas penser à ce que les autres pourraient dire. Lorsque j’ai ressenti mon blocage dans l’écriture des articles et des newsletters, j’ai donc appliqué mon principe: je me suis écoutée.

Tant pis si google aurait préféré que je continue à poster toutes les semaines dimanche à 8h, tant pis si les gens m’oublient sur Instagram. Tant pis. C’est pas bien grave.

J’ai vu les signaux m’indiquant un problème, j’ai écouté ce qu’ils avaient à me dire, j’ai donc pris des décisions en conséquence. Je me suis accordé ce silence.


Le silence autour de nous

Franchement, vous ne trouvez pas que nous sommes constamment entouré de bruit, de distractions, d’obligations ? Des choses qui occupent constamment notre esprit, et nous donne la sensation d’être dans un tunnel avec un tapis roulant sur lequel on doit continuer de marcher voire courir si on souhaite atteindre la sortie du tunnel. Or, ce silence, cette pause, c’est ce qui (me) permet de comprendre qu’en réalité, je ne suis pas obligée de courir sur le tapis. Je peux même me laisser emporter, sans panique, enfin, quand j’y arrive. Je peux aussi parfois m’en extirper pour le regarder de l’extérieur.

Au fur et à mesure de ces temps de pauses, on réalise surtout que ce n’est pas un tunnel sombre dans lequel on se trouve. C’est comme si enfin, après tant d’années, on prenait une lampe torche et on faisait « Wowwww mais attendez, y’a des trucs sur les murs ! ». Il y a des choses à voir, et puis au fond, arriver à la sortie du tunnel, je suis pas sûre d’avoir envie que ça arrive très vite, haha.

Le silence est rare.

Nous sommes constamment sollicité par notre travail, notre environnement, notre entourage mais aussi nos besoins physiques et matériels.


Ma période de silence

J’aimerai beaucoup partager avec vous ce que je vis en ce moment, mais j’ai un problème: je n’y arrive pas. Ces derniers mois, je ressens des changements mais pour la plupart, je n’arrive même pas à m’en rendre compte. J’ai cette impression de métamorphose, de changement de peau, de ré-alignement dont il semble à peine que je sois le pilote…

Les séances chez ma psychologue furent intenses, prenantes, déstabilisantes. C’est délicat de décrire ce processus car je ne peux que le deviner. C’est comme si je l’apercevais du coin de l’oeil sans vraiment le voir dans sa globalité, mais je vais malgré tout essayer. Il y a une chose qui arrive régulièrement: lorsque je parle avec elle de certains problèmes, il arrive que lesdits problèmes se résolvent d’eux mêmes par la suite. Pourtant, aucune solution ne semble avoir été formulée, aucun plan d’action mis en place. C’est comme si faire surgir le problème à la conscience me permettait de m’en prémunir. L’image qui me vient en tête est la suivante: c’est comme si je me baladais dans mon inconscient que l’on peut imaginer comme un très long couloir avec des portes menant à différentes pièces. Je discute, je lui montre chaque pièce, on échange à ce propos. Quand le hasard m’amène à revenir dans cette pièce plus tard, je ne me prends plus les pieds dans le tapis, je ne me cogne plus dans le coin de la table, ma manche ne se prend plus dans la poignée de porte… C’est comme si on avait arrangé la pièce pour moi en mon absence. C’est une sensation pour le peu étonnante, croyez moi.

J’en suis là: je ressens qu’il y a des changements en profondeur, des questions lourdes et difficiles qui commencent à remonter à la surface sans que je les vos encore émerger. C’est pour ça que j’ai besoin de silence. La tempête fait rage au large des côtes, et je reste planté là à me demander s’il va pleuvoir demain.

Il me faudra sûrement plusieurs mois, voire plusieurs années pour réellement comprendre ce qui se passe en ce moment, car sans recul, difficile d’analyser.


Et pour vous ?

Je ne doute pas qu’il y a des moments où le silence vous appelle aussi. Bien sûr, il faut tendre l’oreille, être à l’écoute des petits signaux qui vous disent que vous faites des choses qui ne sont pas nécessaires et qui vous pèsent. Ce que l’on oublie parfois, c’est que notre vie est ponctuée d’un milliard de minuscules choses. Il y a des choses de notre quotidien sur lesquelles nous n’avons pas de prise, mais je peux vous assurer qu’il y en a beaucoup sur lesquelles vous pouvez agir si vous prenez le temps d’y réfléchir.

Cela n’a pas été simple de me dire que j’arrêtais la Lettre du Weekend. J’aime aller au bout des choses et au début j’ai cru que c’était un échec, un abandon. Après plusieurs semaines voire mois à y penser, j’ai compris que j’en avais tout simplement fait le tour, que les choses avaient besoin de changement.

Tous les jours, nous nous engageons envers nous même. Nous faisons des choix qui nous paraissent être bénéfiques sur le long terme, mais pour cela nous savons qu’il faut y mettre du sien longtemps. Apprendre l’engagement, et surtout envers soi, c’est primordial, mais l’extrême est de s’enfermer dans ses objectifs sans les remettre à jour. Bien sûr, on peut se tromper mais changer le tir ce n’est pas revenir sur son engagement, c’est l’entériner encore plus profondément. C’est faire preuve d’humilité et se demander comment on peut changer pour le mieux en fonction du contexte qui est le notre.

Je ne sais pas si mon article fera écho en vous.

Je vous souhaite en tout cas un peu de silence pour vous aider à écouter cette petite voix qu’on a tant de mal à écouter (ou devrais-je dire que j’ai du mal à écouter) que l’on pourrait appeler instinct ou intuition.

Bon dimanche à vous ❤

2019, l’année de la libération

C’était la promesse que je m’étais faite en janvier dernier. Je ne savais pas exactement ce que j’entendais par « libération » mais c’est le mot qui s’était imposé à moi, alors je l’avais accepté comme tel.

Aujourd’hui, ce n’est pas un article de conseil. Ce blog est là pour témoigner de mon évolution dans ce grand chamboulement que je vis depuis plus d’un an. J’avais besoin d’écrire, de me débarrasser de mes sentiments.

Here we go.

La frustration d’être lente

Lâcher prise est un sujet difficile pour moi: comment lâcher prise sans avoir la sensation d’être irresponsable ? Comment ne pas mettre tout son être dans chaque action pour éviter que ça dérape ? Or, si les choses doivent déraper, elles déraperont quoi qu’il arrive.

Durant toute ma vie, une chose revient régulièrement, et c’est sûrement quelque chose qui m’embête le plus : je mets plus de temps que les autres à faire les choses et cela depuis toujours. Je ne parle pas de productivité, et de vitesse d’exécution, je parle de réussir à atteindre des palier symboliques de la vie.

Pétrie de peur, j’ai besoin de comprendre les tenants et les aboutissants pour me lancer et quand je ne ressens pas cette maîtrise, j’avance à un rythme particulièrement lent pour m’assurer de ne pas chuter.

Quel que soit le sujet, les personnes qui m’entourent avancent plus vite et je suis très très loin derrière marchant avec précaution.

Cette particularité a des avantages, bien sûr puisque j’apprends des erreurs des autres, ce qui n’est pas négligeable mais parfois, la frustration prend le dessus. En ce moment, c’est le cas. J’aimerai être différente, réussir à foncer tête baissée dans la mêlée et apprendre sur le moment, en ressortir plus forte.

Que garder, que jeter ?

Cette année, à l’image de l’année précédente me semble incroyablement importante. J’en apprends plus sur moi que toutes ces dernières années assemblées. Ce qu’il faut comprendre c’est que la découverte de soi n’est pas une partie de plaisir. C’est être constamment inconfortable car la remise en question est permanente. Ca pique de voir ses défauts, ça pique de regarder là où on en a pas envie. C’est difficile.

L’année de la libération, sonne pour moi comme une émancipation et une page qui se tourne. Dire adieu à certains comportements, dire adieu à certains doutes, certains à priori et surtout à certains mécanismes de défense désuets.

J’en suis rendue à une étape difficile. Une étape où je doute. Je n’arrive pas à entendre mon instinct, je n’arrive pas à savoir ce que je dois faire. Ma créativité m’est d’une grande aide dans ce genre de moment mais elle m’apporte aussi des milliards d’idées de contournements qui, au fond, ne m’aident pas.

Si je devais utiliser une image, ce serait comme si nous étions tous composé de pleins de cailloux avec des formes différentes. Chaque cailloux est un élément qui fait de nous la personne que nous sommes maintenant. La plupart du temps, on avance comme on peut avec tous ces cailloux mais il arrive un moment dans notre vie où on a envie de faire le ménage. On a plus ni l’envie ni la force de trimbaler avec nous tous ces cailloux. Le problème est le même que pour les participants dans l’émission de Marie Kondo: comment savoir si je dois lui dire au revoir ? Ce cailloux a été utile, a été un réconfort, un phare dans la nuit.

Qui suis-je sans ces éléments pour me définir ?

Vous vous retrouvez face à un grand panneau avec écris « JE NE SAIS PAS ».

C’est pour cette raison que c’est si inconfortable de faire sa propre rencontre et de prendre la décision de faire le ménage dans sa vie. On se sent impuissant face à cette indécision. Si vous avez déjà été chez le psy, j’imagine que ce « Je ne sais pas » épuisant résonne en vous.


Aller là où je le souhaite

Je vais vous parler de ce qui m’habite depuis des années. J’ai toujours honte de ne pas avoir encore réussi à accomplir cet objectif.

Cela fait des années que je préviens mes amis que je souhaite quitter Paris dès que j’en aurai la possibilité. Il y a plusieurs années, j’avais postulé à des emplois à Bordeaux dans l’espoir de pouvoir me rapprocher d’une région qui m’est chère. Cela me semblait on ne peut plus classique: j’allais trouver un travail qui me permettrait de trouver un logement sans trop d’encombre. Cela ne s’est malheureusement pas fait.

J’ai toujours espoir de déménager mais n’ayant jamais été dans le système classique du logement, je n’ai pas aucune quittance de loyer à montrer, et maintenant je n’ai même plus de CDI pour rassurer d’autant plus que mon activité est à son tout début. Je me sens dans une impasse à ce propos, la peur de ne jamais réussir à atteindre mon but premier. Qu’importe le nombre de visualisation que je fais, je n’y arrive pas.

Bien sûr que je n’y arrive pas : je ne fais rien pour.

Je pars perdante: je ne remplis aucune case pour trouver un logement, et mon activité ne gagne pas encore assez pour m’assurer des revenus acceptables alors j’attends que l’activité grandisse, ce qui me semble être la chose la plus logique vue la situation.

Parfois je me demande: est-ce le bon moyen ?

Milieu de l’année a sonné

Je crois toujours a tort que Septembre est le milieu de l’année. C’est juin qui m’indique j’ai déjà consommé la majorité de l’année. J’espère être à la hauteur de la deuxième partie de l’année, à pouvoir me surpasser en laissant de côté les peurs qui me freinent.

Je ne sais pas où je lisais ça, mais quelqu’un disait « Quand je ressens de la jalousie ou l’impression de ne pas être Assez, je me demande si j’échangerais ma vie contre la sienne » et si la réponse est Non, il savait qu’il était sur le bon chemin.

De mon côté, c’est pareil. Est-ce que j’échangerais ma vie contre celle de quelqu’un d’autre à l’instant T ? Non. J’ai la chance de pouvoir lancer mon activité sereinement, sans avoir de couteau sous la gorge grâce à mes économies, l’Etat et ma famille. Je rencontre des personnes incroyables grâce à mes projets de freelance, et je ne savais même pas qu’il était possible d’entretenir des relations aussi épanouissantes avec des clients. Je me sens utile et j’ai trouvé une véritable place de partenaire à leurs côtés.



Pour conclure, je me souhaite pour ces 6 prochains mois de garder le cap. De continuer encore et encore à cultiver cette patience qui me fait défaut. D’arroser toutes les graines que je plante régulièrement. Ne pas baisser les bras. Garder en tête mon objectif premier, celui de trouver un équilibre entre épanouissement personnel et professionnel. Rester positive et continuer à count my blessings. Faire de nouvelles choses même si celles que j’ai faites avant n’ont pas encore payées. Parfois le temps doit aussi faire son travail. Bref, aller de l’avant sans baisser les bras.

[Témoignage] Reprendre confiance en soi après une ré-orientation

Aujourd’hui, pour notre article du dimanche, nous allons inaugurer une nouvelle catégorie, celle du « Témoignage ». Je souhaitais créer une plateforme, un espace d’expression, où vous pourriez partager avec les autres lecteurs vos expériences. Je vous laisse découvrir ce premier témoignage avec JB, qui nous raconte comment il a vécu les difficultés qu’il a rencontré au cours de son parcours d’études supérieures.

Si vous souhaitez me faire part de votre histoire, parler d’une expérience qui vous a fait du bien, ou vous permis de vous rendre compte de votre propre force, n’hésitez pas ! Vous pouvez bien sûr garder votre anonymat si vous le souhaitez. Envoyez tout simplement votre témoignage à sibylle.roze@gmail.com

Prêt pour cette première lecture ?


Hello Sibylle, et bonjour tout le monde. Tout d’abord je tiens à remercier Sibylle pour me donner l’opportunité de parler de mon parcours, et en particulier comment j’ai vécu les passages plus difficiles et comment j’ai surmonté tout ça.

Je vais commencer par le début si vous le voulez bien. 🙂 Quand j’étais gamin, j’avais pas mal de facilité à l’école, en particulier au début du collège où j’avais des bons résultats sans vraiment avoir à forcer. Naturellement, quand tu n’as pas besoin de forcer à l’école, personne ne s’inquiète pour toi, tout roule, et tu n’apprend pas non plus à… apprendre ! Résultats : Quand je suis arrivé au lycée, ca a été une grosse claque. Mes résultats dégringolaient et je savais pas vraiment quoi faire de plus. Je vous passe les moments de déprime, de repli sur soi et d’addiction aux jeux-vidéos qui ont suivi, c’est un peu baddant haha. Ce dont je veux vraiment parler, ce sont les moments d’introspection que cette situation a provoqué.

A l’époque, j’aimais le dessin, l’anglais, et c’est tout. Comme j’avais fait une formation « scientifique » j’ai voulu m’orienté vers des études en lien avec ce domaine. L’architecture me semblait être une bonne option. Je n’avais pas vraiment de passion pour ce domaine, je n’avais pas ce « feu sacré » que certaines personnes ont pour leur métier (en particulier créatif). Alors tout bêtement je ne me suis pas posé de question, je me suis dit « pourquoi pas ? ». C’est en en discutant avec ma prof d’arts platisques de l’époque que j’ai decouvert le design, une discipline que je ne connaissais pas du tout. Je me souviens avec amusement de sa réaction lorsque je lui ai annoncé que je pensais faire une école d’architecture : « Toi ? Architecture ? Alors là mais non ! Pas du tout ! Tu devrais jeter un oeil à l’Ecole de Design de Nantes. »

Quelques mois plus tard je rejoignais les rangs de l’EDNA après avoir réussi le concours d’entrée.
Ce qui est bien quand on y connait rien dans un domaine dans lequel on se retrouve plongé dès le début, c’est qu’on a pas trop le choix que d’apprendre très, très vite, et pour ca je ne regrette pas du tout d’avoir choisi cette école. A une époque où je n’avais pas vraiment confiance dans mes capacités en dessin ou en conception d’idée, cette école m’a donné les bases pour « apprendre à penser » comme un designer. J’entends par là apprendre la méthode Design, la maîtrise des outils, etc. Tout ça boost la confiance en toi et c’est vraiment parfait pour avoir une base solide de connaissance.

Les difficultés ont commencé à apparaître vers ma 3e année.

Un peu comme un miroir, j’ai eu l’impression de revivre les mêmes difficultés que j’ai eu lorsque j’étais au lycée. J’étais de moins en moins sûr de ce que je voulais faire de ma vie. Les compétences qu’ont m’avait autrefois apprises en design semblaient maintenant m’étouffer et me restreindre.

J’étais de moins en moins assidu en cours. Bref j’étais un peu paûmé, et la déprime refaisait surface. Mes résultats étaient pourris et je n’avais plus la motivation de continuer.

S’en est suivi un renvoi, un long stage dans une start-up (très formateur, mais peu épanouissant) et beaucoup de doutes, tout ça en l’espace d’un an. J’ai ensuite réussi à rejoindre les rangs d’une seconde école, l’Ecole de Communication de Nantes mais cette fois non pas en graphisme mais en publicité. Ce qui rend ce moment particulier, outre la ré-orientation qu’elle a amené, c’est que j’ai dû rejoindre l’Ecole en 3e année, et non en 4e année (l’année ou j’ai quitté mon école précédent).

Cette sensation d’avoir « rétropédalé » et de perdre 3 ans de mes études à travers ces changements de cursus, je l’ai longtemps vécu comme un échec. Ça peut paraître un peu con, avec le recul, parce que j’ai eu la chance de faire de belles études avec le soutien de ma famille et de mes proches (merci Papa, merci Maman pour les sous <3), mais c’est pourtant vrai. Pendant que mes potes finissaient leurs études, je me retrouvais sur le carreau, sans diplôme. Pendant que ces mêmes potes rejoignaient leurs premiers jobs, je revenais sur les bancs de l’école… avec 3 ans à rattraper.

J’aime bien dire que je me compare jamais aux autres, que je déteste ça, que c’est pour les fragiles… Mais c’est pourtant un truc que je fais de manière involontaire, et ca m’énerve beaucoup ! On le fait tous à un moment ou à un autre. Mais ca peut être très dévalorisant. Ca sappe un peu l’estime qu’on a de soi, d’autant qu’on vit à une époque où c’est difficile de ne pas savoir ce qui se passe dans la vie des autres. Bref, fin de l’histoire : j’ai serré les dents, j’ai fini mes études, j’ai rencontré des gens formidables et je me suis fait un sacré paquet de potes.

Dans l’absolu, je pense que c’est un problème qu’on est très nombreux à affronter. C’est facile de regarder son objectif, de le comparer à celui des autres et de se dire « j’y arriverai jamais, j’suis pas comme les autres qui sont balèzes et moi j’suis une merde. » On perd notre objectivité et on s’imagine qu’on est tous fait pareil, qu’on a tous vécu la même chose, qu’on a tous les mêmes chances, et que si tu te vautres c’est 100% TA FAUTE. C’est pas vrai. C’est des conneries.
D’une certaine manière je pense qu’on nous conditionne un peu à ça. A se comparer aux autres, et à s’imaginer qu’il n’existe qu’une seule voie, et que si on s’en éloigne on va se retrouver seul au monde, face à vents et marrées. Dans le domaine artistique, personne n’a le même cursus. J’irai même jusqu’à dire que les gens qui ont des parcours atypiques et « risqués » font partie des gens les plus intéressants que j’ai pu rencontrer et travailler avec. Si vous deviez retenir un seul message de ce petit temoignage, ce serait ca : Inspirez-vous des meilleurs, cotoyer des gens qui vous tirent vers le haut, mais ne vous comparez pas à eux ni à d’autres. Ne cherchez pas à devenir la copie de quelqu’un d’autre.

Parmi la liste des trucs qui m’ont redonné confiance en mes capacités, je peux citer en vrac : la rencontre de créatifs plus talentueux que moi qui m’ont redonné l’envie d’être curieux et l’envie d’apprendre, les défis qu’ont su m’imposer mes profs sentant mon potentiel et ma capacité à les relever, mon maître de stage qui me dit « j’aime bien bosser avec toi, t’as pas le niveau d’un stagiaire de base. » ou encore ma directrice, après ma remise de diplôme, m’annoncer le sourire aux lèvres « Tu n’es pas là par hasard. » Moi qui suit victime du célèbre « syndrome de l’imposteur », c’est rassurant, ça fait chaud au coeur. 🙂

-JB

Humeurs: accepter ses cycles

Pour ceux qui sont inscrits à la Lettre du Weekend, cet article va sûrement vous rappeler des choses. Je vous ai récemment parlé d’une observation que je me suis faite à force d’aller chez le psy avec un air morose régulièrement. N’y allant que deux fois par mois (donc toutes les deux semaines), je me suis rendue compte que cette sensation revenait inlassablement, comme une vieille musique. J’avais l’impression de faire des boucles, de toujours revenir au même point.

C’est à partir de cette observation que j’ai commencé à comprendre, ou en tout cas à envisager l’impact de différents cycles se superposants dans mon quotidien.

Quels cycles ?

Le plus classique est bien sûr celui des règles, qui invariablement me provoque une énorme fatigue et me donne cette sensation de « Mais où vais-je ? Que fais-je ? Quel est donc le sens de la vie ? » . Une fois passé, une énergie indescriptible me propulse vers de nouveaux projets. Et ainsi de suite.

En parlant de cycles, je parle de manière toute aussi évidente celui des saisons. Je sais que nous sommes beaucoup sensibles à la météo, aucune surprise que ce sujet prenne autant de place dans nos conversations. Lorsque le temps se couvre, c’est comme si un lourd manteau de nuages qui embrumerait mes propres pensées. S’il fait gris, je le suis aussi. Le soleil revient et je retrouve ma bonne humeur. Les nuages s’éloignent, et soudain je me sens légère.

Dans mon cas, je ressens aussi des cycles d’ordres mentaux (je ne trouve pas de meilleur terme, si vous en avez, je prends). Il me semble que chacun a les siens, en fonction de son histoire et que ces vieux démons refont surfaces régulièrement sans vraiment pouvoir expliquer leurs venues. La sensation « que c’est toujours la même histoire ». Dans mon cas, nous pourrions penser à l’anxiété: elle s’en va, je m’habitue à cette nouvelle vie loin du souffle court, du ventre retourné, des douleurs intercostales et soudain, je sens que le vent se lève, que la marée monte. L’anxiété arrive et parfois sans avoir de cause identifiable. C’est pareil dans notre relation avec les autres: des cycles qui se répètent que ce soit dans nos amitiés, dans nos amours ou notre famille.

Notre société entière se base sur la notion de cycles, ce retour perpétuel, donc nous pourrions aussi penser aux différents cycles basés sur notre calendrier comme nos anniversaires, la rentrée de septembre, le nouvel an, et toutes ces dates qui reviennent encore et toujours. Ces dates peuvent être chargées d’émotions et nous savons qu’en les approchant, notre humeur va sûrement entrer dans une zone de turbulence.

Accepter son impuissance

Ne pas comprendre ses humeurs et se sentir impuissant face à cela, ce n’est pas agréable du tout. Il y a des jours où on subit ses propres humeurs ! La veille nous étions heureux comme un gardon et soudain, nous avons le regard terne !

Le point qui m’est le plus difficile est donc celui-ci: accepter que je n’ai pas le contrôle sur tout, pas même sur mes humeurs. J’aurai beau me mettre dans les meilleures conditions, il y a des jours où malheureusement je serais d’une humeur maussade à cause de je ne sais quoi. Je continue à me battre pour accepter mes humeurs et ne pas les prendre trop à coeur.

Par exemple, si je ressens que mon humeur est en berne, j’aurai tendance à le voir comme un problème et à vouloir modifier cela pour retrouver une bonne humeur, ce qui est tout à fait logique en soit. Or, si le problème n’est pas mon ressort direct, je me bats comme des moulins à vent. Je perds mon temps, mon énergie. Il n’est pas possible d’être constamment heureux. Je répète, il n’est pas possible d’être constamment heureux. Etre OK, j’imagine que ça l’est, mais HEUREUX, permettez moi d’en douter.

En ce moment, la réflexion est plutôt la suivante: tout d’abord remarquer mon émotion, me demander s’il y a une raison particulière et donc voir si j’ai une marge de manœuvre, dans le cas où il me semble n’y en avoir aucune je pars du principe que cela peut être: soit mes hormones qui travaillent, soit c’est mon pauvre corps d’humain en manque de rayons du soleil, soit tout simplement quelque chose qui se passe dans mon inconscient et dont je n’ai pas encore reçu le rapport.

Quand l’angoisse arrive, une tendance est de paniquer car nous savons ce qui nous attend. Maintenant, ces périodes se font plus calmes grâce à cette image des vagues que j’utilise désormais en cas d’urgence. Elles vont, elles viennent, je n’y peux rien. Cette vague d’angoisse s’en ira comme la précédente, sans même dire au revoir. Aussi, il arrive qu’il y ait des tempêtes en bord de mer, ou parfois des vagues particulièrement grosses. Or, lorsque c’est la nature, je n’essaye pas de les analyser, de savoir d’où elles viennent, je les accepte et j’attends. J’évite, au fond, de m’en faire une montagne. Il n’y a que comme ça (sur moi), qu’elles perdent de la puissance. C’est une prise de recul. J’accepte de ne pas tout contrôler, ni même de tout comprendre et honnêtement c’est difficile.

Quand il y a l’un, il y a l’autre

Un autre sujet, lié aux cycles, qui me travaille en ce moment est la notion de « double face d’une même pièce ». Cela s’applique aux cycles dans le sens où j’ai remarqué à plusieurs reprises que pour chaque chose, il y a souvent son pendant négatif ou positif qui traîne derrière. C’est aussi ce qui rend notre monde non pas blanc/noir mais très souvent gris.

Pour mieux vous l’expliquer, voici comment je le ressens dans mon quotidien: lors de ces vagues de tristesses liées à mon cycle de règles, je sais pertinemment que malgré l’inconfort, il me permet toujours de remettre à jour les priorités et que je repartirais l’esprit clair. Idem, lorsque l’angoisse pointe le bout de son nez, je sais que je vais passer un mauvais quart d’heure et pourtant je sais maintenant qu’elle n’est qu’un signal me montrant du doigt un sujet qui a besoin d’être traité en urgence. C’est inconfortable, mais lorsque je l’écoute patiemment et attentivement, je comprends quelle action je dois faire.

Ces cycles on les retrouve partout, même dans la structure nos livres, des aventures dont nous nous abreuvons au quotidien. Le squelette est toujours le même, et pourtant, on les dévore. Dans ma « nouvelle vie » si on peut dire, je pense souvent aux contes ou autres romans d’apprentissages pour me rappeler qu’il n’y a pas de victoire s’il n’y a pas de combat. Je grandis grâce aux obstacles que je passe. Ce n’est pas supposé être confortable, ce n’est pas supposé être évident. Parfois il y a des pièges, parfois on se fait avoir mais on apprend et on en ressort grandit.

Ne pas atteindre ses objectifs: comment vivre la déception

C’est un sujet que j’évoque régulièrement dans La lettre du Weekend: je me mets régulièrement des objectifs chiffrés sur divers sujets mais je ne les atteint pas toujours. Pour être honnête, je ne les atteint même plutôt que rarement. Lorsque je les définis, je mets un peu au pif là où j’aimerais être à tel moment. Ces objectifs sont-ils réalistes ? Je n’en sais rien, et je découvre avec le temps que je mets potentiellement la barre trop haut, trop vite. Je suis donc confrontée à cette situation: cette peur qui nous fait frémir, je nomme l’échec.

Bon. L’échec est un mot qui est trop dramatique pour coller à ma situation mais c’est le sentiment qui peut poindre lorsque nous n’arrivons pas là où nous l’aurions souhaité. Il m’arrive de me remettre complètement en question en me demandant si je fais les choses mal, si finalement je n’ai tout simplement pas les capacités, et toutes les phrases traditionnelles dans ce genre de moment. Vous connaissez l’histoire !

Or, je pense que là réside un élément fondamental : on peut décider de baisser les bras ou on peut décider de remonter ses manches et redonner un coup de boost pour s’améliorer.

Et… Rebelote, on atteint toujours pas l’objectif et la frustration grandit. Idem, est-ce- que je baisse les bras ? Est-ce que je mets en place de nouvelles méthodes ?

La force mentale rentre en jeu. Le terme « être challengé » prend tout son sens. Bien sûr, il faut savoir lâcher prise lorsqu’on est dans une impasse depuis longtemps et qu’on ne voulait pas le voir. Néanmoins, sans ces obstacles, ces déceptions, ces remises en question: comment pourrais-je grandir ?

Alors voilà, aujourd’hui, un article pour me rappeler et vous rappeler ce que l’on peut faire lorsqu’on atteint pas nos objectifs et que l’on se retrouve bien maussade face à cela.

En parler avec quelqu’un de confiance

La première personne à qui j’en parle, c’est mon copain. Tous les mois c’est la même histoire, j’arrive la patte traînante, l’œil humide « je n’ai pas encore atteint mon objectif 😦 » et je lui fais part de toutes les choses qui m’ont déçues ce mois-ci. En général, cela tourne autour de pistes pour lesquelles j’avais un enthousiasme débordant et que ne se sont pas concrétisées. C’est pourtant le jeu, mais à chaque fois je le vis comme si c’était la première déception. « J’aurai tellement aimé ! ». C’est la vie, ma pauvre Lucette. Parfois on gagne, parfois non.

Mon copain a toute ma confiance et a le recul nécessaire pour voir tous mes efforts ainsi que me rappeler tout ce que je mets en place en parallèle. Il a les mots justes pour me remonter le moral dans ces moments de doute. Grâce à sa présence, je reprends confiance.

Dans le jeu pour lequel j’ai signé, il faut savoir se relever, encore et encore.

Si vous vous trouvez dans cette situation, je vous encourage à trouver quelqu’un auprès duquel vous n’avez pas honte d’avouer votre « échec » ou tout du moins votre déception. Quelqu’un dont vous savez la sincérité, la bienveillance et qui saura vous dire les mots qu’il faut.

Nous avons envie que les gens voient nos réussites mais moins nos faiblesses, c’est normal, donc certaines personnes peuvent avoir tendance à tout garder pour elles. De mon côté, il me semble plus sain d’extérioriser mon ressenti. Dans le cas contraire, j’aurai la sensation de pourrir de l’intérieur. Besoin d’une bonne purge régulière.

Voir le chemin accompli

Voir le positif, on y revient encore ! En écrivant ces lignes, je me demande si au lieu de m’acharner sur mon objectif non atteint en fin de mois, si je ne devrais pas prendre le temps de noter tous les signes positifs que j’ai pu observer ainsi que toutes les choses mises en place pendant le mois écoulé.

La tendance (humaine ?) est de voir là où ça a cloché. Cela nous permet bien entendu de prendre note et donc de nous améliorer mais cela peut avoir comme effet de gommer toutes les choses qui envoient un bon signal.

Il y a pleins de sujets qui me rendent fière. Pourquoi ne sont-ce pas ceux-là qui me viennent en tête ? Parce que c’est difficile de se satisfaire de quelque chose, quand une autre chose, qui nous semble d’autant plus importante, n’est pas accompli. Pour m’expliciter, la réflexion qui me viendrait en tête serait la suivante « Ah. Bah, bravo. Tu te contentes de ça ? Fais gaffe à pas devenir une flemmarde. »

Je pense que nous pouvons facilement admettre que cette pensée n’est pas le terreau d’un avancement serein vers ses objectifs. Alors, peut-être, devrais-je apprendre à admettre le négatif mais dans le même temps admettre le positif, sans que l’un vienne polluer l’autre.

Se questionner régulièrement

Courir après un objectif et oublier de se questionner régulièrement, c’est se mettre à l’avant de la triste situation où on se rend compte une fois le trésor atteint, que finalement… on s’en fout.

La remise en question me semble pouvoir être de plusieurs ordres: d’abord se demander si nous sommes toujours en accord avec notre aspiration de départ. Est-ce qu’on a toujours envie d’y arriver ? Est-ce que cela a encore du sens ? Et dans le second temps, une fois que la réponse à ce questionnement est positive, nous pouvons nous demander s’il n’y a pas d’autres méthodes que nous n’avons pas testé qui peuvent nous aider à atteindre ledit objectif. Que peut-on mettre en place de différent ? Rien ne dit que notre nouvelle tentative sera couronnée de succès, mais au moins, nous aurons appris en chemin.

Est-ce que vous aussi vous avez été mis face à ce challenge ? Ne pas réussir à atteindre votre objectif dans le temps que vous vous étiez fixé initialement ? Qu’avez-vous fait pour y arriver ? ou comment avez-vous su que c’était le moment d’arrêter dans cette voie ?

J’espère que ces mots trouveront écho en vous, et que cela pourra d’une manière ou d’une autre vous aider à mettre un peu de baume au coeur face à cette frustration.